Hatebreed / The Concrete Confessional

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Hatebreed est un groupe de métal hardcore du Connecticut. Ils sortent leur 7ème album : The Concrete Confessional. Âmes sensibles, s’abstenir!

Comme dirait Jamey Jasta (le chanteur) pour expliquer son style : « il n’y a rien de mieux que des amplis à fond dans la gueule » fin de citation. Voilà, je crois qu’il a bien expliqué le style musical d’Hatebreed.

Mais les paroles ont un fond, ne croyez pas qu’il hurle pour hurler.

Dans A.D. , le groupe dissèque le rêve américain. Pour Jamey Jasta, aujourd’hui les gens votent comme s’ils avaient un flingue sur la tempe. Ils ne réfléchissent plus mais font totalement confiance aux médias et nouvelles technologies. Les américains veulent tous des plaisirs matériels mais négligent les simples plaisirs de la vie. Voilà où en est rendu le rêve américain.

Le tout sur un riff hyper rapide des guitares et à coup de rythme endiablé de la batterie avec double pédale de grosse caisse, histoire d’amplifier la fuite en avant. Un solo à 200km/h, pas le temps de s’attarder, Jamey a un message à faire passer et il le crie au monde entier.

Looking Down The Barrel Of Today est l’hymne de l’album. C’est pour le groupe un moyen de faire passer le message : lève toi et fait quelque chose de ta vie, n’attends pas le lendemain pour donner le meilleur.

Le riff de guitare est efficace et simple, la rythmique est là aussi très speed et puissante. La mélodie donne clairement envie de secouer ces cheveux et d’headbanger comme tout bon métalleu sait le faire. J’aime beaucoup la fin du morceau car le riff se fait plus puissant et lourd. J’adore.

In The Wall’s et son riff de guitare à la double croche est géniale. Le morceau est tout de suite entraînant. On retombe un peu sur du déjà vu après cette partie et c’est un peu dommage. Ce morceau avait clairement un potentiel.

Par contre From Grace We’ve Fallen est clairement le morceau qu’il annonce. Un morceau hyper puissant. Entre le chant growlé du refrain et le riff de guitare lourd et génial, le rythme bien envoyé par la basse et la batterie ; tout est bon.

Something’s Off est un morceau sur le malaise, l’anxiété sociale. Il explique comment certains (comme lui avant, parfois) se sentent perdus, comme seul.

L’intro à la ligne de basse change complètement du reste de l’album. On part sur des sonorités plus aiguës des guitares. Jamey alterne cri traditionnel (pour lui) et colère dans la voix, plus contenue. Le morceau bascule du son aiguë et agressif des guitares à un son plus épuré, plus lourd. Notamment la fin du morceau, Jamey s’essaye au chant plus mélodique et le tout se finit sur cette même ligne de basse et une explosion du chanteur comme des autres instruments.

Serve Your Masters clôture l’album sur un riff plus lent et lourd. Le morceau est puissant et le riff de refrain est clairement pour le live. Entre les chœurs et la partie guitare bien enlevée avant de repartir sur le riff de départ, tel un camion sans frein.

Conclusion :

Des rythmes efficaces, une puissance vocale et une technique à toute épreuve des musiciens en font un bon album de Hatebreed. Pour beaucoup de néophytes, ils trouveront l’album un peu répétitif, mais la longueur des morceaux (2-3 minutes maximum) empêche de se lasser trop vite des mélodies. A écouter en live, ils passent au Hellfest donc je vous dirais ce que cela vaut, ou entre potes chevelus et tatoués.

deezer : http://www.deezer.com/album/13067254?utm_source=deezer&utm_content=album-13067254&utm_term=7126184_1463687039&utm_medium=web

spotify : https://play.spotify.com/album/0gQiiGyq1iCUpYNDGAfXTq

facebook : https://www.facebook.com/hatebreed/?fref=ts

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