Mo Cushle / Farenheit

farenheit

Mo Cushle (de son vrai nom Marion Corrales) est une jeune chanteuse française de 28 ans. Après avoir travaillé comme auteure pour les autres, elle décide d’écrire pour elle. Un EP électro-pop, dans l’esprit de Bjork ou de Sia… Original en tout cas.

Mo Cushle veut dire en gaélique « la pulsation de mon cœur, ma chair, mon sang » (je ne fais que citer). Cet EP : Farenheit faisant évidemment référence au roman de Ray Bradbury : Farenheit 451 (titre traduit de l’anglais). L’histoire de ce livre est la dictature de l’ignorance face à l’avancée de la technologie. C’est, pour beaucoup, un livre prémonitoire.

Le but de Farenheit, l’EP de Mo Cushle, est d’arrêter la dictature de l’être et de reprendre la possession de son corps et de ses sentiments, le tout par la musique et l’écriture.

Pourquoi je dis qu’on est dans l’esprit Bjork ou Sia?

Non seulement Mo Cushle utilise l’électro-pop comme ces deux chanteuses précédemment, mais aussi car la voix est le cœur de la musique. Les artifices musicaux, aussi bien instruments traditionnels qu’électroniques ne sont là que pour faire valoir la puissance et la beauté de sa voix.

Prenons Ivory. Un chant sensuel, doux, lent sur les couplets. La voix s’enroule autour de vous et vous envoûte comme un serpent par la flûte de son maître. C’est pourquoi la batterie est là, comme une pulsation, et le synthé virevolte autour de la voix enchanteresse de Mo Cushle.

Un son résolument électro/rock aussi bien dans le chant qui monte en puissance sur le refrain ou les instruments s’emportant dans le dernier tiers du morceau.

No Man’s Land me fait beaucoup penser à Bjork. La voix montant sur le refrain, le son très électro. Le doublage des voix créant un chœur très bjorkien (j’invente le mot pour que vous compreniez mieux).

Soap est dans le même esprit que le morceau précédent, entendez très proche de Bjork. Un morceau résolument vocal. La voix est en avant, les instruments très en retrait, n’étant là que pour créer une atmosphère très années 80. La voix est là aussi sensuelle, douce, dansante.

Je vous avouerai aussi que c’est le morceau que j’aime le moins, cela vient sans doute des mélodies qui sont un peu trop old school à mon goût.

Farenheit est en revanche plus atypique. Les mélodies sont plus arabisantes, notamment du fait de la guitare ; les paroles sont en français. La voix monte et descend avec aisance (ce qui rappelle un peu Sia, comme a pu confirmer un de mes confrères). Le refrain est une véritable montée en puissance, comme si on s’élevait au dessus du sol, aidée par les cordes (violons) et le synthé qui crée une atmosphère très spatiale. J’aime beaucoup et pourtant je n’écoute que très peu de chanson en français (comme quoi l’exception confirme la règle).

Conclusion :

Un album très personnel, puissant et beau. A écouter allonger ou assis dans un fauteuil très confortable, de toute façon on se laisse emporter par la voix de Marion donc autant être à l’aise. J’attends qu’elle confirme avec un album complet (7-10 titres) pour comprendre un peu mieux son univers.

Deezer : http://www.deezer.com/album/12603874?utm_source=deezer&utm_content=album-12603874&utm_term=7126184_1458669597&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/5rfQEV3bnKzbmdw2tu1DYy

Facebook : https://www.facebook.com/marioncorralesofficial/?fref=ts

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