Interview Born To Burn 06/17

C’est le dimanche midi, sous un soleil de plomb et après leur concert la nuit passée que je rencontre Jo et Nono de Born To Burn. Entre tourangeaux, le courant passe très vite (chauvin toujours) et les questions s’enchaînent sur leur état d’esprit, leurs projets, avec deux mecs très sympas et sans prise de tête..

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(de gauche à droite : Jo, Rico et Nono. Rico ne pouvait être présent pour l’interview)

Cabaneariff : Bonjour Born To Burn. Alors pour commencer, je vais vous demander de vous présenter, que les lecteurs sachent à qui je parle.

Jo : Salut, alors je suis Jo le bassiste du groupe Born To Burn

Nono : Et moi je suis Nono, le guitariste rythmique de Born To Burn.

Cabaneariff : Enchanté. Alors, vous avez sorti votre premier album en octobre, Welcome To Reality et c’est votre premier concert au Hellfest, au métal corner (à côté du camping, il y a une scène dédiée pour les groupes qui montent). Comment çà s’est passé?

Jo : Pas trop mal

Nono : Ouais, pas mal.

Jo : Ouais, c’était blindé, le public était receptif.

Nono : C’était la guerre. Gros accueil, gros soutien.

Jo : Ils se sont foutus sur la gueule, entre amis, bon enfant.

Cabaneariff : Généralement, c’est un tremplin. Donc l’année prochaine, vous voudriez monter encore?

Jo et Nono : Oh ouais, l’année prochaine, la Warzone, çà serait royal. Si Ben Barbaud nous écoute, un petit salut au passage.

Cabaneariff : On pourrait dire que Born To Burn est du métalcore…

Nono (me coupe) : Cà c’est toi qui le dit.

Cabaneariff : Bah non justement. Le métalcore, c’est qu’un nom, une case. Quelles sont vos influences? Cà c’est plus concret.

Jo : Ha!! (soulagement de Nono et Jo). Bah nos influences sont très variées. Malgré le fait qu’on écoute tous et qu’on aime tous des groupes de métal, on a tous notre courant spécifique.

Nono est plus orienté hardcore, Rico est plus heavy (métal classique), Ted est plus indus (industriel), Tom est passé du punk au black et même reggae. Main tenant il écoute plutôt du métal alternatif et moi je suis plus néo-fusion. Pour te dire que c’est varié.

Cabaneariff : Et il y a un groupe en particulier qui vous tient tous à coeur?

Nono : Sépultura.

Jo : Ouais Sépultura. A la base quand on a lancé le truc c’est le truc qui à soudé tout le monde (le Sépultura des années 90 avec Max Cavalera).

Cabaneariff : Vous avez fais le choix de chanter en anglais. Pourquoi?

Nono : Parce qu’on dit trop de conneries et çà passe mieux en anglais.

(rire général)

Jo : Oui puis l’anglais passe mieux, on écoute beaucoup plus de trucs en anglais, très peu en français.

Nono : L’anglais a été naturel en fait, on s’est même pas posé la question. Cà rend le tout plus fluide, çà passe beaucoup mieux.

Cabaneariff : Vous êtes tourangeaux, moi aussi (sourire de Nono et Jo). Comment vous vous êtes rencontrés? vous étiez une bande de potes?

Nono : Je te laisse te demmerder avec çà Jo.

Jo : Merci.. Bah à la base, on était pas censé faire de groupe. On jouait tranquille basse/batterie avec Romain (le premier batteur) et on a joué comme çà pendant deux ans.

Ensuite Rico et un autre guitariste (Gaël) sont arrivés. Donc, on s’est dit : « faut trouver un chanteur maintenant ». Entre temps, Gaël est parti. Donc on a mis une annonce pour trouver un deuxième guitariste et un chanteur. Ted et Nono sont arrivés quasiment en même temps. Et c’était parti.

Début 2013, tout a démarré.

Cabaneariff : Mais vous avez attaqué direct la scène. Il y avait déjà des morceaux en place?

Nono : Il y avait déjà des ébauches de morceaux et nous (Ted et Nono) sommes arrivés pour mettre notre patte hardcore à tout çà. On a donc très vite démarré avec 3/4 morceaux sur scène.

Jo : Au départ, c’était plutôt du métal heavy et Nono a vraiment apporté une patte hardcore à notre musique.

