Muse / Simulation Theory

st ce que je dois encore présenter Muse, le tri rock anglais le plus célèbre de la planète (ah bah je viens de le faire)! Après le très bon concept album Drones sorti en 2015 (ma toute première chronique snifff), Muse revient avec Simulation Theory.

Pour la petite histoire, j’avais eu du mal à accrocher au départ avec Muse. Je trouvais ce groupe grunge rock un peu pauvre musicalement. Ce sont mes amis qui me soûlaient avec ce groupe et c’est l’album Absolution qui m’a fait me rendre compte de mon erreur. Hélas, passé Black Holes And Revelations, le groupe (et par là je veux dire Matthew Bellamy, le chanteur) pris une fâcheuse tendance à vouloir explorer des univers musicaux, essayer des trucs qui ne leurs allaient pas, mais alors pas du tout.

Il aura fallu attendre Drones pour qu’ils reviennent à leurs premiers amours : du rock à tendance grunge bien énergique avec une voix magnifique.

Mais alors Simulation Theory?

Matthew Bellamy le dit lui même, Simulation Theory sont des morceaux écris les uns indépendamment des autres sans rapport aucuns entre eux. Cet album est donc l’accumulation de chansons que Matthew a écrit au cours des trois dernières années.

Et hélas, le manque de cohérence entre les morceaux se ressent.

Je n’ai rien contre les arrangements électro, Algorithm a un petit côté Tron pas dégueulasse et assez sympa. Mais le reste de l’album, ces arrangements n’ont aucun intérêt et sont dispensables.

La voix de Matthew est toujours aussi belle et monte en voix de tête comme on aime.

The Dark Side revient un peu sur un morceau à la Origin Of Symmetry mais en moins bien. S’il n’y avait que sa voix magnifique et le couplet très sympa mais le refrain casse tout, manquant cruellement d’originalité et d’énergie.

Pressure relève le niveau avec un bon riff et une belle énergie. La guitare à la saturation bien crade fait enfin son retour et le morceau fait le job.

A partir de là, on bascule dans la 4ème dimension….

Entre les morceaux ressemblant à s’y méprendre à du Prince sous stéroïdes avec Propaganda ou Break It To Me, ou les ballades rappelant le très mauvais Resistance avec Something Human, on flirte avec le médiocre. C’est sans parler de Get Up And Fight, le rock teenager (c’est pas possible, je vais me réveiller).

Mon morceau préféré, de loin, par sa mélodie et son énergie sombre est Thought Contagion. Les saturations grasses basculent presque vers la fausse note, le solo, tout est bon. C’est du vrai Muse à l’état pur. Et ce morceau devrait déchirer en live.

Je retrouve un peu d’énergie avec Blockades, comme une bouffée d’oxygène en toute fin d’album, dans l’esprit rock. Si on fait abstraction des arrangements électro, dispensables, le morceau est très bon et le riff mérite qu’on s’arrête dessus.

Conclusion :

Simulation Theory n’est pas le meilleur de Muse. C’est clair. Ce n’est pas le plus mauvais non plus.  Malgré ce que l’on peut croire, Thought Contagion, Algorithm, Dig Down ou Blockades restent des bons morceaux de Muse.  Il reste une moitié d’album très, très en deçà de ce à quoi on peut s’attendre d’un groupe comme Muse. Les arrangements électro sont inutiles dans 90% de l’album mais heureusement, le trio est un groupe de live et saura le faire oublier à son public avec des concerts toujours aussi pharaoniques.

Pour l’acheter :

Deezer : https://www.deezer.com/album/77895022?utm_source=deezer&utm_content=album-77895022&utm_term=7126184_1542032085&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/5OZgDtx180ZZPMpm36J2zC

Facebook : https://www.facebook.com/muse/?ref=br_rs

 

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