ACYL / Aftermath

acyl

ACYL est un groupe algérien de métal. Moi qui adore parcourir le monde musical pour faire des découvertes de ce style, je suis ravi. Leur deuxième album : Aftermath est un condensé de musique algérienne, berbère et de métal. Âmes sensibles s’abstenir, c’est du gros son.

Je ne m’attendais pas à ce que le mélange musique maghrébine traditionnelle et métal donne quelque chose ; et bien je me trompais. Cela donne ACYL (qui veut dire véritable en arabe). Ils chantent principalement en anglais, ce qui caractérise une volonté de s’exporter hors des frontières algériennes pour dispenser la bonne parole métal.

Pour commencer Numidia et son intro aux instruments traditionnels m’a assez fait penser à Sepultura, autre groupe brésilien cette fois ci, qui met en avant ces origines ethniques pour faire la différence musicale.

Amine, le chanteur a clairement une puissance vocale énorme. Son timbre très guttural met tout de suite une énergie énorme dans le morceau. La guitare et la double pédale de batterie finit d’imposer un rythme très rapide. Par petites touches ici et là, les instruments traditionnels interviennent, avant un solo de guitare sublime tout en fluidité et virtuosité. J’adore tout particulièrement les chœurs derrière Amine lors du refrain qui balancent sévère.

Gibraltar commence lui aussi avec une guitare et une percussion traditionnelle berbère. Une batterie vient reprendre la main, la guitare suivant et pour finir une basse et une voix digne d’un groupe de death métal. J’aime moins ce morceau, un peu trop bourrin pour moi. La mélodie est pourtant très technique et très bonne. Le calme sur le deuxième couplet crée une véritable césure avec la tempête métal précédente, et finit de me faire décrocher du morceau.

Finga et ces chants algériens me plaît beaucoup, le refrain aussi est bien envoyé, très métal pur. Le riff de guitare envoie grave, mais le couplet et principalement le chant me gène un peu. Je trouve qu’il n’est pas forcément en phase sur les deux premiers couplets.

Son Of Muhieddine commence avec une intro basse/voix très enivrante. Les instruments traditionnels et la batterie créent un univers entre le modernisme et le traditionnel. On est pas sur un morceau rock, ni un morceau berbère : c’est entre les deux. A mi morceau, on bascule clairement côté métal avec toujours cette guitare saturée sèche et puissante.

Les cordes berbères se prêtent tout particulièrement à un morceau métal, toujours dans cette veine Sepultura. Et ce morceau confirme que Reda, le guitariste est un monstre à la guitare.

J’aime beaucoup l’intro à la basse de Tin Hinan avec les violons. On se croirait en plein Sahara, une tempête de sable s’apprêtant à nous fouetter le visage et nous ensevelir.

Le batteur est lui aussi un grand technicien, s’adaptant aux changements de rythme au sein d’un même morceau.

Conclusion :

Un bon album, très technique et très cohérent. Le mélange musique berbère/algérienne et métal donne quelque chose de très intéressant. Les musiciens sont tous très bons et les mélodies sont superbes.

Petit bémol : comme Sépultura ou encore Soulfly, j’aurai tendance à mettre un peu moins de musique traditionnelle, ou plus mélangé dans le morceau comme par exemple sur Numidia. Car on a tendance à se perdre un peu parfois entre les deux, et quelques fois, le mélange ne prend pas (comme Finga).

Un deuxième album qui confirme  la qualité d’ACYL mais j’attends le troisième album avec impatience pour voir s’ils arriveront à créer une véritable entité musicale maghrébine/métal.

Deezer : http://www.deezer.com/album/13266563?utm_source=deezer&utm_content=album-13266563&utm_term=7126184_1470589712&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/23VDqGZBZwUKvpaO03O0lq

Facebook : https://www.facebook.com/AcylOfficial/?fref=ts

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