Kai Engel / The Run

Kai Engel, le pianiste et compositeur de musique de film russe, revient avec un nouvel album : The Run. Il met à profit toute son expérience en matière de bandes originales, d’électro et ces talents de pianiste pour nous livrer une course contre la montre au travers d’une bande originale sans film. Original? oui.

The Run est peut être la bande originale d’un film qu’il aurait aimé composé ou tout simplement une envie devant son piano de composer des morceaux et chemin faisant, les relier les uns avec les autres. Seul Kai Engel peut le dire.

Seeker commence justement comme l’introduction d’un film, la trame, l’intrigue. Les notes sont lentes, traînantes, chaudes, belles. Tout va bien pour le personnage principal, tout est beau. Mais bien vite, le violon intervient comme un drame dans la vie du héros. La chaleur laisse place à la froideur des notes sur l’instrument à cordes. La tristesse de la mélodie nous entraîne et le mouvement s’accélère avec les percussions, comme la recherche d’explications du drame par le héros.

Un très beau thème qui nous plonge tout de suite dans l’histoire.

Harbor nous laisse dans la tristesse, les notes de pianos résonnant comme la pluie sur le sol. Le héros ne se console pas de la perte de l’être cher et sombre.

Imminence et ces notes lourdes de pianos, distinctes les unes des autres, espacées nous confortent dans ce sentiment de latence, d’attente. Les notes de synthés derrière suggèrent le cheminement du héros vers la vengeance, vers son côté sombre.

Scenery est la séquence du héros qui traverse le pays pour retrouver l’auteur du drame, son ennemi. Il faut toujours un passage comme celui là dans les films, et cette bande originale n’y déroge pas. Les notes de guitares électriques détachées, accouplées aux notes de synthés rapides et éphémères nous enjoignent à imaginer le paysage défiler autour du héros, en voiture surement, alors qu’il est décidé à user de la loi du talion (oeil pour oeil).

Après Tumult où les notes de violons et de pianos viennent prendre le héros et remettre en question sa décision, pris entre le désir de vengeance et l’acceptation du deuil, Chance amène comme une réponse à cela.

Le personnage s’élève, s’apaise. Il trouve un nouvel idéal, une nouvelle raison de vivre par le biais des synthétiseurs répétant éternellement la même mélodie mais avec cette sensation de monter légèrement en puissance avant le dénouement.

Denouement justement et ces notes de pianos volatiles, légères, rapides entraîne le héros dans un amour naissant, une nouvelle vie : peut être sa fille (l’avis d’un père qui parle) ou une nouvelle femme. Les notes s’enchaînent sans fin pour laisser place à une mélodie, un final serein, romantique, beau et optimiste.

Conclusion :

C’est déjà la fin du film, ou plutôt de l’oeuvre et on en attendrait presque une suite. Mais souvent les suites sont moins biens que le premier. L’auteur devrait donc, tout comme le réalisateur, créer une autre oeuvre qui viendra ajouter une nouvelle corde à son arc.

Kai Engel manie le piano et les ambiances avec une grande dextérité et je me suis très rapidement retrouvé entraîné dans son oeuvre. Mélange de musique et de film, cet album est très original par sa construction.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/41669141?utm_source=deezer&utm_content=album-41669141&utm_term=7126184_1499900849&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/2nwY82ACMqHLco6I7pvy75

Facebook : https://fr-fr.facebook.com/kaiengelmusic/

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