Crobot / Welcome To Fat City

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Crobot est un groupe américain de Hard Rock créé en 2011. Ils ont un univers très proche d’un Rage Against The Machine ou Soundgarden et créent un univers complètement décalé. Ils signent leur dernier album : Welcome to Fat City.

Pour la petite histoire, dans les années 70 à Aspen un homme voulant se faire élire comme shériff avait dit qu’il changerait le nom de la ville pour Fat City, ceci pour éviter que les gens mal intentionnés capitalisent sur le nom Aspen (mettent en avant le nom d’Aspen à des fins commerciales ou malhonnêtes). Evidemment, il n’a pas été élu et la ville d’Aspen resta Aspen.

Mais c’était sans compter Crobot qui eut l’idée de reprendre le nom de Fat City pour créer une planète où tout est sujet à la décadence.

Quand je vous disais qu’ils étaient barrés.

Donc les morceaux reprennent cet univers et on a droit à une visite en bonne et due forme de la planète Fat City.

Play it Cool, Easy Money, Blood On The Snow… autant de ballades sur cette planète pleines de vices.

Le tout avec un son qui n’est pas sans rappeler Rage Against The Machine (RATM pour les connaisseurs) ou Soundgarden.

Welcome To The Fat City est par exemple très proche d’un RATM. La basse et la batterie ont une importance capitale dans ce style musical très pêchu. Ils installent une rythmique très lèchée et dynamique alors que la guitare a, disons, carte blanche. Elle se promène et installe ce grain de folie dans le morceau, entre solo et reprise de la rythmique, tout est libre.

Not For Sale a un aspect très punk sur l’intro. On revient ensuite sur un hard rock très énergique (gardant la pêche du punk), très technique. La base basse/batterie est toujours énorme, bien en place. Le morceau alterne rapide/lent de façon à ne pas aller là où on l’attend. C’est aussi le morceau le plus court de l’album, comme un hommage au punk jusqu’à la longueur de la chanson.

 

Hold On For Dear Life est un de mes morceaux préférés. Un morceau très proche de Soundgarden, mélancolique voir même un peu froid.

Là où la voix de Brandon Yeagley (le chanteur) ressemble à Chris Cornell (le chanteur de Soundgarden), il garde quand même une tessiture un peu plus aigu, proche de la voix de tête. Pourtant, sur ce morceau, il cherche avec un certain succès à se rapprocher de la sensualité grave de Chris. Le morceau est plus noir, la mélodie est plus lente, la guitare plus tenue dans son rôle de mélodiste sans aller trop libre chercher l’auditeur. On a même droit à quelques notes, comme un solo, sur la dernière partie du morceau. J’adore!

J’aime un peu moins Steal The Show, qui manque justement un peu de cette énergie très présente sur les autres morceaux, comme s’ils s’étaient bridés.

Moment Of Truth est le morceau le plus calme de l’album, caressant du doigt là encore un Soundgarden plus lent, plus nocturne. Le morceau cependant se démarque par une certaine chaleur, un côté plus lumineux que son compère, plus explosif notamment sur la deuxième moitié du morceau avec un emballement puis un solo très rock 70’s. J’aime beaucoup la fin du morceau où on redescend carrément vers un blues plus traditionnel.

Conclusion :

Un album très fouilli mais plein de bonnes choses. L’univers décalé de Crobot est multiple et on se prend à les suivre dans leur voyage sur Fat City. Ils dégagent une grande énergie qui doit prendre encore plus d’ampleur en live (à l’instar de RATM). Un gros pouce en l’air pour Hold On For Dear Life ou encore Plague Of The Mammoths qui sont plus sombres mais tellement bons.

Pour acheter l’album :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14083426?utm_source=deezer&utm_content=album-14083426&utm_term=7126184_1475516875&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/7FpJt9dhrwios8n3016ziz

Facebook : https://www.facebook.com/Crobotband/

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