Ghost / Prequelle

Formé en 2008, Ghost est un groupe atypique. Je m’explique. Les membres ont la particularité d’avoir conservé leur anonymat et portent des masques sur scène. Les cinq musiciens portent tous le nom de Nameless Ghouls (« goules sans nom », en français) et ont le visage masqué. Le chanteur, lui, porte le nom de Papa Emeritus. Actuellement troisième du nom, le nouveau chanteur succède à son frère. Cependant, Ghost met en scène un nouveau personnage au chant, qui, pour la première fois, n’est pas une incarnation de Papa Emeritus, mais Cardinal Copia. Nouveau chanteur, nouvelle tenue : les musiciens portent désormais des nouveaux masques au visage de statue diabolique sans bouche. Ils nous offrent ainsi leur 4e album : PREQUELLE.
Faisant suite à Meliora, « meilleur » en latin, sortie en 2015, qui porte bien son nom, j’en attends beaucoup. Le 1er single sorti il y a quelques semaines était de bon augure. Mais qu’en est-il vraiment ?

Mais avant la critique musicale, je ne peux m’empêcher de faire un aparté sur l’esthétique de la pochette de l’album. On y voit le Cardinal Copia trôner sur une sorte de monstre à trois têtes rappelant le cerbère. Hexakosioihexekontahexaphobistes (phobiques du chiffre 666) , passés votre chemin, car, entouré de ses ailes de dragon, le cardinal y tient les 3 chiffres de la bête ! Et en écho à ce monstre à 3 têtes, le dos de l’album nous donne à découvrir un rétable plein de surprise… Attardez-vous y car l’esthétique de la pochette vaut le coup d’œil.
Tout est partagé en 3 … comme cet album … à voir …
L’album s’ouvre sur Ashes, petite comptine qui rappelle celle de Freddy Kruger « One-two … Freddy will cut in two » … J’adore ….

Ils enchainent avec 3 bombes : Rats, Faith et See The Light sont du pur Ghost qui mélange des sons rock et des mélodies qui s’imbriquent parfaitement.

L’univers Ghost s’inspire beaucoup des groupes rock et hard rock des années 70 avec des mélodies denses et des harmoniques de guitares très hautes.

Miasma me laisse sans voix. Je passerais donc mon chemin sur cet interminable interlude de milieu d’album (5 minutes quand même …) dont le sens biblique ne m’interpelle pas. En effet, Miasma est tout autant le terme étymologique du choléra que la référence biblique de s’extirper de la condition humaine (le miasme) par la connaissance du seigneur et de son fils Jesus Christ pour mieux y retourner (dans ce miasme, au milieu des incrédules, des débiles quoi) pour prêcher la bonne parole.

Il avait lui-même annoncé que les thématiques traitées seraient plus sombres dans ce disque. On y retrouvera donc des morceaux qui parlent de la peste, de l’Apocalypse et autres périodes funestes de l’Histoire. Prequelle montre donc une vision du monde sous ses pires aspects du quotidien, en se voulant à la fois touchant et alarmant.

Dance Macabre relève le niveau, heureusement, et on se retrouve de nouveau immergé dans l’univers Ghost avec un rock très mélodique.

En revanche Pro Memoria m’a au départ fait peur sortant de ce que sait faire Ghost dans l’intro. Mais il faut passer les premières 60 secondes mélodiques et se laisser pénétrer par la puissance de la chanson avec des notes de pianos qui n’est pas sans rappeler le thème de l’Exorciste. Après plusieurs écoutes, cette chanson restera ma préférée.

La chanson With Image envoie des sons rock efficaces mais pas transcendants ;

Je ne vais pas y aller par quatre chemin, avec Helvetesfonster, le groupe nous offre 6 minutes qui ne servent à rien : en plus d’avoir un titre imprononçable (cela se traduit par porte des enfers en suédois), ce 2eme interlude instrumental, dans les sons baroques, ne me parle pas du tout et gâche la fin de l’album.

Heureusement, un dernier titre Life Eternal, bien qu’ayant des tonalités mélancoliques, clôture joliment ce dernier album.

Conclusion :

C’est un album en demi-teinte, mais bon quand même. Il y a bien trois parties comme pouvait le laisser à suggérer le monstre de la pochette. Une grosse partie qui prédomine avec des titres puissants, et à coté, deux angelus, qui pour certains, soit donneront un charme supplémentaire, soit pour d’autres ne serviront à rien.
Plus de positif que de négatif. Les moins bons morceaux laissent la part belle aux titres transcendants et envoûtants. Je suis d’autant plus pressée de voir le groupe se produire au Download Festival France 2018 !

Krole

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/64572462

Spotify : https://open.spotify.com/album/6128JCa2uBqHWia5AzJOKV?si=rVReHKHLQfOTtKsz43ojlg

Facebook : https://www.facebook.com/thebandghost/

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