Interview Hampered avril 2018

Alors qu’ils viennent de sortir leur premier album et à la veille d’une tournée, Hampered a accepté de répondre à mes questions. Retour sur Asylum et leurs projets.

Cabaneariff : Bonjour Hampered et merci de répondre à mes questions. Avant tout chose, pouvez vous présenter pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas ?

Guillaume : Salut, moi c’est Guillaume qui vais parler au nom du groupe (sourire). Hampered est un projet Métalcore né en 2013 à Toulon (France). La section rythmique est assurée par Stef à la batterie et Fares à la basse. Romain et moi-même (en backing vocal ou chant secondaire) aux guitares alternent entre couplets incisifs et refrains mélodiques, le tout porté par la voix de Germi

Cabaneariff : Et comment allez vous depuis la sortie de ce premier album ?

Guillaume : On a hâte de pouvoir le présenter au public un peu partout en France et plus. C’était un gros boulot pour pondre ce premier album. Maintenant il faut aller le défendre sur scène .

Cabaneariff : Rentrons justement dans le détail de cet album. Asylum installe une base très cinématographique. D’où vous vient cet intérêt d’intégrer un univers cinéma dans votre musique ? Et pourquoi cet esprit Shutter Island (le livre et le film) ?

Guillaume : C’est suite à un voyage (en 2012 en auto-stop pendant 6 mois) que je me suis dis qu’il fallait également allier la musique avec un fil conducteur ; comme un voyage pour rendre le tout plus dense et cohérent. Après le thème est arrivé et s’est imposé de lui-même.

Cabaneariff : Est-ce que le thème de l’album arrive et vous travaillez les morceaux autour de ce thème ou ce sont les compositions qui déterminent le thème cinématographique ?

Guillaume : Dans ce cas précis le thème est arrivé très vite. Mais pour avoir discuté avec d’autres artistes, nous aimerions nous laisser tenter de faire l’inverse pour un prochain album. Ecrire l’histoire avec les compositions déjà réalisées. Mais de mon côté c’est toujours très difficile de terminer rien qu’une chanson si je n’ai pas les paroles en même temps que la musique. Et donc forcément il me faut un thème pour écrire.

Cabaneariff : Quels sont vos influences musicales ? Ce que vous écoutez en ce moment ?

Guillaume : Pour ma part, je suis très années 90 : System Of A Down, Korn, Drowning pool.

Cabaneariff : Tout ce que j’aime (sourire). Le meilleurs des années 90 avec la nouvelle vague.

Guillaume : Mais actuellement j’ai pris de grosses claques avec des groupe comme Architects, Periphery ou Leprous.

Cabaneariff : Maintenant, projetons nous un peu dans le futur proche. Comment va se passer le passage de l’album à la scène ? Vu que l’ensemble de l’album est un peu travaillé comme un film, vous jouerez l’album en intégralité ?

Guillaume : Oui sur scène on enchaine l’ensemble des titres de l’album. A ce jour nous le jouons dans l’ordre de l’album.

Cabaneariff : Logique. Et vous allez faire quelque chose de particulier sur scène pour coller à l’esprit de l’album ?

Guillaume : Plusieurs choses ont été testées. L’ajout de vidéos ou montagesphotos a bien fonctionné car le public trouve cela très immersif et c’est cela que l’on souhaite. Entrainer le spectateur avec nous bien que l’ensemble des paroles (encore moins sur scène) soit accessible.
Après nous avons imaginé aller plus loin et venir costumé, mais quand tu vois un groupe comme Behemoth, ça place la barre tellement haut que c’est tout de suite moins évident à mettre en place.

Cabaneariff : Oui, je comprends. Le côté immersif est déjà très intéressant. J’ai vu que vous alliez tourner aux U.S.A et au Canada. J’ai remarqué encore quelques petits défauts notamment sur l’accentuation. Vous allez travaillez ça avant votre voyage ?

Guillaume : (sourire) Nous sommes pleinement conscients de nos limites. Je suis actuellement un coaching vocal pour monter en niveau sur la justesse et la profondeur du chant clean. Après, nous sommes soutenus localement par une association culturelle (Tandem) qui nous permet de faire des résidences pour bosser le jeu de scène.

Cabaneariff : C’est un gros investissement et une vraie prise au sérieux de votre travail et du public. C’est cool.

On se projette encore un peu plus loin dans l’avenir. Comment envisagez vous la suite ? Est-ce que l’album suivant suivra lui aussi un univers cinématographique ? Si oui, sera-t-il dans le même esprit qu’Asylum ?

Guillaume : Pour la suite j’imagine pourquoi pas un western. L’idée est de rester sur un concept album car cela rend plus simple les photos, l’art-work de la pochette, la scène. Il n’y pas de questions à se poser car le thème est déjà identifié, il suffit de jouer autour de cela.
Mais pour l’instant la priorité est de défendre le premier album. On prend le temps de composer et pourquoi pas proposer au public une nouvelle compo sur scène à un moment donné.

Cabaneariff : Pour finir, avez-vous un mot pour les personnes qui vous suivent déjà ou ceux qui aimeraient vous écouter ?

Guillaume : « Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit ». Je te laisse trouver l’auteur.

Cabaneariff : François de la Rochefoucault. (Merci à google pour l’aide apportée dans ce défi).

Merci encore de votre temps, en espérant vous voir très vite sur scène.

Guillaume : Merci à toi. On espère vite bouger et attaquer la scène.

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