Architects / Holy Hell

Après la mort de Tom Searle, le guitariste fondateur, on pensait ne plus revoir Architects, le groupe de métalcore anglais.  C’est un renouveau, après deux ans d’absence que nous offre le groupe avec Holy Hell, un album deuil d’Architects pour lui mais aussi pour son public.

En 2004, Tom Searle forme avec son frère Dan, batteur, le groupe. A la mort de Tom Searle, c’est Tom Middleton qui officiait à la guitare rythmique depuis 2012 et sur les tournées qui reprend le flambeau des parties solistes.

Holy Hell est un condensé d’émotion : colère, tristesse, mélancolie, espoir aussi. Tout y est.
Le tout sur un métal puissant, énergique avec toujours ce son de basse clinquant et claquant et ces riffs techniques comme il faut.

Le premier morceau reflète bien le contenu de l’album : Death Is Not Defeat. Rappelons que Tom Searle est mort des suites d’un cancer qu’il a combattu pendant 3 ans.
Le morceau est un petit bijou de rage et d’espoir avec des parties alternant calme et rage. Les violons apportent cette petite touche mélodique au morceau.

Je retiens surtout Holy Hell où le rythme s’emballe après que les deux voix calmes et growls et soient emmêlées. On perçoit là encore la colère du groupe face à l’adversité. Elle est sincère et puissante, le morceau est sombre, très triste, joué très bas.

En revanche Modern Misery sous cette rage revêt des airs d’espoir par l’intervention de la guitare soliste très aérienne par moment.
Plus de tristesse, place à la résilience, à la reconstruction.

Quant on écoute The Seventh Circle, il leur faudra du temps. Le septième cercle fait référence à la Divine Comédie et au septième cercle de l’enfer où sont punis violents. Et la violence du morceau, la spontanéité aussi représente bien le titre. C’est une vraie effusion de colère, de violence de la part du chanteur et des musiciens qui filtre à travers leurs instruments.

S’ensuit Doomsday et une mélancolie explosive qui assure à la fois la continuité de The Seventh Circle et fait contraste.

L’album se termine sur le superbe et très triste A Wasted Hymn. C’est aussi le morceau le plus doux de l’album mais mon coup de coeur par l’énergie contenue, comprimée dans cette musique. La mélodie est magnifique et presque magnétique. On se retrouve attiré, on sent sous-jacent l’émotion des musiciens.

Conclusion :

C’est sans doute difficile à entendre pour Architects mais c’est peut être un de leur meilleur album. La sincérité de leurs propos ajouté à la rage, la tristesse de leurs musique fait d’Holy Hell un album incontournable.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/77024522

Spotify : https://open.spotify.com/album/3gh9LlHXtUEPkqsWj60Qy7?si=Zk8vSlrxSeC1v2lRQX5R0A

Facebook : https://www.facebook.com/architectsuk/

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