Frank Carter & The Rattlesnakes / End Of Suffering

Il y a quelques jours sortait le troisième album studio du britannique surtatoué, Frank Carter accompagné de ses Rattlesnakes. Intitulé End Of Suffering (la fin de la souffrance). Celui-ci nous livre une œuvre gratifiée d’une pochette toute en couleur. Serait-ce la fin de la colère pour notre tourmenté mister Carter?

L’album s’ouvre sur un très beau titre tout en poésie Why A Butterfly Can’t Love A Spider. Le titre est calme mais pas dénué d’intensité et le texte nous conte l’incompatibilité de certaines relations amoureuses.
Puis on enchaine avec Tyrant Lizard King sur lequel Tom Morello (guitariste de Rage Against The Machine) vient faire un featuring. Le riff de guitare est très « badass » comme dans un vieux film de bagarre entre gangs. En revanche à part sur le solo très typé Morello, le featuring n’apporte pas grand chose que le guitariste titulaire Dean Richardson ne puisse faire lui même.

On accélère un peu le rythme avec les chansons Heartbreaker et Crowbar. Le thème de l’amour est le fil conducteur de cette album. Les riffs sont simples, efficaces et très entrainants.

Puis arrive une petite pépite. Le rythme est lent ce qui donne une intensité qui sert parfaitement le texte et la voix éraillée de Frank Carter qui nous pose cette grande question : « pourquoi jouons nous encore au jeu de l’amour alors que c’est un jeu perdant ?? »
Love Game est simplement sublime.

Anxiety reste dans la ligné du titre précédent, rythme lent qui sert une bonne mélodie au chant et qui donne une forme de puissance à l’ensemble; de même qu’Angel Wings qui est construit à la maniere d’un morceau électro qui ne cesse de monter, monter jusqu’à la dernière note.

On peut dire que dans l’ensemble les mélodies et les rythmes de ce disque sont simples et abordables mais néanmoins très efficaces, ce qui se vérifie avec Supervilain.
Petite mélodie de guitare et ce rythme toujours lent qui nous emmènera presque jusqu’au bout de l’album.
Et pourtant ce titre est magnifique avec une construction de texte qui change un peu. On nous ballade pendant les couplets et refrains pour enfin lâcher cette révélation : le protagoniste est un supervilain.

C’est un coté un peu plus sexy que l’on découvre avec Latex Dreams. Tous les éléments de la bonne chanson de festival y sont : un rythme entrainant, des paroles claires et compréhensibles, des « ouhouh!! ». Suivi de près par Kitty Sucker (quel coquin!!) ; toujours ambiance festoche, on a envie de se bouger, de lever les bras, de frapper dans les mains. Un super coup de fouet sur cette fin d’album.

Little Devil est une bonne petite chanson pop qui fonctionne bien avec le reste de l’album. Puis on boucle la boucle avec une très jolie ballade, éponyme de l’album, encore une fois toute en poésie.

Conclusion :

Je ne sais si Frank Carter en a fini avec la souffrance mais une chose est sure, il a bien l’air d’en avoir terminé avec la rage exprimée sur son premier album et ce n’est pas une mauvaise chose car cela donne un résultat très agréable à l’arrivée sur cet opus. Et rien ne l’empêche de déchainer les foules avec des titres comme Juggernaut ou Devil Inside Me lors de ses concerts toujours pleins d’énergie que je recommande vivement.

Ed Surcin

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/84315992

Spotify : https://open.spotify.com/album/1KS8HJ4sPoHFnryujTqXIf?si=9pHyJCpXTGSi1vwFILP6Rw

Facebook : https://www.facebook.com/frankcarterandtherattlesnakes/

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