Kublai Khan / Nomad

Un peu de trash dans ce monde de brute. C’est ce que propose Kublai Khan, de retour avec un nouvel album : Nomad. Leur troisième album assoie leur popularité dans le monde du trash métal. Dans la veine de Machine Head, voyons ce que donne ces gentils texans.

Le nom du groupe Kublai Khan est tiré de l’empereur mongol du même nom qui a instauré la dynastie Yuan en Chine au 13ème siècle. Petit fils du célèbre Genghis Khan, il prit la tête d’un empire s’étendant jusqu’à la Chine en 1279.

Voilà pour la partie culture. L’album maintenant.

Alors, on peut garder l’esprit « là où les texans passent, l’herbe ne repousse pas parce qu’il y a eut un énorme circle pit (les gens dansent, sautent et se balancent les uns contre les autres dans un pogo général tout en tournant dans une zone que les participants délimitent) qui a tout dévasté » pour faire le lien avec le célèbre empereur.

Là s’arrête la référence.

Les morceaux sont très courts (2 à 3 minutes) ce qui évite de se lasser par temps d’énergie et de puissance.

Dès Antpile, je suis agréablement surpris par le son, notamment de batterie. Le son est énorme, terriblement dense et permet de mettre en pleine face leur musique à l’auditeur non averti. Dans l’esprit de Machine Head, le groupe installe un riff pêchu qui prend son envol sur True Fear avec une accélération brusque sur les couplets et un refrain digne de Cetautomatix (le forgeron gaulois dans Astérix. Oui, aujourd’hui je balance toute ma culture. Je suis comme çà).

Le riff est incisif et ne manque pas de pêche. C’est un morceau idéal pour un headbang (secouage de cheveux lavées préalablement avec des essences naturelles et des écorces d’arbres car le métalleux est respectueux de l’environnement).

J’adore The Hammer. Le riff saccadé accentué par la double pédale de batterie est véritablement le single de l’album (si tant est que l’on puisse un jour entendre ce titre sur les ondes françaises).  Une chose est sûre, ils sont très énervés.

L’énergie déployée traverse l’album sans jamais nous laisser souffler. Les riffs, très travaillés, pour une oreille non exercée, peuvent paraître les mêmes. c’est surtout le chant, hurlé et guttural qui nous fait penser çà.

Bref, on avance au fil de l’album très facilement. Que ce soit B.C. qui me fait furieusement penser à Sepultura. Le pont entre le couplet et le refrain avec le roulement de batterie et le ralentissement des guitares et le clip enflammé me confirme cet état d’esprit.

Split et son riff de guitare énormissime en contre-temps.

Tout est là pour réaliser un pogo gigantesque.

Seul bémol, River Walker. Le morceau bascule dans une incantation lente et froide, presque horrifique. Le tout donne un rendu un peu tiède.

Conclusion :

Un album court, c’est vrai, mais très très bon. Du pur trash puissant, énergique et énervé aux riffs acerbes et à la batterie impressionnante. La longueur des morceaux installent une certaine frénésie dans l’album seulement arrêtée par un River Walker en dessous du reste.

Un album de trash comme j’aime. En tout cas moi ….J’ACHETE!!!!

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/47555942?utm_source=deezer&utm_content=album-47555942&utm_term=7126184_1506681931&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/4XOJCBjxUbqrbSJkBrjlDu

Facebook : https://www.facebook.com/KublaiKhanTexoma/

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