Rival Sons / Feral Roots

On s’attaque aujourd’hui à Rival Sons, groupe californien qui nous offre son 6ème opus en une décennie d’existence : Feral Roots. C’est relativement prolifique !

Rivals Sons, pour ceux qui ne connaîtraient pas, est un groupe d’un autre temps bloqué dans une capsule temporelle entre 1968 et 1975 (échelle de temps subjective de l’auteur de cet article. Pour toute plainte, vous adresser à la rédaction).
C’est totalement assumé, ils n’essaient pas de ressembler à mais peuvent être complètement associés à…

Cet opus s’ouvre sur Do Your Worst au texte cinique de l’anti obsession du dépassement de soi, dans le sens toujours plus toujours mieux.  Dans un style rock rétro un peu gras qu’on leur connaît bien avec un riff classique mais qui fonctionne. Sa voix atypique aide bien à marquer le titre.

Sugar On The None appuie l’ouverture de l’opus par un autre riff fort au tempo intéressant du batteur qui alterne beaucoup. Le titre sort également des sentiers battus par des ponts et solos intéressants.

Le batteur lance Back In The Woods de fort belle manière avant de retrouver un riff fort et ce son si atypique ou l’on se transpose dans du pur 70’s.

End Of Forever comporte un bon riff mais à la différence des 3 premiers titres elle sonne actuelle avec un bon coup de bottle neck sur un fond de batterie électronique (ca existait en 70’s ?!)

On enchaîne sur un titre, Look Away, composé par Jimmy Page… pardon par Scott Holiday Mais l’intro est plus qu’inspiré par ce qu’aurait pu composer Page dans ses grandes années. Le morceau devient plus classique avec un refrain aux accords appuyés avec une fois n’est pas coutume un son de gratte moderne.
J’adore le pont qui entrecoupe : super chant et guitare aux notes déliées aériennes, gros break, tout est là. Look Away est pour moi le titre phare.

Feral Roots, titre éponyme, est totalement de la même veine avec des relents de Led Zep evidents. Très bien composé, seul le refrain peut être agaçant à la longue.

Dans les morceaux très Led Zep, on retrouve également All Directions et Imperial Joy, qui est une démonstration de force entre un riff accrocheur et un long refrain où la voix de Jay Buchanan s’envole sur un fond folk avec une grosse partie batterie, très intéressante au bout de plusieurs écoutes. Très bon titre.

Stood By Me fait très soul et nous sort provisoirement de notre opus rock blues. C’est sympa mais je trouve que cela n accroche pas plus que ça.

En revanche, Shooting Stars qui ponctue l’album prolonge un peu cette sortie par un chant gospel typique de ce qu’affectionne le chanteur. Super beau et super frais, un excellent morceau de fin très positif.

Conclusion :

C’est un album soigné et cohérent. Nous sommes dans la cour des grands et c’est vraiment difficile d’être critique si ce n’est qu’a titre personnel j’aimerai qu’ils lâchent un peu plus dans le formatage systématique des morceaux de 4 minutes. Donc à moins que vous n appréciez pas ce qui se faisait de mieux en rock des années 70’s, vous ne pouvez qu’adorer ce Feral Roots, Foncez !

Nicolas

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/85065782

Spotify : https://open.spotify.com/album/2OsED4DmBABqdP9NwGUpAu?si=WycS3ORARaaJm9G9i7PFfA

Facebook : https://www.facebook.com/rivalsons/

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