Live Report Popa Chubby La Cigale 16/11/2016

Me voici à La Cigale accompagné des deux gagnants du concours de Septembre. Cette salle est superbe et a une grande capacité comparativement à sa taille, ce qui permet d’être proche des musiciens où que l’on se place et de bien les voir. Retrospective d’un concert de blues-rock du grand Popa Chubby.

A peine Popa Chubby est-il arrivé que déjà il envoie direct un solo de gratte (guitare pour les non initiés). Et ensuite on balance à fond un bon rock.
Un bon rock pêchu avec solo à gogobien entendu. Le groupe dégage une énergie musicale folle. Ted (Popa Chubby, c’est Ted) malgré le fait qu’il doit rester assis sur scène (il s’est fait opérer des deux genoux récemment et doit se ménager) ne peut s’empêcher de se lever de temps à autre pour arranguer le public.

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Et on continue avec un hey jude du maître Jimi Hendrix. Une reprise admirablement réalisée devant une Cigale pleine à craquer.
Ted explique la chanson suivante comme un hommage aux Français et à leur façon de vivre (chanson écrite suite aux attentats de Charlie Hebdo). L’ambiance se fait alors plus feutrée, plus calme aussi, pour Blues for Charlie. Un blues inspiré et qui prend encore plus d’ampleur en live.
Il ne laisse pas une seconde de répit et entame The catfish et un solo de batterie énorme avec applaudissements du public. Catfish est un rock effréné très Old School mais pêchu à mort. Jusque là les morceaux sont rallongés à mort par moult solo de guitares et de pianos ; c’est tout l’intérêt du live.

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On enchaîne sur Motorhead Saved My Life. Un bel hommage à Lemmy Killmister (chanteur et bassiste de Motorhead) avec un riff encore accéléré en live. Ça balance grave ce groove mais çà rend le morceau très court.
On a même droit à une chanson chantée par le pianiste, s’ensuit un question réponse guitare de popa/voix du pianiste. Bizarre, original, mais sympa.
Ted nous laisse nous reposer quelques secondes pour nous raconter l’histoire de Robert Johnson qui aurait passé un pacte avec le diable pour jouer de la guitare comme un dieu (une légende très connu des musiciens, surtout des bluesmen). Ce qui lui permet d’enchaîner sur Wes Is Mo qui est une sorte d’hommage (encore un) à tous les grands du jazz: Steve Ray vaughn, West Montgommery, Robert Johnson
C’est là qu’on a enfin notre solo de basse. Le seul qui manquait. Un solo tout en finesse, sans trop de fioritures. Et pour finir un solo de batterie : puissant et rapide.
On a même droit à un question/réponse (le principe du question réponse est que chaque musicien joue alternativement et essaye de battre l’autre en technique et applaudissements du public) de Ted à la batterie et de son batteur : juste énorme. Bon son batteur est quand même un niveau au dessus même si Ted n’a pas démérité. Et après çà il reprend Somewhere Over The Rainbow.

Popa Chubby finira le concert par successivement le morceau Hallelujah de Léonard Cohen (admirablement joué), deux morceaux de Jimi Hendrix imbriqués l’un dans l’autre ( Foxy Lady et Voodoo Child), un Purple Rain de Prince sauce Popa Chubby et pour finir Wild Horses des Rolling Stones!

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Ce fut une soirée pleine d’hommages pour cette année 2016 catastrophique humainement et musicalement. Il n’empêche que le groupe a joué plus de deux heures de show (à la déception de son manager qui râlait car Ted ne voulait plus s’en aller). Une chose est sûre, si tu aimes le blues ou le rock (ou les deux), Popa Chubby en donne pour ton argent.

25 Ans de carrière et toujours un plaisir de monter sur scène, de jouer (même si beaucoup de ces morceaux interprétés n’étaient pas de lui. il aime la musique, toute la musique) et une énergie qu’il sait transmettre à son public. Ce fut un très bon concert, un très très bon concert. Je rends l’antenne, à vous Cognac Jet (à mince c’est pas çà?? mes relents d’alcooliques sans doute).

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