Live Report Hellfest 2017 Jour 1

Cette année, le soleil est de la partie pour le Hellfest 2017. L’espace a été agrandi (notamment pour créer une zone VIP sensationnelle) et pour créer un Hell City Square (l’entrée du festival) encore plus attractif. Cette année, je viens accompagné de Nico (un super pote et la nouvelle recrue de Cabaneariff) pour me donner un coup de main et me permettre de vous donner un maximum d’apperçu sur les groupes qui sont présents. Je m’empresse d’aller devant les scènes de bon matin.

Je tombe direct sur Sidilarsen, groupe de métal français sur lequel je n’avais pas accroché lors de l’écoute de l’album. Il n’est pas midi que déjà le groupe met le feu devant plusieurs dizaines de milliers de festivaliers matinaux. Ils organisent plusieurs wall of death ; j’ai beau etré matinal, j’ai mal. Il faut avouer que sur scène, ils mettent le feu et l’esprit très anti politique et vindicatif du groupe passe au second plan devant la puissance du son et l’énergie dégagée par les mélodies.

Vient ensuite Myrath, un groupe de métal tunisien. Ils mélangent habilement culture orientale et culture métal. Le visuel est très sympa notamment avec la danseuse orientale qui crée une véritable chorégraphie autour des morceaux et les musiciens techniquement au top. Personnellement, je ne suis pas fan de leur musique, très métal progressif et manquant, je trouve, d’énergie pure.

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Pour contrebalancer cette impression, Betraying The Martyrs, groupe français plus connu aux USA qu’en Hexagone balance son gros son et le chanteur avec sa grosse voix arrangue le public. La foule joue le jeu et saute, chante, pogote tant et plus. Le groupe profite de l’occasion pour filmer le morceau titre de son dernier album (si le Hellfest a mis le feu comme il faut, ce dont je ne doute pas, le public sera sur le prochain clip).
J’ai été soufflé par le bassiste jouant aux doigts, il a une dextérité énorme.

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Il est encore tôt quand j’ai ma première grosse surprise : Animal As Leaders. J’avais beaucoup aimé leur album même si je le trouvais très technique. Ils font du métal instrumental. Les trois musiciens sont impressionnants. Les deux guitaristes utilisent chacun une guitare 8 cordes (normalement c’est 6, voir pour certains 7 cordes). 8 cordes, je n’avais jamais vu ça. Ils ont des sonorités qui s’apparentent à la basse et en même temps ils peuvent monter pour retomber sur un son de guitare électrique classique avec des aiguës surpuissantes pour les solos. Quant au batteur, il déroule des rythmiques à tomber par terre. C’est visuellement très intéressant pour les musiciens ou les techniciens de la musique. Le grand public profite surtout de la qualité musicale des morceaux.

Petite pause et on reprend sous un soleil écrasant.
Bon, écouter Queensryche en 2017, c’est un peu retomber en enfance. Les années 90, Bon Jovi et Iron Maiden mélangés : çà donne Queensryche.
Je passe rapidement sur Helmet. Les riffs sont sympa mais la voix gutturale et sans variante m’a soûlé.
En revanche Devin Townsend ça c’est du bon. Des mélodies accrocheuses, une voix pleine de nuances et très agréables et des sonorités aériennes qui font penser à des musiques de films. Du bon gros son et une musicalité super sympa. Ce musicien vient quand même de Strapping Young Lad et a aussi joué avec Steve Vai (maître de la guitare électrique aussi appelé guitar hero) : cela force le respect et explique toute la qualité musicale de cet homme.

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Un groupe qui prend tout son intérêt en concert est Powerwolf. Les morceaux sont toujours un peu les mêmes et les paroles ne brillent pas par leur qualité mais le groupe met le feu sur scène. L’univers très marqué religion catholique détournée, le jeu avec le public et les quelques mots en français du chanteur font monter l’ambiance à un niveau formidable. Tout ceci en fait un groupe à voir en concert tellement c’est drôle et c’est bon.

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Pour Deep Purple, j’ai laissé faire Nico (cela me permet de continuer ma promenade sur les autres scènes). Au préalable rappelons que je suis un fan de Deep Purple et que j’attendais ce concert avec de bonnes ondes !
Le démarrage a été plutôt bon avec une bonne énergie et des morceaux d’anthologie comme Fireball.
cela se complique un peu après Strange Kind Of Woman où l’on sent clairement la pression redescendre malgré les efforts de Steve Morse qui donne vraiment l’impression de s’impliquer avec des solos très bien ciselés.
Le solo d’orgue est sympa mais sur un set d’une heure et quart cela prend à mon sens un peu trop de place !
Heureusement les derniers titres réhaussent  le ton avec notamment un Space Truckin au riff imparable et à la base du hard-rock .
Au final un concert propre où j’ai plus eu l’impression qu’ils se sont attachés à faire le boulot. Peut-être est-ce une vision un peu faussée du fait d’un Ian Gillan peu loquace dont le seul partage avec le public a été le refrain de Smoke On The Water.

Pendant ce temps, je prends mon courage à deux mains et vais faire un tour en Warzone. Cette scène a été vraiment agrandi depuis deux ans, ce qui permet d’éviter de se faire écraser par une foule en furie devant leur groupe de prédilection.
Les Ramoneurs de Menhirs nous font le plaisir de revenir au Hellfest mais avec une surprise : un orchestre de musique celtique les accompagne. On a droit à leurs meilleurs morceaux agrémentées de très bons musiciens bretons venus leur prêter main forte. L’ampleur de leur musique punk celtique (biniou, bombarde à gogo), c’est juste génial!!!

C’est très original déjà à la base comme musique mais alors avec cet orchestre, on a quelque chose d’hors norme et de franchement très agréable à écouter.

Dernier concert du vendredi soir pour Nico. Je m’attendais à découvrir Rob Zombie sans trop d’idées ne connaissant que partiellement son œuvre.
J’ai été saisi d’emblée par la scénoféerie et son entrée sur scène avec cet excellent morceau qui est Dead City Radio… Énorme ! Très gros son dans la famille du métal indus, on ne peut qu’aimer les Living Dead Girl, Never Gonna Stop, Get Your Boots On, énergiques et même dansants.
Son jeu de scène reste marqué par des tenues variées et une énorme présence plein de testostérone !

Je suis obligé de faire un focus sur son guitariste John 5 qui a son petit moment à lui pendant le set. Particulièrement impressionné par son jeu , sa dextérité , une musicalité originale et variée, ce mec m’a vraiment séduit.

Final obligatoire sur son grand tube Dragula et le tour est joué.
Sans aucun doute un de mes coups de cœur du festival.

Une bonne nuit de repos pour les deux soldats du rock et on se retrouve demain pour la deuxième journée….

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