Papa Roach / FEAR

fear

Fear de Papa Roach, dernier opus du groupe californien qui a su nous faire sauter sur Last Resort (musique du film The One avec Jet Li) s’annonce plus agressif. Chantant le combat de Jacoby Shaddix, leur chanteur, contre ces démons et excès en tout genre .

En effet Fear, qui veut dire peur en français, a là un tout autre sens : Face Everything And Rise (comprenez Fais face et élève toi). Jacoby Shaddix, père et mari, s’est rangé et est devenu sobre. Lui qui était surtout connu pour son tempérament bipolaire le voilà prêt à combattre son mal, à travers la musique, on le suit dans ces combats.

Dès le premier morceau, le titre de l’album, on ressent la volonté de s’en sortir et face à toutes ces idées noires il rebondit et attaque.

Skeletons, chanson plus Metal Fm (je sais pas si çà se dit mais je m’en fout), chorus en arrière fond, refrain plus enlevé mais contrôlé. Il construit son mur, dixit la chanson, brique par brique pour ne pas se laisser tomber dans le gouffre de ces faiblesses.

Broken monte en puissance, plus dans le style Papa Roach, riffs qui envoient, mais encore une fois le refrain est modéré, presque compressé, ce qui donne une impression de retenue.

Fallin Appart montre l’arrivée des synthés dans leur musique, venant ajouter des nuances au jeu de guitare, plus simple et peut être aussi plus efficace que dans leurs albums précédents.

Pourtant ce morceau est une chanson d’amour, un hommage plutôt à sa femme qui l’aide à ne pas sombrer (fallin appart en français).

Never Have To Say Goodbye met encore plus l’accent sur le synthé, donnant une ambiance tinté d’espoir, de réussite dans son combat. Il refuse l’échec et la mort, se rappelant les amis et amours perdus à cause de ces démons.

Gravity, est un relent de ces premiers amours, le rap. Au départ il s’était lancé dans le rap pour finalement aller vers le Métal. Ce morceau gagne à ne pas être connu. Zap!

War Over Me est je crois le morceau le plus travaillé, déjà dans l’intro et aussi le plus Metal. Toujours ce son retenu un peu compressé qui commence à sérieusement m’énerver mais le morceau est fluide et les paroles sont super. Il fait front (d’où l’allusion à la guerre autour de lui) et avance à travers la vie.

Warriors est le morceau le plus « brutal » de l’album, synthés/guitare donnant de la rondeur au rythme et les riffs plus rapides plus saccadés donnent cette impression de foncer à travers le morceau.

Conclusion :

Je vais tout de suite évacuer ce qui me gène (et me répéter) : le son. Il est étouffé, les sonorités et le chanteur sont dans la retenue et çà enlève de la puissance aux morceaux. Je ne sais pas si c’est une volonté pour laisser la part belle aux paroles mais je trouve çà dommage.

Car les morceaux sont très travaillés et bien amenés. Les textes sont en effet pleins d’espoirs et bien écrits. Il y a beaucoup de sincérité dans ce qu’il raconte puisque c’est son parcours depuis 3 ans mais le choix sonore le dessert un peu et n’en fait pas un grand album de Papa Roach, juste un bon album.

P.S. : les deux morceaux bonus de l’album digipack sont les meilleurs à mon avis de l’album, bien puissant, les sonorités sont plus poussés, les rythmes plus élevés.

Deezer : http://www.deezer.com/album/9464724?utm_source=deezer&utm_content=album-9464724&utm_term=7126184_1443630571&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/7MYEDRJ19BhB4TycZ1RS8h

Facebook : https://www.facebook.com/paparoach/?fref=ts

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