Frank Carter & The Rattlesnakes / Modern Ruin

Frank Carter est un chanteur/auteur/compositeur anglais. Il a officié dans des groupes aussi variés que le groupe punk Gallows ou plus rock mélodique de Pure Love. Il pose ces valises en 2015 en formant Frank Carter & The Rattlesnakes. Après un premier EP et un premier album de bonne facture, il revient avec son deuxième album : Modern Ruin. Frank Carter nous dévoile un rock moderne dans la lignée d’un Muse.

La grande différence entre Muse et Frank Carter & The Rattlesnakes tient surtout à la tessiture de la voix des deux frontmen (respectivement Mathieu Bellamy et Frank Carter). Le premier chante facilement en voix de tête alors que le deuxième garde un style punk en chant, un peu désinvolte.

Je dois dire que Bluebelle, le premier morceau, ne m’a pas emballé tout de suite. L’intro à la guitare un peu chevrotante et la voix résonnante comme dans une pièce vide ne m’ont pas invité à la découverte. Cà aurait été une erreur.

Lullaby est le single de l’album! C’est là qu’on peut reconnaître les points communs entre Muse et Frank Carter & The Rattlesnakes. Le riff de guitare et la rythmique de batterie font penser à un morceau de Muse justement. La guitare saturée un peu crade, la batterie et l’énergie déployée. On pourrait se croire sur un morceau live tellement l’énergie dégagée est énorme. Le morceau est sublime, énorme, puissant. Tout est là pour te faire aimer l’album.

Vampires donne l’avantage à la basse. Le frottement des cordes de cette dernière balance un riff très prenant et qui t’emballe direct. La guitare vient en appui sur la rythmique et le morceau, bien que paraissant tranquille, est en fait une boule d’énergie prête à exploser.

L’interlude batterie, choeurs et guitare en soutien est énorme. Cela n’est pas sans rappeler les westerns-spaghettis (les chariots de feu en tête). Très vite, on repart sur cette rythmique très punk-rock et on finit brutalement.

L’esprit punk est encore ancré en lui. En témoigne God Is My Friend ou Jackals avec le son très épuré, presque garage du morceau, et la vitesse d’exécution de la mélodie. On balance à fond à la caisse. Là où ces deux morceaux se démarquent c’est par leur qualité musicale et d’écriture. Ce sont des morceaux très pêchus et bien orchestrés. Là aussi, on retrouve l’esprit de Muse qui venait eux aussi du punk à l’origine.

Le tintement de cymbale de l’intro de Modern Ruin, puis le cri désespéré de Frank Carter ou encore la rapidité d’exécution du guitariste et du bassiste pour envoyer une mélodie punk riche et énervée finit le travail.

Neon Rust nous apaise en guise de final adoucissant. La voix est plus posée, douce, presque tendre. La mélodie est plus lente, chaleureuse et apaisante. On se rapproche de la ballade rock d’antan avec une poussée à mi morceau, comme une explosion des instruments et du chanteur. Très beau.

Conclusion :

Une belle surprise venant de Frank Carter & The Rattlesnakes (je ne suis pas payé au nombre de fois où je donne leur nom, rassurez vous). Un album très rock, très cohérent et plein de surprise.

Les morceaux sont superbement orchestré avec une volonté de prendre le meilleur dans le punk et dans le rock. D’autres avant eux ont réussi ce pari et Frank Carter est en train de prendre le même chemin sans plagier.

A découvrir, à écouter et à apprécier seul ou à plusieurs.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14076040?utm_source=deezer&utm_content=album-14076040&utm_term=7126184_1485880453&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/50kEeuhjaYhaYPge6pXlG8

Facebook : https://www.facebook.com/frankcarterandtherattlesnakes/?fref=ts

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