King Coya / Tierra de King Coya

King Coya est un artiste argentin. A la fois musicien, compositeur et arrangeur, Gaby Kerpel (de son vrai nom) décide de créer un univers original mêlant modernisme électronique et traditionalisme sud-americain. Son deuxième album Tierra de King Coya est tout un programme.

Un chant en espagnol, une mélodie à la guitare (la ronroco, une guitare péruvienne) sonnant très hispanique. Ce n’est pas El Condor Pasa puisque très vite une boucle intervient sur la voix, un scratch apparaît sur la guitare. La musique est un mélange d’électro et de musique traditionnelle sud américaine. La flûte péruvienne (la tarka) est couplée au beat répétitif et entêtant. C’est ainsi que l’on commence avec Te Digo Wayno.

Le mélange de sonorités digitalisées et de mélodies aux instruments organiques est très original. Ajouté à cela le parti pris de mettre en avant l’envie de faire découvrir les origines de King Coya par le biais de l’électro.
On se retrouve pris entre M.Oizo et une musique traditionnelle inca très dansante comme peut en témoigner Algo ou Pachama et ces sonorités sourdes de synthés.

L’avantage, c’est qu’on ne tourne pas en rond. Même si cette musique, la musique traditionnelle sud américaine, m’est étrangère, je découvre beaucoup de nuances avec des choeurs féminins sur Pa Que Yo Te Cure.

En revanche, une très grande partie de l’album  (la toute fin pour être exact) met un peu de côté l’aspect électro pour se concentrer sur l’aspect traditionnel. Il reste des arrangements modernes mais on se prend très vite à souffrir d’un manque de rythme.
Dorremi semble plus être une comptine pour endormir les enfants quant à Icaro Llama Planta, hormis le beat en contretemps assez déstabilisant, je finis par attendre avec impatience la fin du morceau.

Conclusion :

Tierra de King Coya est une promesse d’évasion et d’originalité qui s’essouffle un peu au fur et à mesure que l’on avance dans l’album. Spoiler alert : je ne suis pas le public pour ça. Pour celui à qui cela plaît, la musique sera pleinement immersive, voire transcendante avec une touche de spiritualité.
Pour ma part, j’y ai surtout vu un moyen de m’évader un moment sans aller plus loin que l’instant présent. J’aurai aimé plus d’électro poussant le concept dans une énergie plus dans l’esprit de Te Digo Wayno, voire même au delà. Dommage.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/61271842

Spotify : https://open.spotify.com/album/6tbvwQBiY6vek9z4ezj3tR?si=q70mTiaERyazEvl0mMtppQ

Facebook : https://www.facebook.com/kingcoya/

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