Live Report Hellfest 2017 Jour 3

C’est le dernier jour, toujours une chaleur suffocante et une certaine fatigue s’installe ce dimanche. 3 jours, ce n’est plus de mon âge ou quoi???? Cette journée s’installe entre interviews et concerts : une course contre la montre. Heureusement, il y a mon Nico pour m’épauler.

Après quelques interviews, j’arrive à m’extraire de la zone presse pour voir Motionless In White. Les mecs balancent un gros son, un très bon set. Le groupe se fait découvrir sur le territoire avec des morceaux propres, énergiques et un style à la Marilyn Manson. Un concert sans fausse note et qui confirme la bonne opinion que j’avais d’eux sur l’album.

03

02

L’après midi continue avec Il Nino. Un groupe de métal américain dont les musiciens sont tous originaires d’Amérique du Sud et mélangeant percussions et métal. J’adorais ce groupe plus jeune et je dois dire que je les avais perdu de vu. Je pensais même que le groupe avait splitté (s’était séparé). Mais non, ils sont bels et bien là et avec toujours une énorme énergie, des morceaux punchy et un son très impressionnant. Autant Slipknot et ces percus, en live, n’ont aucun intérêt autant les percussions d’Il Nino sont réellement un atout au morceau. Cela lui amène une primalité, une origine (sud-américaine) et une puissance très intelligemment orchestrée.

Retour en interview alors que Nico se ballade sans réellement trouver son bonheur.

Il se laissera tenter pour revoir Alter Bridge. Un classique mais toujours aussi bon. Des musiciens hors pair, un son pêchu, des solos à la pelle. Du bon métal efficace. Que demander de plus.

Pendant qu’il va voir Blue Oyster Cult (« sympa » dixit Nico), je m’en vais voir Of Mice And Men. Je viens d’interviewer le batteur, j’ai adoré leur album ; je me devais donc de les voir sur scène. Aaron Pauley (le bassiste et choriste) prend la main sur le chant et, une chose est sûre : il envoit. J’avais un petit coup de coeur sur Austin Carlile (l’ancien chanteur) mais Aaron sait s’imposer avec une voix pouvant basculer du clair au grave sans aucune difficulté. Bluffé, j’ai adoré!!!

Après les avoir vu au Download, c’est Nico qui profite de Prophets Of Rage. Deux opinions valent mieux qu’une :

J’ai eut la chance de voir Audioslave (la formation de Rage Against The Machine avec Chris Cornell, le chanteur de Soundgarden) donc je n’attendais pas forcément une résurrection de Rage Against The Machine. Et bien m’en a pris car de voir le groupe basculer dans le hip-hop m’a clairement laissé sur ma faim. Le chanteur de Cypress Hill (B-Real) et celui de Public Enemy (Chuck D) sont pourtant des habitués des scènes métal et ils savent ouvrir les esprits en ajoutant des notes rap très poussées dans des mélodies métal. Mais là, on va trop loin dans le concept. La prédominance du groupe est clairement le hip-hop, et malgré les Bombtrack et autres Killing In The Name Of, cela ne suffit pas à me faire rester devant la scène. De plus, les messages politiques rendent le tout un peu lourdingue (même s’ils sont connus pour çà).

04

07

Et de même, il s’y colle pour Linkin Park (dans la foulée, autant passer une fin de soirée en apothéose) :

Il faut dire que je m’attendais à une réaction plus hostile sur ce groupe du fait de son dernier album électro-pop. Le public m’a agréablement surpris. Un bon accueil sur les morceaux d’Hybrid Theory malgré le côté statique des musiciens sur scène. Mais ces morceaux fonctionnent toujours et l’énergie reste bien présente. In The End et One Step Closer font toujours leur petit effet. En revanche, une fois que les nouveaux morceaux font leur venue dans le set, c’est une autre histoire. Des sonorités électro prennent le dessus, un DJ prend la main sur la quasi totalité du morceau au point de ne pas comprendre ce que font les autres musiciens sur scène. Après deux, trois morceaux, le public se détourne et pour quelques uns sortent du festival avec un goût d’inachevé en bouche (finir sur Linkin Park est rude c’est vrai), d’autres rongent leur frein et attendent la venue de Slayer qui finira en beauté le festival, comme à son habitude, avec une énergie explosive sur scène et des hits en veux tu en voilà.

05

02

Voilà, le festival se termine. De belles découvertes, de superbes confirmations et quelques déceptions sur ce festival. Parmi plus de 160 groupes, on trouve toujours à voir et à faire et difficile de ne pas trouver son bonheur. C’est la quatrième année et je prends toujours autant de plaisir et je continue de découvrir. Pourvu que çà dure encore quelques années….

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire