Interview Psykup Mars 2017

L’hiver est rude mais l’actualité musicale est très fournie. Notamment, un groupe de métal toulousain, Psykup, fait son grand retour avec un nouvel album fin mars : Ctrl+Alt+Fuck. Après 9 ans, ils reviennent pour notre plus grand plaisir.

J’ai eu la joie de pouvoir leur poser quelques questions.

Cabaneariff : Bonjour Psykup et merci de répondre à mes questions.

Tout d’abord, comment allez vous après avoir accouché de ce dernier opus?

Ju (chanteur et guitariste) : Très bien merci, mieux que jamais même ! La gestation a été à la fois longue et très rapide, et nous avons faim de scène pour défendre le bébé !

Cabaneariff : Sur l’ensemble de vos albums, on oscille entre groove funk/rock avec la voix claire et la ligne de basse très ronde et trash avec saturation énorme des guitares et son de batterie surpuissant. Comment décririez vous votre style?

Ju : Nous touchons à tout depuis le début, et nous n’aimons pas trop les étiquettes, donc à une époque on se proclamait défenseurs de l’« autruche-core » (en référence à une de nos titres emblématiques, « L’autruche ») ou bien encore « Métal ? »

Cabaneariff : L’étiquette Métal est un peu généraliste quand on écoute votre musique, les nuances de votre musique vont au-delà.

Je trouvais d’ailleurs une certaine comparaison musicale avec Incubus de l’époque de Science ou encore le groupe de métal-rock Aqmé sur les précédents albums. Quelles sont vos influences musicales?

Ju : Pour le côté métal, je citerais des groupes comme le Machine Head des débuts, Pantera, Strapping Young Lad, sans oublier de grosses influences hardcore à la Biohazard ou Turmoil. Pour le reste, ça va de Faith No More à Alice In Chains, en passant par Moussorgsky ou Ennio Morricone.

Cabaneariff :  J’ai trouvé une plus grande agressivité dans les morceaux que j’ai pu écouter du nouvel album (les 3 morceaux postées sur Youtube), un côté trash métal, punk aussi, plus développé. Qu’en pensez vous?

Ju : Cet album a été conçu de façon plus simple et directe. En tant que compositeur, j’ai visé l’efficacité, le viscéral, le primal. Et l’émotionnel. Le dernier album était trop alambiqué, rétrospectivement. On a voulu retrouver la fougue et la violence des débuts.

Cabaneariff : Pourquoi ce titre de l’album : Ctrl+Alt+Fuck?

Ju : Il exprime à la fois notre côté espiègle, sale gosse, et la violence de l’entreprise.

Cabaneariff : Pourquoi être passé par le crowfunding? vous avez ce besoin d’impliquer les fans dans la création de vos projets musicaux?

Ju : En 2017 c’est de plus en plus difficile de financer ses albums, sans le soutien d’une maison de disques. Nous avons fait le choix d’être indépendants, et d’être producteurs de notre nouvel album. Le crowdfunding est un excellent moyen d’aider le financement et d’être en relation directe avec les fans, qui ont droit à des contreparties spéciales et nous soutiennent directement. Ca consolide les liens et nous en sommes très reconnaissants.

Cabaneariff : Comment vient la création de vos morceaux et de vos paroles?

Ju : Je compose la musique et travaille sur les arrangements, ensuite nous repassons dessus avec mon bassiste, Julian, qui est très impliqué. Puis Matthieu (l’autre chanteur) et moi-même voyons qui de nous deux préfère écrire le texte et les mélodies de chant sur tel ou tel morceau. J’ai écrit 5 textes et lui 4 sur cet album, ce qui donne lieu à des visions différentes et complémentaires.

Cabaneariff : Je voudrais m’arrêter sur le morceau Violent Brazilian Massage. Le titre m’a fait délirer mais j’ai un peu perdu pied dans le texte. Vous pouvez m’expliquer ce que çà raconte et le pourquoi du morceau?

Ju : C’est une expérience mystique que j’ai vécue lors d’un voyage au Brésil. Mon cou était bloqué et une vieille masseuse du cru a appliqué des techniques ancestrales sur moi. J’en suis ressorti sur un nuage, et transformé psychologiquement. Et j’ai ensuite relié cette aventure personnelle à la renaissance du groupe.

Cabaneariff : J’imagine qu’il y aura une tournée après la sortie de l’album. Tournée française? européenne? des festivals?

Ju : Nous attaquons la tournée française fin mars, puis nous allons nous étendre progressivement à l’Europe et au monde jusqu’en 2018.

Cabaneariff : D’après ce que j’ai pu voir, c’est l’endroit où vous semblez le plus à l’aise. Vous prenez toujours autant de plaisir sur scène?

Ju : Oui, et c’était la condition sine qua non pour repartir sur les routes. Nous avons grandi ensemble (le noyau dur existe depuis plus de 20 ans) et nous nous sommes toujours éclatés sur scène. Psykup, c’est une colo entre amis, c’est un repas de famille qui part en sucette.

Cabaneariff : Comment allez vous aborder cette tournée et ces nouveaux morceaux auprès du public?

Tous les morceaux sont possibles à faire sur scène, vous avez déjà penser à ceux que vous mettriez en concert ou vous envisagez quelques tests sur les premières dates?

Ju : Nous avons élaboré une setlist qui fait la part belle aux nouveaux morceaux, mais nous n’oublions pas les moments forts des précédents albums pour faire la fête avec le public. Et nous testerons des choses différentes au fur et à mesure.

Cabaneariff : Merci beaucoup à toi Ju d’avoir bien voulu répondre à mes questions et pleins de réussites pour cet album et la tournée.

Ju : Merci à toi !

Ctrl+Alt+Fuck sortira le 31 Mars. Vous pourrez retrouver ma chronique le jour même.

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