Björk / Utopia

Après un Vulnicura magnifique mais très triste mettant en scène sa rupture avec le père de sa fille, Björk revient avec un nouvel album Utopia qui va à l’inverse du précédent. La chanteuse que l’on ne présente plus se renouvelle grâce aux petits plaisirs de la vie et surtout grâce à l’amour.

La pochette a été conçue en collaboration avec M/M, Jesse Kanda et James Merry, et reflète la direction artistique de l’album : optimisme, légèreté, utopie.
Björk a écrit, produit et enregistré l’album entre Reykjavik et New-York, travaillant en étroite collaboration avec Arca et dirigeant un orchestre de treize flûtes qui l’accompagnera en tournée en 2018.

Arisen My Senses (ressuscité mes sens) montre bien la légèreté retrouvée, l’optimisme de la chanteuse. Les notes sont légères, juste posées et la harpe et les arrangements apportent un côté nature au morceau.
Je m’explique : on entend des oiseaux, de l’eau qui coule sur le pont et j’imagine très bien la chanteuse au milieu d’une forêt islandaise pour enregistrer.
En contraste, on a le beat de percussion et synthé très ancré et puissant pour montrer la force de caractère de l’artiste.
C’est mon coup de coeur.

Je retrouve le contraste entre sonorités légères rappelant la nature et les sonorités électro plus denses et fortes à travers quasiment tout l’album.

Même un morceau comme Blissing Me qui pourrait faire croire à un morceau plus triste et colérique est en fait une chanson d’amour avec la musique comme entremetteur. On garde la légèreté et les notes virevoltantes autour de Björk.

Et ce morceau ouvre la porte à The Gate, véritable ôde à l’amour retrouvé, à l’envie de l’artiste d’être enfin heureuse.
Les sonorités rappellent là encore la forêt, avec une voix lente et douce de Björk.
La force de Björk se trouve dans ce genre de morceaux à la mélodie inexistante avec uniquement des arrangements qui appuient sa voix. La mélodie, c’est elle, la musique, c’est elle ; c’est Björk.

Feature Creatures est le morceau le plus bizarre (je n’ai pas d’autres mots). La chanson parle d’un être aimé avec un accent très prononcé et donc Björk décide de rouler les “r” par moment ou de prendre un accent sur certaines phrases. C’est assez déroutant. C’est aussi le morceau le plus épuré. Sur la grande majorité du morceau, seuls des instruments à vents (hautbois et flûtes) interviennent en arrière plan ou pour le final.

Elle réutilise d’ailleurs cet accent sur d’autres morceaux comme Losss. Clairement la chanteuse met en avant sa ou ses nouvelles relations amoureuses et les utilisent pour sublimer ces morceaux par un aspect très positif, joyeux même dans ces compositions.

Conclusion :

Un album un peu déroutant. Comme à chaque fois, une écoute ne suffit pas pour aimer ou détester Björk. L’essentiel est dans le détail chez Björk. Dans le cas d’Utopia, le travail avec Arca et l’orchestre est juste magnifique et comme toujours la voix de Björk nous entraîne dans son univers.
Mais sur cet album, l’univers est plus épuré, moins dense, plus léger et cette naturalité qui transparaît est nouveau chez elle.
Elle arrive à se renouveler avec brio. Pour ma part, j’aime beaucoup. Ce n’est pas mon album préféré de Björk mais il trône en bonne place.
C’est un album qui, comme les autres, peut d’écouter morceau par morceau comme dans une continuité puisque construit comme un gigantesque opéra parlant d’elle.
Magique.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/52035742

Spotify : https://open.spotify.com/album/0LcLPN3pPMWxXt4YSXZvSj?si=5sivuU65Qi2tx09lM0ziJg

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