Live Report Hellfest 2018 Jour 3

Il est 10h00, le monde se presse tranquillement vers les douches communes du camping, vers l’espace petit déjeuner et pour beaucoup vers les scènes qui vont bientôt commencer à jouer. C’est le dimanche, le jour du seigneur. Mais au Hellfest, c’est le dernier jour du festival qui n’a lieu qu’une fois dans l’année. Et l’occasion pour nous de voir des groupes qui ont sorti des albums cette année et ce qu’ils donnent sur scène. C’est parti pour le Live Report du Hellfest 2018 Jour 3 (sniff déjà le troisième jour).

Les premiers à se présenter sur scène sont les Texas Chainsaw Dust Lovers (renommés Dust Lovers depuis peu). On est sur du rock’n roll stoner, autrement dit, un mélange de stoner et de rock old school. Le public découvre les cuivres (saxophone) sur scène se mélanger avec les saturations de guitares. Le jeu très sincère mais un peu décalé du groupe en surprend plus d’un. Mais le punch est là et on en redemande très vite.

Le soleil est au zénith et Shinedown entre en scène. Il y a déjà foule mais la chaleur et le dimanche se fait sentir.
Mais il en faut plus pour les décourager.  Ils envoient leur nouvel album au front et çà fait mouche. La montée en puissance du groupe s’était fait sentir sur leurs albums et sur scène l’ensemble des morceaux est très cohérent. Le son est impeccable et l’énergie est très communicative.

In This Moment est le genre de groupe qu’il faut voir en concert. Une scénographie énorme, des changements de costumes, des histoires et un son puissant fait pour le plein air. Le public en redemande. L’univers basé sur la sensualité, les forces de la nature et la religion fonctionne à la perfection avec le public du Hellfest. Moi le premier.  Et pour ne rien gâcher la chanteuse a du chien.

Toute ma jeunesse me revient a la gueule avec Killswitch Engage. Et çà me redonnerait presque (presque parce que mon genoux me dit le contraire) envie de retourner au milieu de la fosse en découdre dans un mosh pit. Mosh pit organisé à chaque morceau que le groupe joue tellement  l’ambiance s’y prête et le son aussi. Ils envoient du pâté et c’est pas de l’industriel ça madame. c’est de l’artisanal avec  un chant enragé/clair, une saturation à se décoller la plèvre, une basse et une batterie qui viennent niveler le chaland qui essaierai de se relever après ça. J’adore.

Une Valley qui déborde pour Zeal & Ardor. Un public déjà acquis à sa cause alors qu’il n’a sorti que 2 albums. 3 chanteurs des grosses saturations, un mélange de gospel et de black métal : voilà l’ingrédient de Zeal & Ardor. En live, on oscille entre le génie tellement les chants imbriquent parfaitement la musique métal et le black métal banal, presque anecdotique. C’est dommage de passer d’un extrême à l’autre à ce point. Je reste un peu sur ma fin. Et la Valley n’est peut être pas la tente la plus indiquée pour ce groupe (je l’aurai plus vu sous l’Altar, la tente est peut être plus petite aussi).

Après les avoir vu au Download, l’occasion m’est donné de les revoir au Hellfest. Je veux parler de Baroness. Suite à un soucis avec le batteur apparemment malade, le groupe décide de jouer en acoustique. Original. Ce sera un nouveau concert et un autre moyen de découvrir leur musique. Bon, c’est sympa mais l’acoustique manque quand même de punch. Au Hellfest, on attend des sonorités plus extrêmes et les morceaux manquent vite d’énergie dans leur version acoustique. Je salue quand même la prestation alors que beaucoup aurait été à la facilité en annulant. Baroness joue coûte que coûte.

Retour là encore dans mes plus jeunes années. Énorme son de basse pour Alice In Chains. Le rock mélancolique du groupe arrivera-t-il a faire bouger la foule. On dirait bien que oui avec ces morceaux les plus énervés (Wake Up) et ce son de basse couvrant tout sur son passage. Il manque un petit quelque chose pour faire mon bonheur pourtant. Alice In Chains n’est pas, je pense, un groupe de plein air mais plutôt une musique à l’ambiance plus enfermée. J’aimerai les revoir dans une salle pour sentir différemment leur musique.

Au même moment, Kadavar fait vibrer la Valley. Le stoner est à la fête sous la Valley depuis quelques années et Kadavar en est un des plus fervents porte drapeaux. Les allemands chevelus font virevolter leur coiffure au rythme de leur rock psyché très 70’s. Et en même temps, il y a cette touche de modernisme qui fait la touche stoner et la réussite de Kadavar. Là encore la Valley est noire de monde.

La quasi totalité des festivaliers s’est pressé pour voir Iron Maiden enfiler son casque de militaire, se camoufler derrière son décor avec l’avion qui le survole.
Tant mieux, je vais pouvoir aller manger tranquille.
Me revoilà et ils sont toujours là mais le décor a changé : une cathédrale avec en son centre un homme ailé. Fear Of The Dark et le public chante avec Dickinson. Number Of The Beast et la foule lance 6 6 6 comme un seul homme. Je n’aime pas le groupe mais la foule pense le contraire : le Hellfest chante et aime Maiden au plus profond de son âme.

Le festival se termine au son de Marilyn Manson. Le set est le même qu’au Download avec la même nonchalance. Bas de survêtement, jeu scénique réduit, Brian Hugh Warner (le vrai nom de Marilyn Manson) ne fait même pas l’effort de donner du plaisir au public. Encore une fois déçue par la prestation que j’ai vu meilleure quelques années plus tôt.

Le festival Hellfest 2018 ferme ces portes avec l’annonce de 5 noms pour 2019 : Manowar, Mass Hysteria, Dropkicks Murphys, Slayer (pour sa dernière tournée internationale) et Carcass viendront déjà faire vibrer Clisson les 21-23 Juin 2019. Une annonce inédite qui permet de donner l’eau à la bouche pour beaucoup, de faire patienter les autres pour les 150 autres noms cet hiver.

Nous on est mort, on va dormir 2 jours pour récupérer. à très vite!!

Krole et Fabien

Crédits photos : Edward Surcin

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