Becca Stevens / Regina

Becca Stevens est une jeune chanteuse de jazz américaine. Elle a déjà collaboré avec de nombreux artistes dont Jose James ou Alan Hampton avant de lancer sa carrière solo. Son deuxième album solo, Regina, mélange pop et jazz avec sa voix entre Bjork et Tori Amos.

Elle dit de cet album : « mon groupe reste très présent et va tourner avec moi mais le processus de création s’est fait seul et c’est une expérience très agréable ».

Jusqu’à maintenant elle écrivait avec le groupe et cette fois, elle décide de créer son univers, de mettre sa personnalité dans les morceaux, d’où un environnement très doux, apaisant entre la pop et le jazz.

Venus par exemple, avec en invité Laura Mvula (chanteuse de soul anglaise), est un très beau voyage dans son univers. Venus étant la déesse de la beauté sortant des eaux, elle utilise cette imagerie pour parler de sa féminité et de sa force de caractère.

Sa voix, mélangée à celle de Laura Mvula donne une puissance vocale et entêtante. Le morceau est très pop, n’utilisant pourtant aucun procédé électronique supplémentaire que ceux des instruments traditionnels.

Lean On et sa guitare acoustique et son phrasé très jazzy (syncopé et très fluide) continue de mettre en avant cette voix si chaleureuse et sensuelle. La voix de Becca survole littéralement la musique tellement elle est belle.

La rythmique à la batterie et à la basse rappelle le flamenco, les claquements en arrière plan au deux tiers du morceau confirmant cette impression.

45 Bucks m’a un peu fait penser à Genesis dans sa période année 70 (très jazz) sur le refrain. Les couplets avec la contrebasse électrique très imposante et sa voix posée, assurée, sont superbes. C’est un de mes morceaux préférés, entre les couplets froids et terre à terre et les refrains plus aériens, solaires et pour finir les choeurs. Ce morceau est sublime.

Queen Mab fait référence au monologue de Mercutio dans Romeo et Juliette, qu’elle reprend d’ailleurs. Le morceau est magnifique, notamment avec la musicalité du texte original (écrit en prose mais devant être récité par mercutio en pentamètre iambique, soit 5 pieds avec une intonnation spécifique). Le morceau utilise des sonorités très proches du hip-hop.

Mercury m’a aussi beaucoup plu pour son esprit rock 70’s. Les instruments se font un peu plus modernes avec notamment la guitare électrique, les mélodies plus simples aussi. Le morceau amorce une pêche et une énergie très proche des groupes de rock et de la pop du début des années 80 (sur le refrain). On se retrouve avec une espèce d’insouciance.

As finit l’album en douceur et chaleur. Le duo voix/corde est superbe. Surtout que le duo se continue en trio avec l’arrivée d’une troisième voix : Jacob Collier (chanteur anglais de 22ans mais avec une maturité dans la voix impressionnante). Sur ce morceau d’ailleurs, on entre aussi bien dans l’univers du jeune chanteur que dans celui de Becca Stevens. Les deux voix se marrient à merveille. Une vraie bonne surprise avec un clin d’oeil à Georges Michael sublimissime à mi morceau. Les poils se sont dressés sur mes bras.

Mon morceau coup de coeur.

Conclusion :

Un album tout en douceur et bonté. L’ensemble est très entêtant, chaleureux et intéressant, entre autre le mélange instruments et rythmiques jazz et mélodies pop.

Quelques morceaux ne m’ont pas touchés, tant par leur longueur où les mélodies un peu trop complexes comme Both Still Here où la guitare donne l’impression d’être en fausse note parfois ou encore Harbour Hawk dont la mélodie m’a paru un peu pompeuse.

En revanche des morceaux comme Mercury, très énergique ou encore Queen Mab et sa référence shakespearienne m’ont beaucoup touché par leur esprit et leur créativité.

Quant à As, c’est LE morceau de l’album. Une perle.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/15019143

Spotify : https://open.spotify.com/album/1wfcewOdGGm8oqJL9E0Yap

Facebook : https://www.facebook.com/BeccaStevensBand/?fref=ts

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