If These Trees Could Talk /The Bones Of A Dying World

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If These Trees Could Talk est un groupe de rock de l’Ohio. Leur univers est uniquement instrumental. Ils sortent leur troisième album : The Bones Of A Dying World. Une ambiance positive d’après le titre.

Traduction : « Les ossements d’un monde qui se meurt ». C’est un rock instrumental dans l’esprit Tool ou Mogwai qui nous est proposé. Ils se décrivent eux-même comme un groupe de rock « post-peut importe » (post whatever). Plutôt apocalyptique comme ambiance mais sans partir dans un environnement sombre ni positif. Ils ne prennent pas parti. Ils sont plutôt des observateurs et à travers la musique décrivent l’après.

Swallowing Teeth (« avaler ces dents ») est l’exemple même de ce que j’exprime.

Une mélodie très lente, douce avec des notes chaudes des guitares, allant dans des harmoniques aiguës. La batterie a un son très brut, une caisse claire très brut. La mélodie est lancinante, on se laisse facilement embarquer par la douceur des mélodies de guitare.

After The Smoke Clears est plus mélancolique. la guitare en fond y est peut être pour quelque chose. La note qui reste en arrière plan, sans fin ; la mélodie de guitare principale toujours très lente ; et surtout la batterie plus présente donne une sensation très terre à terre. Les notes aiguës des guitares, cette fois ci, ne suffisent plus à laisser son esprit s’envoler. On ressent de la tristesse, peut être du fait que les notes traînent un peu plus et surtout le dernier tiers du morceau où les saturations des guitares entrent en jeu, la batterie devient elle aussi plus agressive, la basse marquant le temps. Tout est là pour ressentir cette mélancolie, cette froideur du morceau.

Iron Glacier commence aussi avec une note très basse, froide, sans fin. La guitare répète un riff entêtant. Puis vient une deuxième guitare avec un delay (un écho) qui avec une légère distorsion sèche balance une mélodie superbe. La batterie et la basse marquent le temps avec une précision chirurgicale. Là encore, on est sur un morceau très froid (d’où le titre) mais superbement interprété.

A mi morceau, on reprend le riff entêtant de début de morceau. La transition se fait en douceur. Les notes des deux autres guitares deviennent plus douces, plus chaudes. La batterie entame un roulement de caisse claire. L’espoir renaît, le soleil réchauffe. Puis la froideur revient avec une grosse saturation, des notes plus sèches, une basse très présente. Le ciel s’obscurcit pour ne laisser place qu’à la nuit.

The Giving Tree revient avec une chaleur, une douceur. Les guitares et leurs notes aiguës prennent la première place, la batterie prend un rythme plus rapide (que sur les morceaux précédent), plus léger aussi. Les guitares s’emballent, la puissance laissent la place à la douceur comme une explosion, une éclosion plutôt, celui de l’arbre qui déploie ces branches et fleurissent au dessus de nous.

 

Conclusion :

Un très bel album qui laisse passer beaucoup d’émotions, entre la tristesse et l’espoir d’un renouveau fleuri. Seul bémol, qui pour moi est de taille : l’absence de chant. Ces morceaux méritent un chanteur digne de ce nom. L’instrumental a ces limites dans la répétition des mélodies.

Les morceaux sont superbes, très bien écrits, mais je pense (et ce n’est que mon avis) qu’ils ne se suffisent pas à eux mêmes. L’ajout d’une voix porterait le groupe et leur musique au delà, rendrait cet album incontournable.

Dans l’attente de voir s’ils évolueront comme je le souhaite ou si je me trompe.

Deezer : http://www.deezer.com/album/12904850?utm_source=deezer&utm_content=album-12904850&utm_term=7126184_1465243734&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/1Lodl6h6XvqagHDC1bnsC8

Facebook : https://www.facebook.com/treescouldtalk/info/?tab=page_info

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