Cabaneariff : Et maintenant que tout est en place, comment se passe la composition des morceaux?

Jo : C’est assez simple en fait. Il y en a un qui arrive avec un rythme ou une mélodie, un début de truc, peut importe qui sait, et on travaille tous dessus.

Nono : Cà dépend de l’humeur en fait. On va rechercher plus un truc technique un jour, un autre plus un truc hardcore.

Jo : Chacun a un truc à dire sur chaque partie, Ted faisant un petit peu de batterie par exemple.

Nosh aussi a participé à la composition de l’album.

Cabaneariff : Ok. Et vous avez commencé à tourner avec Dagoba, lors de festivals ausi. Comment êtes vous accueilli par le public qui vous découvre?

Nono : Partout où on va, çà se passe super bien, le public est très ouvert. On a même fait un festoch électro avec des hippies et tout. Le public a tout retourné, c’était génial. A tel point que les membres du festival nous ont rappelé pour qu’on programme une autre date avec eux tellement çà les a éclaté. C’était un truc de malade. Là, ici avec Diamond Dust (le tourneur de Born To Burn, ils sont aussi partenaires communication et endorseur du guitariste) a ramené du matos, des CD, des t-shirts. Ils ont mis les moyens et çà s’est super bien passé.

Cabaneariff : Et ce n’est pas trop dur d’être sur une scène, la scène tourangelle, qui a très peu de visibilité sur le reste du territoire. A l’inverse d’une scène nantaise ou bordelaise qui a déjà des têtes de files?

Nono : J’ai l’impression que çà change. Car la scène tourangelle est belle et variée. Nous, a notre niveau, on essaye d’être un peu la tête de proue de cette scène émergente. Regarde, on vient de passer sur RTL2. La fille nous a dit :  » je vais passer votre album mais çà sera peut être après Julien Doré ». C’est juste génial.

Là, on passe au Hellfest, ils commencent à se dire (les médias locaux) : « putain on va peut être s’intéresser à la scène locale rock car il y a du potentiel ».

Cabaneariff : Et vos projets à deux ans?

Nono : Bah déjà un deuxième album.

Jo : Oui, on continue la tournée jusqu’à Octobre et on attaque le deuxième album.

Nono : Oui, on a déjà une ou deux compositions bien avancées pour le deuxième album et quelques idées et encore de nouvelles influences.

Cabaneariff : Et après une nouvelle tournée? Française?

Nono : Sans doute européenne.

Jo : Ouais, européenne je pense. On a déjà joué en Belgique et on a envie de s’étendre.

Nono : Oui on aimerait bien refaire la tournée des festivals comme le Hellfest l’année prochaine et enchaîner sur une tournée européenne.

Cabaneariff : Bon, la question à la con. Vous être plus à l’aise sur scène ou en phase d’enregistrement?

Jo et Nono : Heuuuuuu… sur scène.. ouais sur scène.

Jo : Parce qu’on a besoin de sentir le public, de ressentir une pêche, une énergie.

Nono : C’est pas con comme question, c’est dur. Les deux formes d’expressions sont importantes et on prend du plaisir dans les deux. La phase de création est super intéressante mais on prend un énorme plaisir sur scène. On fait de la musique pour nous mais aussi pour faire bouger les gens et c’est pas en salle d’enregistrement qu’on peut le faire çà. C’est pour çà que c’est plus la scène.

Jo : Oui, c’est pas du tout la même ambiance.

Cabaneariff : Un dernier mot à vos fans comme à ceux qui vous découvrent en écoutant votre album ou en lisant ces lignes?

Jo : Bah, qu’ils nous viennent sur notre page (Facebook : https://fr-fr.facebook.com/btoburn/?ref=page_internal), ils peuvent nous poser des questions, on est super accessible.

Nono : Et qu’ils ne lachent pas leur soutien, c’est grâce à eux que nous sommes là. Un gros merci à tous ceux qui nous soutiennent, nous encouragent, c’est l’énergie qu’il nous faut pour continuer.

Cabaneariff : Merci beaucoup à tous les deux et à très vite sur scène.

Nono et Jo : Merci à toi.

Deezer : http://www.deezer.com/album/14087880?utm_source=deezer&utm_content=album-14087880&utm_term=7126184_1497912389&utm_medium=web

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