Live Report Hellfest 2018 Jour 2

9h00, Samedi, déjà grand soleil et réveillé sur fond de métal dans le camping. Un brin de toilette, un petit déjeuner sommaire et au boulot. Les groupes attaquent dès 10h30 sur les premières scènes et nous voulons vous en faire profiter car pour certains ce seront les groupes dont vous entendrez parler demain partout. C’est parti pour le Live Report du Hellfest 2018 Jour 2!!!!

Nous nous rendons alors à la Valley pour notre premier groupe de la journée, les stoner italiens de Black Rainbows. Très très sympa comme style et le son est propre.

Apres le premier café matinal (à 11h30) nous découvrons le groupe suédois Monolord. Du bon son doom mélodique et lourd à la fois… dépressif s’abstenir !

Enchaîner sur Black Bomb A, j’ai beau être matinal, j’ai mal. Le trash punk à même pas midi a déjà fédéré un très grand nombre de festivalier venu pogoter et slamer sur les titres des français. Ils en profitent pour roder Wake Up, leur nouveau single sur scène.

Allez, un désormais classique du heavy métal britannique : Savage Messiah. C’est propre et ça sonne bien. Rien d’original cependant, le set est propre, ils jouent les meilleurs morceaux de leurs 4 albums.

Nous avons 5 minutes pour retourner à la Valley pour les 2 français Jessica 93 qui envoient aussi. Comme quoi, pas de besoin d’être 36 sur scène pour faire du bon son. Ils me font penser aux Royal Blood, mais en plus perché…” bonsoir Clisson” à 13h00 et avec de l’autodérision “merci d etre venu au Hellfest juste pour nous”. Leur musique rock/punk/coldwave balance sous la tente.

On reste sur cette même scène pour 1000Mods, le groupe grec stoner, qui commence à se faire connaître sur la scène rock grâce à internet (les albums n’étant disponibles que sur leur bandcamp). Le chapiteau est plein à l’heure du lancement des hostilités. Le jeune groupe grec (c’est pas facile à dire) donne tout sur scène et le public apprécie l’efficacité du groupe sur scène.

Le soleil est haut, un déjeuner rapide et hop, on continue la tournée des scènes. Je n’arrive même pas à entrer sous la tente de Psykup tellement la foule est dense et déborde. Pour une première au Hellfest, on peut dire que c’est une franche réussite pour les français qui donnent tout sur scène. Leur humour décalé et leur sincérité fait mouche, le public en redemande.

Après un passage où il avait dû se délocaliser sur la Valley, Tremonti prend sa revanche en mettant le feu sur la Main Stage 2. Malgré le fait que son dernier album soit un concept album, ils dispatchent des anciens et des nouveaux morceaux pour une heure de set. Je m’attendais à voir l’ensemble de son dernier album mais cela aurait sans doute été trop long. Il faudra attendre de le voir hors festival dans le cadre de sa tournée.

Pleymo sur la Mainstage, c’est assez rare pour aller voir. J’ai toujours aimé ce groupe, et il faut reconnaître qu’ils envoient. Le chanteur a revêtu son short de foot, coupe du monde oblige, et c’est parti pour 1h de métal. Ils haranguent le public et ce dernier répond présent : circle pit, marteau (on baisse le corps en hochant la tête de bas en haut comme un marteau frappant le sol). Pour leur premier passage, là aussi, le groupe a sur rallier le public à sa cause. Et sans être chauvin, c’est agréable pour un groupe français d’être prophète en son pays.

Bullet For My Valentine est toujours aussi technique et la démonstration de solos de batterie et de guitares fonctionnent parfaitement sur scène devant une Main Stage pleine à craquer. La foule saute à tout rompre sur leurs morceaux les plus lourds.
J’écoute leurs albums et j’accroche pas. Je les voient en live et je me dis qu’ils font le job, largement. C’est drôle quand même comment l’ambiance et la différence peut se faire sur scène.

Pour l’ouverture de la soirée c est le groupe stoner Orange Gobelin qui remplit à fond la Valley. C’est dommage car le son est dégueulasse, il n’y a pas d’autres mots. Cela n’empêche pas le public d’adhérer, mais nous, on zappe.
On enchaîne rapidement avec Madball sur la Warzone. Le groupe de punk new-yorkais met l’ambiance sur la scène et dans l’amphithéâtre de la Warzone.

Que dire en revanche de Body Count. 3 minutes de musique pour 20 minutes de blabla. L’année dernière, il avait été moins loquace et son set était plus efficace. Là l’ambiance retombe assez vite. Dommage. Je m’écarte pour aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Mon plus beau moment et le plus attendu. Deftones. Un son énorme, un Chino Moreno (le chanteur) qui court partout jusque sur l’avancée de la scène. Tout y est, le public est au complet pour les voir. Ce qui tombe bien car il monte littéralement sur la foule et traverse le public hystérique. Deftones est clairement un groupe fait pour le Hellfest. Un son lourd, des singles comme Spider agressifs et puissants, un chanteur charismatique qui fait le show. Je ne m’attendais pas à autant de la part de Deftones. Un pur moment de plaisir.

Limp Bizkit vient prendre sa revanche en ouvrant sur un hommage à Vinnie Paul (mort le matin même) avec Cowboys From Hell. Ca annonce du bon. Une nouvelle bassiste, un nouveau batteur et une énergie retrouvée pour Limp Bizkit alors que la nuit se couche et que le son monte.

C’est l’heure de Rollin!!!!! Un superbe Faith, Nirvana.. ils sont déchaînés. Ils en oublieraient presque leurs propres morceaux. Il lance la marseillaise, la foule reprend et il doit envoyer un Rage Against The Machine pour que l’on arrête. Fred Durst finit lui aussi son show au milieu de la sécurité alors que Wes Borland, le guitariste, fait un bain de foule. Un très bon moment.

Nous profitons des tables et du jardin de la zone VIP pour boire un dernier verre dans la fraîcheur nocturne alors que résonne Avenged Sevenfold sur la Main Stage 1.

Là encore, déçu de leurs dernières prestations scéniques et de leur dernier album, nous faisons l’impasse.

Au dodo, pour se réveiller tôt et profiter pleinement du début du festival pour le dernier jour.

Krole et Fabien

Photos : Edward Surcin

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