Catfish / Dohyô

catfish

Catfish est un duo français envoyant un pop/rock blues à l’anglaise. Pas facile d’appréhender ces deux musiciens qui jouent de tous les instruments dans cet album, leur deuxième : Dohyô.

Pour la petite histoire, Dohyô est le cercle où les sumos s’affrontent. On comprend mieux leur album en comprenant le titre : une brutalité teintée de codes bien précis et une cohésion qui crée un tout très harmonique (c’est pas clair mais vous comprendrez mieux après). Ils expriment un tout dans cet album : la voix et l’instrument, la douceur et la brutalité, le rock crade et le blues sage.

De même, malgré la multiplicité des instruments dans l’album, il n’y a bien que Damien Felix et Amandine Guinchard pour tout jouer.

Parenthèse terminée, l’album maintenant.

J’ai été à la fois fasciné et rebuté par la première écoute. Entre vintage blues ou rock (quelques fois les deux en même temps) et voix féminine atypique (je ne saurais décrire que par rocailleux alors que ce n’est pas tout à fait exact), l’album ne se range dans aucune case.

Landsmarks par exemple est une chanson très pop/rock avec un riff rock très simple, entêtant et efficace. La voix qui de prime abord n’est pas très belle devient très vite harmonieuse, notamment sur le refrain (avec les choeurs qui donnent une cohésion vocale très sympa). On finit même avec un petit solo de guitare agrémenté d’une saturation bien déguellasse mais c’est bon et tout à fait en accord avec le morceau pêchu et positif.

Rebirth est quant à lui un pur morceau rock vintage (entendez années 70). La mélodie est entraînante, très simple là aussi mais très belle. Le refrain rentre dans la tête et n’en ressort pas. C’est un morceau plein de pêche et d’optimisme, d’où mon petit coup de coeur.

Puis je tombe sur Tree et là je pense immédiatement à un film de Quentin Tarantino. C’est un morceau à prédominance blues avec une guitare légèrement saturée, une voix chaude et langoureuse, des notes lentes et traînantes. En l’écoutant, je vois (dans ma tête évidemment) Kill Bill, Pulp Fiction ou encore les 12 Salopards. C’est un morceau typique de ce genre de films : un morceau old school avec là aussi un solo au son bien cradingue à la limite même de la fausse note qui fait très 60-70’s. J’adore pour tous les souvenirs que ce morceau ravive.

J’ai un second coup de coeur pour No Reason. Il balance un rythme très rock, plus moderne, très entraînant. On a une énergie et une mélodie proche d’un morceau de Skunk Anansie. La guitare est agressive, imposante, brutale, toujours simple mais toujours efficace. Et pour autant, je trouve ce morceau très solaire (positif pour ceux qui ne lisent pas l’horoscope).

Je retombe un peu avec les derniers morceaux, Lost & Found qui m’accroche moins, étant plus nocturne et faisant un peu retomber l’énergie dégagée par No Reason.

De même, je n’accroche pas sur Draw Me A Life et le jeu de guitare à la Ugly Kid Joe. Les cordes qui frisent m’énervent et je n’arrive pas à me concentrer sur le morceau. C’est dommage.

Conclusion :

Un album avec quelques inégalités mais dont la majeure partie est de très bonne facture. Il faut une ou deux écoutes pour accrocher vraiment à leur univers mais çà vaut le détour, croyez moi. Mention spéciale pour No Reason et Rebirth qui sont pleins d’énergies positives. C’est un album aux teintes vintage mais avec des musiques qui pénètrent bien l’esprit et faciles à retenir. Cela se voit qu’ils ont une réelle envie de toucher leur public et de les emporter dans leur univers.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14040622?utm_source=deezer&utm_content=album-14040622&utm_term=7126184_1476891369&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/6U2ea9Zv4iqg4eKYgjAmzx

Facebook :https://www.facebook.com/Catfish.Officiel/?fref=ts

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