Radiohead / A Moon Shaped Pool

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Je l’attendais avec impatience et je suis sûr que vous aussi (cri d’adhésion de milliers de personnes :”OUIIIIII!!!!”). Et bien le voilà : A Moon Shaped Pool, le dernier album de Radiohead. Décryptage ensemble..

Comme toujours, Radiohead cultive la mélancolie dans sa musique, ces mélodies.

L’album commence par Burn The Witch.

Une mélodie rock alimentée par des instruments classiques tel que les violons du London Contemporary Orchestra. Une mélodie froide, la voix de Tom Yorke magistrale ; tout est là pour nous plonger dans l’univers de Radiohead.

Daydreaming continue de nous faire chuter dans cet espace sombre et mélancolique qu’est A Moon Shaped Pool.

Une mélodie noire sur fond de mélodie de piano et de voix de Tom Yorke. La mélodie me fait penser à un livre de Miyazaki. Une certaine beauté se dégage de l’obscurité notamment sur le refrain (si tant est qu’il y est un refrain). Il va même jusqu’à chanter à l’envers une phrase, répétée encore et encore en fin de morceau. Les voix que vous entendez, c’est Tom Yorke qui chante “I’ve found my love” mais inversé (comme un vinyle que l’on fait tourner en sens inverse pour découvrir un sens caché) avec les instruments qui déroulent des phrasés eux aussi à l’envers (d’où les sons surréalistes de fin de morceau).

Desert Island Disk est une chanson à la guitare acoustique. On a droit à une mélodie très folk à la guitare tandis que les synthés mettent une ambiance psychédélique. J’ai l’impression de regarder une aurore boréale sur fond de désert blanc. C’est un très beau morceau, très poétique.

Glass Eyes conserve cette mélancolie aidé par le piano et les violons. La voix de Tom Yorke, presque sanglotant. Il parle à quelqu’un, expliquant son arrivé dans un endroit qui l’angoisse, ne sachant où aller, s’il doit repartir. La peur de l’inconnue.

Un très beau morceau, très (trop) court.

The Numbers est un morceau magnifique. Rappelant un peu les morceaux rock des années 70, les morceaux de Pink Floyd. La poésie du morceau comme des paroles sautent aux oreilles. Le calme, la douceur froide de ce morceau est magnifique, beaucoup dû aux guitares électriques, à l’effet sur les chœurs qui chantent le refrain.

Les paroles paraissent parler d’un peuple se faisant envahir et détruire par le système industriel actuel. Un peu comme les indiens en leur temps, voyant leurs territoires pillés, leurs vies menacées. Ils gardent leurs croyances, l’équilibre entre la terre et leur mode de vie, pour survivre face à l’envahisseur.

l’album se termine par True Love Waits. Une magnifique ballade au piano, là aussi tout en douceur, tendre. C’est le seul morceau qui laisse place à une certaine chaleur mélodique.

Une magnifique chanson sur l’amour et la paternité. Les deux pianos convergent, la douceur du père et la candeur enfantine (avec des notes vives et désordonnées). On se laisse porter par la beauté éphémère du morceau.

Conclusion :

Un album de Radiohead. Superbe, mélancolique, sombre parfois mais qui finit sur une note d’espoir. Les mélodies vous emportent sans vous relâcher jusqu’à la fin de l’album.

On peut l’écouter d’une traite sans se lasser. C’est un album qui brille par sa poésie.

Deezer : non disponible

Spotify : https://play.spotify.com/album/6vuykQgDLUCiZ7YggIpLM9

Facebook : https://www.facebook.com/radiohead/?fref=ts

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5 réflexions au sujet de « Radiohead / A Moon Shaped Pool »

  1. Salut !
    Cool ce blog, ça me fera un peu de lecture dans les transports 🙂
    Je me rappelle il y a longtemps on pouvait déjà bien papoter rock. Ce blog permet de réveiller ça, et c’est cool.
    bise
    Hassen

    Répondre

  2. J’ai voulu l’écouter sur deezer avant de lire ta critique mais effectivement c’est peine perdue… En tout cas, tu parles joliment de cet album donc faut que je l’écoute!

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