Robbie Williams / The Heavy Entertainment Show

On ne pourra pas me taxer de subjectivisme sur cette chronique. On pourra penser que j’ai perdu la tête (encore une fois). J’ai écouté en entier le dernier album de Robbie Williams : The Heavy Entertainment Show, son douxième album. Et bien vous allez être surpris de mon écoute….

On ne peut pas dire que je sois un grand fan de Robbie Williams, encore moins des Take That (groupe dans lequel il a commencé sa carrière avant de se lancer solo), mais je respecte le personnage et sa qualité artistique.

En écoutant l’album la première fois, je me suis dis que j’allais tomber dans le même travers que pour Justin Bieber et le dézinguer. Quelle ne fut pas ma surprise en écoutant le premier morceau, The Heavy Entertainment Show (le morceau titre), et l’énergie dégagée par lui.

Sa voix est très agréable et l’arrangement symphonique est génial. L’intro au piano est très belle, romancée puis viennent les cordes (violons) et la batterie, basse et guitare qui donnent une énergie folle et une positivité énorme. On se croirait lors d’un grand show de jazz ou un peu comme toutes ces vidéos que l’on peut voir sur le net où l’ensemble des musiciens se regroupent sur une terrasse de café pour faire un flashmob.

Le morceau grandit encore en qualité avec les choeurs féminins, l’arrangement sonore est exceptionnel.

Le second morceau, Party Like A Russian, ne manque pas d’énergie lui non plus et a suscité mon intérêt pour deux raisons :

  • La première est le sample utilisé tiré de Sergei Prokofiev : la danse des chevaliers. C’est très subtil mais magnifiquement réalisé.
  • La seconde est le fond de l’histoire de la chanson : faire la fête comme un russe. Faisant référence aux oligarques russes mettant tout l’argent qu’ils veulent pour faire la fête et donnent à tout un prix. Robbie Williams joue la carte de l’humour pour faire passer un état de fait : la démesure des moyens employés pour s’amuser.

Ce morceau a beaucoup fait parler de lui à tel point que Robbie Williams ne pourra pas organiser de concerts en Russie et l’album n’est même pas sorti sur le territoire de Poutine.

Sur le fond, on est sur un morceau très pop, sympathique avec les choeurs rappelant ceux de l’armée rouge. Le morceau est là aussi très positif (malgré le sujet abordé très politique).

Motherfucker sur le refrain a un côté un peu punk. C’est très sympa. Le reste du morceau est en revanche plus feutré, ce qui crée une véritable contradiction entre refrain et couplet. Le morceau est très pêchu et ne manque pas d’intérêt.

Sensitive joue beaucoup sur l’électro. La musique est apaisante, dansante pour autant. Les quelques notes de basse et la batterie électronique donnent un côté funk au morceau. C’est très frais.

Pretty Woman continue de donner la pêche avec un esprit un peu country, sur l’intro, mais plein de bonnes vibes. On bascule ensuite dans une pop avec l’intervention de la guitare pour redonner de l’entrain.

On continue dans l’explosion d’énergie avec Sensational, véritable hommage aux grands schows jazz/funk des années 60-70. Une débauche de moyens, des cuivres, des cordes pour donner une grandeur musicale et un son vraiment très bon.

Bon après, il ne faut pas déconner. Tout n’est pas bon non plus.

Je dirais même que la deuxième partie de l’album retombe dans une qualité musicale très moyenne, voire nulle.

When You Know par exemple est molasson et fait retomber l’énergie du morceau précédent. Et on ne comprends pas l’intervention d’une harpe. Bon en même temps, Robbie Williams est un peu barré (dingue pour nos amis britanniques).

De même Hotel Crazy tombe dans le travers de la pop sans réelle émotion et sans intérêt. La mélodie est attendue et sans énergie. Bof et rebof.

Conclusion :

Un album très long, un peu indigeste mais en partie bon. Il faut s’enquiller les 16 morceaux pour trouver les pépites dans l’album. Le meilleur de l’album se trouve sur les 7 premiers morceaux avec une ou deux pépites ici ou là sur le reste de l’album.

On a des morceaux magnifiques au milieu de véritables bouses (du genre Sensational entre Hotel Crazy et When You Know). C’est un peu dommage qu’on ne retrouve pas l’énergie et la qualité d’écriture à travers tous les morceaux de l’album, quite à ce qu’il soit plus court. Mais bon, Robbie Williams est là pour s’amuser et il le fait pour le plaisir du plus grand nombre.

Je reste sur une bonne impression avec cet album, n’ayant jamais été fan de l’artiste.

A écouter à moitié

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14459410?utm_source=deezer&utm_content=album-14459410&utm_term=7126184_1478438264&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/002H8sA77XFikjH4kbPaph

Facebook : https://www.facebook.com/robbiewilliams/?ref=br_rs

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire