Six-Ring Circus / Six-Ring Circus

Six-Ring Circus est un quintet fusion jazz/rock français. Après trois ans de travail, de concerts, leur premier album, Six-Ring Circus est le moyen de montrer qu’ils en ont sous le pied et dans le ventre.

Après une intro onirique avec Light Of Incal et notamment un taping de guitare magnifique et un phrasé de batterie de toute beauté, Cirkus-, Pt.1 installe un jazz nocturne de belle qualité avec la voix soul de Célia Forestier.
L’aspect progressif et très technique s’installe surtout en toute fin de morceau.

C’est cet esprit jazz/soul qui va conduire la majeure partie des morceaux.
Les influences plus rock, progressif n’interviennent que succinctement ou en fin de morceau laissant la pleine mesure à la qualité vocale de Célia.

Sur Poppies Dream par exemple, le morceau s’arrête en plein milieu pour entrer dans un enchevêtrement de sonorités mystiques avant de sentir monter la batterie et le piano pour basculer dans une mesure plus tendre et lente, binaire avant de revenir au jazz soul d’entrée de morceau.

Ou sur Thamel où se mêle le jeu vocal de Célia et les violons Baiju Bhatt, invité sur ce morceau. On entre aperçoit plusieurs influences dans ce morceau : le jazz bien entendu, mais le groove apporté par la guitare ne manque pas d’évoquer le funk, sans oublier le retour du violon à mi-morceau sur fond de mélodie orientale.

À l’inverse Cirkus-, Pt.2 fait pénétrer l’auditeur dès l’intro dans un rock très technique, prog avant de revenir au jazz nocturne avec en point d’orgue le solo de guitare et ces montées et descente Baptiste Ferrandis.
L’intervention des voix est pour moi de trop sur ce morceau, les choeurs manquant d’homogénéité entre elles.

La seule exception de l’album, morceau sortant complètement de l’univers jazz : Sonate For Gent apporte une vraie influence rock, voire même métal avec des saturations plus fortes, une tonalité plus sombre sur l’intro avant de partir dans une fusion plus décalée. Le morceau est le plus court de l’album, mais ne manque pas d’efficacité pour autant.

La longueur des morceaux obligent les musiciens à changer continuellement de jeu. C’est très répandu aussi bien dans le jazz que dans le rock mais il faut garder une cohérence au travers du morceau, jouer plus sur les variations que sur les vrais changements de rythmes.
C’est un peu le problème sur certains morceaux, on se retrouve à sauter du coq à l’âne sans vraiment de cohérence avec même parfois des silences comme pour casser le morceau en deux. C’est dommage.

Conclusion :

Six-Ring Circus est un premier album, un moyen d’apporter sa pierre à l’édifice du jazz français et surtout de se faire connaître.
Il y a un très beau travail technique et mélodique sur les compositions.
Je regrette juste que les morceaux soient si long, faisant un peu perdre le fil à l’auditeur par moment sur la cohérence et l’intérêt.
Un premier jet à peaufiner pour atteindre des sommets.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/63317812

Spotify : https://open.spotify.com/album/4dEyVKJvYR9ZZYSEj8FSDH?si=VFgcilwyT8WVP0sE2LU2og

Facebook : https://www.facebook.com/sixringcircusband/

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