Michael Bublé / Nobody But Me

buble

Michael Bublé a acquis très vite la réputation du nouveau crooner américain à la Frank Sinatra. Cette réputation n’est pas volé. Ce jeune canadien de 41 ans sort aujourd’hui son septième album : Nobody But Me. Je vais distinguer dans cette chronique l’interprête crooner et le compositeur/chanteur.

Pourquoi distinguer l’interprête du compositeur?

Parce qu’en tant que compositeur, il écrit plutôt des textes pop sur de la musique pop. Exit le crooner dans ce cas, place au showman moderne.

Mais c’est de la pop sans ambition et sans intérêt.

En témoigne I Believe In You. Une intro à la guitare classique avec une belle voix chaude et suave. On pourrait croire à Justin Bieber ayant mué. Mais non, c’est Michael Bublé. Batterie électronique et synthé à gogo, musique moderne, énergique mais sans lendemain.

De même Nobody But Me qui commence comme un rythme jazzy sympa et frais tombe résolument dans la pop sans intérêt. La batterie électronique là aussi est dissuasive pour mes oreilles averties ainsi que les choeurs hip/hop qui n’apportent rien sinon un fou rire dans ma voiture.

Je ne vais pas vous faire les 6 chansons qu’il a écrit mais plutôt vous parler des 7 autres.

Il faut dire une chose qui rend mon jugement complètement partial : je suis fan de Sinatra. J’adore ce crooner et je voyais en Michael Bublé un heureux descendant de ce virtuose alors qu’il remettait un coup de jeune sur les vieux tubes jazz que j’aime.

Et cet album ne déroge pas à la règle. Moitié composition personnelle, moitié reprises jazz.

Le changement d’univers est saisissant (une chanson sur deux quasiment est pop, l’autre étant jazz). Mais là, sa voix prend tout sa valeur.

Que ce soit My Kind Of Girl (chanson chantée par Sinatra ou Count Basie de 1961) avec ces cuivres qui commencent et donnent une pêche d’enfer. On se retrouve projeté dans les années 60, et ces restaurants piano/bars de l’après guerre.

Ou encore The Very Thought Of You (chanson de 1941 écrite par Bing Crosby et chanté par Sinatra ou encore Billy Holliday). La voix de crooner prend toute son ampleur dans ce morceau, très feutré, doux, lent, superbe. Les notes de pianos et les violons derrière donnent un côté très romantique à ce morceau. Parfait pour faire danser madame.

Ou This Love Of Mine (chanson de 1941 pour Sinatra et chanté aussi plus tard par Ray Charles) où le crooner reprend sa place. Une place d’honneur sur une musique très minimaliste, chaude et nocturne. Là encore, on danse facilement un slow dessus, embrassant le cou de sa (ou son) partenaire. La voix est chaude, là aussi, faisant la part belle à la qualité de séducteur du canadien.

Ou enfin God Only Knows des Beach Boys avec ces cordes qui montent et montent doucement, très doucement alors que la voix de Michael Bublé est comme atristée. Magnifique.

Conclusion :

Tant que Michael Bublé fait du Michael Bublé, je n’aime pas. Tant qu’il fait des reprises jazz, interprète son côté crooner et met en avant des chansons magnifiques bien souvent oubliées, j’eructe de joie (j’exulte çà suffira).

A acheter pour la moitié de l’album, mais la bonne moitié.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14246338?utm_source=deezer&utm_content=album-14246338&utm_term=7126184_1478110522&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/2OXZJLXxM8jrY3gBoVNfmz

Facebook : https://www.facebook.com/MichaelBuble/?fref=ts

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