Movements / Outgrown Things

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Movements est un groupe de rock californien et il sort son premier EP : Outgrown Things. Un Ep dans l’esprit Radiohead, Nada Surf (de la belle époque), çà mérite que l’on s’attarde dessus.

Cet album est clairement dans l’esprit des grands groupes de rock des années 90.

Kept, le premier morceau, nous met tout de suite dans l’ambiance. Un chant alternant cri et mélodique, des saturations propres sur la guitare, une basse puissante et une batterie qui déroule. Un morceau mélancolique et des riffs explosifs.

Nineteen est je trouve un morceau qui ressemble beaucoup à Popular de Nada Surf. Le morceau est très lent, mélancolique, la mélodie est lourde sans être agressive.

C’est mon morceau préféré, le plus lent et mélancolique de l’album (c’est pour dire qu’il est à la limite du dépressif, notamment dans le chant d’intro).

Worst Wishes est en revanche plus violent. Dans la façon de chanter notamment où Patrick Miranda hurle à s’en péter la voix sur les refrains. La mélodie est accrocheuse, simple et efficace. Le quatuor balance un riff très rock et la basse d’Austin Cressey achève le morceau très sobrement.

Hatchet est pour moi la prédominance de la technique de batterie (sur l’intro en particulier). Spencer York montre tout son talent à travers cette intro et les refrains où il envoi break sur break (le break est une cassure du phrasé de la batterie par un roulement et un coup de cymbale par exemple).

Vacant Home est mon deuxième morceau préféré avec notamment la séquence couplet où le chanteur s’énerve, seul, en parlant plutôt que de chanter. La pression retombe après le refrain, la guitare est plus douce, mélodique, avec une légère distorsion, le roulement de batterie et le chanteur ré-interviennent alors pour le deuxième couplet, comme le premier, montant là aussi en puissance avec la colère de Patrick.

J’adore Losing Fight et son côté acoustique sur l’intro. La guitare/voix est superbe. La mélodie est simple mais fait mouche et on la retient très facilement. Le morceau, comme les précédents, est très mélancolique. On est sur quelque chose de plus poétique cependant, dû notamment à l’absence de percussions et l’omniprésence de la guitare d’Ira George.

Du moins sur les deux tiers du morceau car, là aussi, on a une césure avec l’intervention de la batterie et des saturations sur les guitares qui balancent grave. J’adore la fin du morceau, tel un feu d’artifice tout explose.

Conclusion :

Un premier EP très intéressant et avec un univers déjà très bien ancré, un son très professionnel et une qualité d’exécution qui n’a rien à envier aux groupes précités lors de l’introduction de cette critique. On écoute l’EP d’une traite sans problème et même avec beaucoup de plaisir. On en redemande même car trop court.Il fait déjà 6 morceaux mais deux, trois de plus auraient fait du bon EP un très bon album.

A écouter en faisant un billard avec une bonne bière et une bonne bande de potes, en refaisant le monde sur fond de Movements!

Deezer : http://www.deezer.com/album/12599162?utm_source=deezer&utm_content=album-12599162&utm_term=7126184_1458940862&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/artist/1kkyfIopIiVvaPHHlbsfac

Facebook : https://www.facebook.com/MovementsCA/?fref=ts

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