Lacuna Coil / Delirium

lacuna coil

Je ne présente plus Lacuna Coil. Un groupe de métal italien avec Cristina Scabbia, la chanteuse au charme fou et Andrea Ferro, le chanteur qui growl. Elle sort aujourd’hui son 8ème album : Delirium.

Plus çà va, plus Lacuna Coil s’enfonce dans le métal pur et dur. Là où on a découvert en 2001 avec Unleashed Memories (leur deuxième album) un groupe de nu-métal un peu gothique ; on les retrouve 15 ans plus tard plus énervé.

On a toujours ce côté gothique mais le son s’est amplifié. De plus, voilà l’exemple d’un groupe de métal qui n’est ni allemand, ni nordique, ni même anglais et qui a réussi à percer sur la planète entière.

The House Of Shame commence par une intro avec des chœurs cathédrale (l’aspect gothique est sauf), mais très vite Andrea Ferro vient hurler aux oreilles de l’auditeur alors que les guitares électriques se mettent en place dans un riff rapide et puissant. Le refrain et l’arrivée de Cristina remet l’aspect mélodique sur le devant du morceau. l’écho sur sa voix donne une puissance énorme à sa voix, déjà superbe. On a vraiment l’impression d’une élévation au dessus du sol.

Le final avec Andrea Ferro qui growl est énorme avec un gros son de guitare, de batterie et toujours ce synthé qui conserve l’aspect gothique. Puis revient les chœurs cathédrale.

Blood, Tears, Dust commence avec quelques notes de synthés, un son très industriel, presque électro. Très vite, le métal reprend la main avec une grosse saturation de guitare et une basse énorme : le camion lancé à pleine vitesse. La double pédale de la batterie donne une puissance supplémentaire et Andrea finit le travail avec sa voix hurlante. Sur le refrain, Cristina ajoute ce côté aérien, superbe. Le paradoxe de sa voix et du clavier avec la lourdeur des riffs de guitares et de batterie est simplement génial.

C’est mon morceau préféré. On a même droit à un petit solo de guitare, qui déroule une descente de manche (le manche de la guitare bien entendu) de Marco Biazzi.

Ghost In The Mist continue toujours dans cette énergie énorme de l’album. Mais cette fois ci, Cristina intervient dès le couplet, comme un question réponse avec Andrea. La puissance féminine, face à celle masculine. Un morceau très rapide, comme une fuite en avant. Des riffs agressifs, même si très simples.

A mi-morceau, la colère d’Andrea monte encore en ralentissant le morceau, mais le rendant plus lourd. Cristina finit d’apaiser le morceau, avec toujours cette environnement gothique (en entend même Andrea chanter normalement en arrière).

Claustrophobia me fait penser aux morceaux plus traditionnels de Lacuna Coil. Comme s’il avait été écrit avant, à part de cet album. Le son est plus doux, mélodique. Les saturations sont moins rudes et même Andrea ne growl plus ou presque), il chante énervé (ce qui est un mieux chez lui). Le solo est plus lent, volant aux côtés du synthé, prenant de la distance d’avec la batterie et la basse.

Conclusion :

Un album plus intense, plus énergique que les précédents. Là où Lacuna Coil était un groupe de métal pour les jeunes gothiques et à public très féminin, je pense que ce groupe peut conquérir un public plus masculin, vu la testostérone qui règne dans les riffs de guitares et la colère affichée du chanteur. Un très bon album qui me fait un peu penser à un concept album. Comme la visite d’une maison hantée et tout ce qu’il s’en dégage.

deezer : http://www.deezer.com/album/13200470?utm_source=deezer&utm_content=album-13200470&utm_term=7126184_1464380379&utm_medium=web

spotify : https://play.spotify.com/album/5ddVEy5XVXrK6fEL0jNLYs

facebook : https://www.facebook.com/lacunacoil/

 

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