Silverstein / Dead Reflection

Comme chaque année impaire, Silverstein le groupe de rock hardcore canadien revient avec Dead Reflection. Fruit de l’esprit torturé de Shane Told (le chanteur) et de sa dernière mauvaise expérience amoureuse, Dead Reflection fait avancer Silverstein. Comme à chaque album, le groupe évolue et avance.

Dead Reflection est le récit d’une année passablement mauvaise pour Shane Told. Sa rupture après une très longue relation l’a obligé à se remettre en question, après une spirale destructrice, et à revenir à ce qui le passionne vraiment, son premier amour : la musique. Et Silverstein.

C’est pourquoi le son est si aggressif, et la voix alterne entre colère et calme.

Last Looks oscille justement dans ce registre. Shane Told passe d’un hurlement de colère, représentant la spontanéité des sentiments, à un calme apparent, celui du recul sur la situation. Le tout sur un riff de guitare tantôt très rock, tantôt très métal et incisif comme sur le dernier tiers.

Retrograde et son riff de guitare d’intro donne le ton : une énergie métal pêchue et voulant exploser. La voix pourtant, sur le refrain, s’installe comme adoucie et posée. Les couplets sont beaucoup plus énervés avec une rapidité dans le chant comme dans le riff de guitare, réduit à quelques notes très appuyées.

Lost Positives continue dans cet esprit mais cette fois ci entre tristesse et colère. La voix assourdie en intro puis chaude et douce des couplets est triste alors que la voix du refrain monte lentement vers une énergie explosive allant jusqu’à la colère, le besoin d’extérioriser toute cette douleur.

La mélodie est surtout instalée par la voix sur les couplets, les guitares intervenant surtout sur les refrains pour appuyer l’énergie vocale de Shane Told.

J’aime beaucoup l’intro de Mirror Box, rappelant un peu Papa Roach avec un riff très accrocheur. Puis le calme, le chant prend le dessus sur tout et s’installe de façon plus lente avec un riff répétitif et aérien, mélancolique en arrière plan. Le refrain reprend lui aussi cet esprit Papa Roach, fédérateur mais avec une tristesse sous jacente dans la voix et les textes.

La colère finit par exploser en toute fin de morceau, comme salvatrice.

On voit aussi le côté sombre d’après rupture avec Demons. Le rythme est rapide, très expéditif, la voix alterne cri et chant clair là encore et les riffs de guitares sont toujours très simples mais efficaces.

Un morceau punk rock avec The Afterglow qui rappelle Blink 182 et dont, malgré le côté sympa du morceau, je ne comprends pas la présence.

Enfin une construction un peu chiadé avec Cut And Run dans la mélodie et le riff de guitare. J’aime beaucoup la structure musicale du morceau, elle est très entraînante et fait sortir du côté répétitif des autres morceaux.

La ballade Secret’s Safe est très belle, et fait elle aussi, plus originale que le début de l’album. Une vraie bouffée d’oxygène.

Wake Up finit sur une mélodie très nocturne, très mélancolique et surtout très lente. Paradoxe avec le titre, Wake Up, qui incite à l’action, au fait d’aller quelque part, d’agir. Le morceau monte en puissance en deuxième partie sans pour autant accélérer franchement. C’est pas mal du tout. Une vraie colère contenue transparaît, comme un combat interne entre le fait d’agir, de sortir de la déprime et le fait de se laisser sombrer.

Conclusion :

Un album en demi-teinte. Une première partie de l’album sympa mais vite répétitive. On se prend à ne plus vraiment écouter tellement tous les morceaux se ressemblent dans leur structure et leur mélodie.

Puis vient The Afterglow qui casse la routine et les derniers morceaux de l’album qui amènent un vent de fraicheur et une vraie qualité musicale qui fait plaisir à entendre.

Cut And Run, Secret’s Safe, Whiplash et enfin Wake Up amènent des morceaux de qualités. Pas que les premiers morceaux en manquaient mais l’originalité de Last Looks s’épuise bien vite quand la structure est répétée à l’infini sur le reste des morceaux.

C’est un album à écouter pour les deux premiers morceaux et les 4 derniers morceaux ; le reste est dispensable. Cà fait déjà une moitié d’album, c’est plus que raisonnable.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/44268591?utm_source=deezer&utm_content=album-44268591&utm_term=7126184_1499988111&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/7EAVX7J3DRvhbMiKjgtgvB

Facebook : https://www.facebook.com/silversteinmusic/

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