Enya / Dark Sky Island

enya

Enya est la chanteuse irlandaise la plus connue au monde. Son univers musical unique teintée de New Age et de musique traditionnelle celtique en fait une très grande artiste, que l’on aime ou pas. Son dernier album après 7 ans d’absence vient de sortir. La compositrice et interprète de May It Be (chanson du seigneur des anneaux) est-elle toujours la grande dame du monde celte?

Enya a déjà vendu plus de 80 millions d’albums de par le monde. Autant dire qu’elle n’a plus rien à prouver.

Dès So I Could Find My Way, j’ai l’impression de retomber en enfance, me repliant sous ma couette au chaud. Ce morceau est tel une berceuse.

La voix si douce, chaude, attachante d’Enya, les cordes et le synthé donnent une épaisseur au morceau qui recouvre la pièce dans laquelle on l’écoute d’un manteau de chaleur et de bonté. On est en sécurité.

Pourtant les paroles sont plus sombres. Elle parle de l’immensité qui sépare la vie de la mort et qui ne peut en aucun cas disparaître. Elle a écrit ces paroles pour la mère de son producteur, Nicky Ryan.

The Forge Of The Angels est plus atypique. La prédominance du piano s’impose tout de suite à nous. Et on attend le chant. Les chœurs arrivent (qui ne sont qu’Enya en fond et doublé, voir triplé pour donner plus d’épaisseur). Quand je dis chœur, elle se contente de murmurer. Mais pas de chant pour ce morceau. Cela rend le morceau un peu répétitif, on attend un rebond, une césure (une coupure si vous préférez) mais rien ne vient.

Echoes In Rain reprend un peu les thèmes classiques de la chanteuse. Une musique bondissante, joyeuse, sautillant à travers le morceau.Un petit solo de piano est même introduit, très sobrement au 3/4 du morceau. Et sa voix pleine de tendresse et de joie qui s’ajoute en un parfait mélange de plaisir. Plaisir de jouer pour ceux qui l’écoutent.

Il faut dire qu’Enya n’écrit ces morceaux que quand l’inspiration vient, elle ne se force pas. Il y a très souvent plusieurs années d’attente entre chaque album.

Elle montre aussi sa fragilité dans I Could Never Say Goodbye.

Le morceau est plus lent, plus mélancolique. Sa voix est presque tremblante, sans jamais faillir pour autant ; c’est quand même Enya.

On ressent vraiment le désespoir dans la voix de la chanteuse, s’en est bluffant.

Dans Sancta Maria, le mélange synthétiseur moderne et violons plus classiques me gène un peu. La provocation des deux univers est intentionnelle mais pour moi peu utile. De même, le fait que les seules paroles soient le titre finit de me faire zapper avant la fin.

L’univers d’Enya est aussi teintée d’une ambiance plus spatiale. On entre dans quelque chose d’intemporel, d’aérien bien souvent et dans une atmosphère teintée de chaleur.

Pour preuve, Astra Et Luna. Sa voix se veut aérienne, sidérale même comme venant des étoiles alors que les instruments nous rattachent désespérément à la terre.

De même Loxian Gate, les percussions nous emmènent au cœur des forêts celtes. Elle chante dans un langage inconnu (du gaëlic ou de l’elfe comme elle l’a déjà fait auparavant). On a l’impression d’assister à un rituel d’initiation ou une fête entourée de nymphes. Et pourtant, quelques sonorités comme l’espèce de bruit de vent en arrière plan nous transporte dans un autre plan, plus sidéral.

Conclusion :

Enya est toujours un personnage unique de la musique. Tout n’est pas génial mais son univers est très agréable à visiter, réconfortant, plein de belles choses et bonnes intentions.

On se prend à fermer les yeux pour entrer plus facilement dans le morceau et se laisser porter.

On peut la critiquer pour les morceaux très vite répétitif,c ‘est le propre de sa musique : créer une ambiance.

Moi j’aime, pas tout mais j’aime quand même.

 

Deezer : http://www.deezer.com/album/11666110?utm_source=deezer&utm_content=album-11666110&utm_term=7126184_1449326010&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/26qiUsjX8tgvAqb2H8bucZ

Facebook : https://www.facebook.com/officialenya/?fref=ts

 

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