Evenline / In Tenebris

Evenline est un groupe de métal français. J’ai déjà fais la chronique de leur album précédent et ai eut la chance de discuter avec eux. Ces mecs, en plus d’être sympa font du métal énergique. Leur nouvel album, In Tenebris, plus sombre, fait mouche. Plongeons dans l’obscurité d’Evenline.

Loin d’être une remise en question de leur existence ou du groupe, c’est un parti pris par le groupe qui, au fur et à mesure des compositions et des écritures, tend vers un métal plus noir, sans être black ou death métal. Les compositions sont toujours très travaillées, les paroles pleines de sens et cette voix!! Je tuerai un poisson rouge (l’animal préféré des français quand même) pour avoir la même. Et Aarno (le chanteur) chante en anglais et parfaitement s’il vous plait (il m’énerve, je suis jaloux).

C’est vrai que l’on retrouve un peu toutes les influences dans les mélodies (Seether, Alter Bridge ou encore Papa Roach). Là encore la voix y est peut être pour quelque chose.

Une fois n’est pas coûtume, je vais commencer par la deuxième piste : StraitJacket. C’est vrai que c’est souvent le premier morceau qui nous décide à écouter le reste. Et ce fut le cas pour In Tenebris. Mais, j’ai pris une claque énorme sur StraitJacket donc je vais vous en faire profiter (tendez la joue siouplait).

Le riff de guitare d’abord, efficace, puissant, rapide et entêtant. La voix alternant douceur et puissance, calme et colère. Les mélodies sont très bien construites : on passe d’un couplet rapide et énergique à un refrain plus tendre et chaleureux. J’aime particulièrement le changement de rythme, la césure, sur le dernier tiers du morceau avec même en prime une petite descente de manche (Fab, le guitariste, descend une gamme en passant en revue la quasi totalité des notes sur ces 6 cordes à grande vitesse) qui ajoute une qualité technique au morceau qui n’en manquait déjà pas.

Les paroles laissent planer deux histoires : une histoire d’amour faisant référence à la jalousie, à la perte de confiance (justifiée ou non) de l’un pour l’autre. De même, on peut entendre une histoire d’une personne qui se retrouve à aimer quelqu’un qu’il ne connaît finalement pas, une personne qui détruit plutôt de créer. L’auteur se retrouve face à elle, désoeuvrée et veut continuer à croire que tout n’est que malentendu.

j’ai adoré Silene Capensis pour l’intelligence mélodique du morceau. Le morceau est hachurée, aidé par le chanteur, le morceau montant et descendant tour à tour. On passe d’un chant à un hurlement. On bascule de la douceur à la violence en quelques secondes, le tout de façon très cohérente. La mélodie est sombre, froide mais pourtant reste envoûtante.

Les paroles m’ont fait penser à Matrix (le film). Le rapport à la pillule, au fait que l’auteur veut être délivré de sa vie, pensant qu’il y a un autre endroit, autre chose derrière cette vie de sans réelle saveur.

Mon morceau préféré, Never There, est en grande partie dûe à l’intro à la basse de Tom, énormissime. Le claquement des cordes donne tout de suite le la, c’est un morceau énergique, très métal, très pêchu. Le couplet est hurlé alors que le refrain retrouve cette voix si chaude d’Aarno. L’énergie ne retombe pas sur le refrain, on est même entraîné dans une fuite en avant, une accélération dû aux guitares. Les mélodies sont efficaces et on en redemande très vite.

On se repose quelque peu avec une reprise de Jamiroquai : Deeper Underground. Une très belle interprétation rock du morceau. Ils prennent à leur compte la mélodie pour en donner une vision encore un peu plus énergiqueen accélérant légèrement le morceau et avec une guitare plus incisive que l’original.

Ecoutons pour finir Wasted Years, le morceau préféré d’un grand nombre de membres d’Evenline (dixit l’interview que vous pouvez retrouver ici). Le morceau est un peu dans l’esprit d’un Seether. Le morceau est très percutant. La basse est, là encore, très présente, et la guitare tout aussi incisive que sur le reste de l’album. L’intro basse/batterie est géniale et donne tout de suite le ton : çà envoit!

Pour autant, le refrain me fait un peu plus penser à une ballade, la voix d’Aarno se permet quelques montées sans trop en faire. c’est très bien foutu. Et j’aime beaucoup.

Disons que sur ce morceau, on passe d’une descente aux enfers et sur le refrain d’un regain d’espoir. En même temps, les paroles parlent d’un amour perdu. L’autre voulait faire changer l’auteur qui est resté fidèle à lui même. Il voit dans cette perte un gachis, il se pose encore beaucoup de questions et en même temps, il est dans la phase d’acceptation de cette perte en parlant de cicatrice (les blessures se referment peu à peu pour laisser place à des cicatrices, traces de l’amour perdu).

Conclusion :

Un superbe album, une montée en puissance d’Evenline. J’ai hâte de les voir sur scène (très bientôt) et de les voir apporter cette énergie au public. L’album est cohérent, les mélodies sont belles, intelligentes et efficaces. Il n’y a pas de morceau mauvais à proprement parler, en revanche j’ai eut quelques coups de coeur notamment pour Never There et StraitJacket. In Tenebris mérite d’être écouté encore et encore dans vos voitures, entre amis autour d’une bonne bière.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14572030?utm_source=deezer&utm_content=album-14572030&utm_term=7126184_1484930426&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/59ningQBOKy4XYaX27xGg1

Facebook : https://www.facebook.com/evenlinemusic/?fref=ts

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