Gone Is Gone / EcholocationA

Gone Is Gone est le regroupement de musiciens hors pair ayant tous l’amour du rock en commun. C’est un groupe américain créé en 2015. Ils sortent aujourd’hui leur deuxième album : Echolocation. Un album mélancolique, froid et puissant.

Tout a commencé lorsque les amis Tony Hajjar (multi instrumentiste) et Mike Zarin (batteur de At The Drive-in) ont écrit de la musique pour des bandes-annonces de film et ils ont réalisé qu’ils avaient créé un son ayant besoin d’une vie en dehors du cinéma. Après quelques appels téléphoniques et tout autant de boissons: Troy Van Leeuwen (guitariste de Queen Of The Stone Age) était de la partie. Le trio a rencontré et a écrit un EP au cours des premières sessions, mais ont toujours besoin d’un chanteur. À la première écoute, Troy Sanders (chanteur et bassiste de Mastodon) a compris la vision du groupe et a volé à Los Angeles pour écrire et enregistrer des voix sur place.

Voilà pour l’histoire. L’univers est mélancolique, froid, sans réel espoir, d’où la beauté fataliste de cette musique.

Sentient représent parfaitement cet univers mélancolique. Une mélodie lente et froide alternant calme et explosivité des instruments. Géniallissime et envoutant.

Les parties guitares sont aériennes, presque spatiales alors que la basse impose un son lourd, saturé obligeant l’auditeur à être rattaché à la terre, à ne pas s’envoler avec les guitares.

De même Gift et le contre-temps de batterie est énorme. La voix, sous filtre, apporte un côté très grunge colérique.

D’un autre côté, Ornament paraît avoir une ombre d’espoir dans sa musicalité. On ressent une part d’optimisme dans le jeu des musiciens, le morceau étant moins terrien, moins ancré au sol. Les guitares volatiles ont cette fois l’ascendant sur le morceau.

Slow Awakening et Fast Awakening sont les deux mouvements d’un seul et même esprit.

Slow Awakening est très froid, très lent. La basse et la voix sont très mis en avant avec des arrangements industriels en fond sonore. On se retrouve facilement dans une usine, les machines bruillantes derrière et le chanteur et le batteur au milieu de tout çà.

Fast Awakening reste très industriel mais beaucoup (mais alors beaucoup) plus rapide. La mélodie est la même mais l’énergie du morceau s’affole. Le morceau est plus chaud, les guitares prennent le pas, avec la batterie sur les autres instruments.

L’intro de Resolve à la guitare acoustique est superbe. Là aussi, on entrevoit une lueur d’espoir dans le morceau. La voix me fait un peu penser à David Bowie dans Ground Control To Major Tom (de loin je sais, mais bon quand on a un truc en tête). Les percussions apportent un esprit très mystique au morceau. J’aime beaucoup.

Conclusion :

Je ne pourrais vous dire à quoi cela me fait penser. c’est vrai qu’on peut retrouver du Filter, du 30 Second To Mars, du NIN ou encore Type O Negative (pour Slow Awakening et Fast Awakening) dans ces compositions tout en se disant que c’est complètement nouveau, que rien ne ressemble à Gone Is Gone. J’adore tout simplement.

Le morceau titre, Echolocation, je vous laisse le découvrir tout seul. Le meilleur morceau de l’album à mes yeux. Une magnifique montée en puissance. Superbe.

L’album est très cohérent, a une énergie sous jacente folle et techniquement rien à redire.

A écouter et réécouter avec plaisir.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14892999?utm_source=deezer&utm_content=album-14892999&utm_term=7126184_1483968878&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/4Xnbjt8wACN0QyWqWp2mol

Facebook : https://www.facebook.com/goneisgoneofficial/

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