Killswitch Engage / Incarnate

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Killswitch Engage, groupe de métal américain, sort son 7ème album : Incarnate. Ils reviennent à des origines plus métalcore (çà veut dire c’est du gros gros son). Ils participeront aussi au Hellfest 2016.

Ils reviennent à des origines un peu plus rude avec le chanteur Jesse Leach. Leur précédent chanteur faisait un peu plus dans le mélodique. Jesse Leach sait aussi le faire mais aime beaucoup growler (hurler plus que chanter). Les musiciens sont toujours aussi bons, ce qui leur permet d’avoir des passages harmoniques et de fournir un très gros travail sur les mélodies de leurs morceaux.

Ainsi Strength Of The Mind a une intro en syncopé (ils retombent sur le temps fort une fois sur deux, ce qui donne un décalage dans la rythmique). Le refrain est chanté avec un léger délay sur la voix. En revanche le couplet est clairement hurlé. Il y a une réelle césure entre le couplet et le refrain, aussi bien dans la mélodie que la façon musicale de l’aborder. C’est quelque chose qui est très représentatif du métal, et qui gage de la qualité des musiciens. Le tout est très cohérent et franchement bourrin! j’adore. Surtout la fin, où si on a des cheveux on peut les balancer dans tous les sens.

Les textes sont très travaillés aussi. Sur ce morceau, il parle du chemin parcouru et de la force d’esprit qu’il faut pour se relever. Les paroles sont très positives, mettant en avant la force de conviction face à l’adversité.

Ils font de même sur Just Let Go. Seulement là, la puissance rythmique est sur le refrain, allant à 200km/h avec les guitares qui partent en double croche (ils balancent à fond sur les cordes pour résumer). Et le refrain est plus clair, la guitare passant en son clair (la guitare électrique enlève sa saturation) et le morceau ralentit. La voix se fait plus mélodique et moins hargneuse.

Mais ils savent aussi faire dans le beau et le calme. Quiet Distress est un superbe morceau en guitare acoustique…. au début. On revient vite au rapide et puissant. On ne se refait pas, ils veulent mettre le fait que tous les maux de la terre, la colère, les pleurs, la peur, ne peuvent être pansés par le silence. Paradoxalement, cela me rappelle la réaction française aux deux derniers attentats perpétrés à Paris : Les français se levant, marchant, allant dans les bars, pour dire non aux assassins sectaires.

 The Great Deceit est énorme de technicité et de son. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eut une intro aussi bourrin et technique à la fois. C’est juste un extase de métalleu. Le morceau ne ralentit pas, j’arrive à peine à reprendre mon souffle.

Bon, il y a aussi des morceaux que j’apprécie moins. Par exemple Triumph Through Tragedy. Le côté doom métal me plait moyen. Notamment la façon de chanter (il chante de façon très guttural, très symptomatique des chanteurs de doom et death métal). La mélodie m’accroche moins aussi. Je la trouve trop répétitive au contraire des autres où les changements refrain/couplet sont plus marqués.

Conclusion :

Un album puissant, rude mais juste. La technique des musiciens et le travail sur les rythmiques et les mélodies en font un très bon album de metalcore. Pour les amateurs uniquement. Killswitch Engage arrive, je trouve à se renouveler et à composer de façon très intelligente à chaque fois.

A écouter autour d’une bière et d’un billard ou lors d’un concert du Hellfest en Warzone!!

Deezer : http://www.deezer.com/album/12553502?utm_source=deezer&utm_content=album-12553502&utm_term=7126184_1457720200&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/1zcMqDzxecHx6JQvi7oFmH

Facebook : https://www.facebook.com/killswitchengage/?fref=ts

 

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