Sky Architects / The Hollows

hollows

Sky Architects est un groupe de rock fusion hollandais (çà veut dire qu’il y a des consonances jazzy dans leur façon de jouer) et sortent leur 4ème album. Très technique mais aussi abordable pour ceux qui n’aiment pas le jazz pur, regardons ce que donne un rock hollandais.

Je vous avouerais que je ne savais même pas qu’on faisait de la musique aux Pays-Bas, et la curiosité l’emporta en voyant ce groupe.

Alors, beaucoup de morceaux sont des instrumentaux (aucun chant), ce qui est original car le chanteur, Tom Luiches, a une très belle voix.

Il faut attendre le troisième morceau, Compass, pour l’entendre. La rythmique est très intéressante, plutôt optimiste, la batterie et surtout la basse sont très (mais alors très) présentes. Les sonorités ne sont pas agressives, plutôt rock et techniques.

Leur morceau est plus sombre, Flashback, et le phrasé de la batterie est très pointu et superbe. Chaque instrument, un peu comme dans Dream Theater (groupe de métal connu pour sa technicité au détriment parfois de l’efficacité du morceau), a son importance.

Le but de Sky Architects est plus de faire voyager l’esprit, de poser une ambiance, que de raconter une histoire. C’est partiellement réussi car à l’inverse de la technicité du morceau, on a droit parfois à une certaine répétitivité des morceaux et en l’absence de voix, çà agace un peu. Cela n’enlève rien à la  beauté des morceaux, ils sont justes parfois trop long.

L’exemple le plus flagrant étant justement Flashback où on passe du rock instrumental, au chant, puis à une agressivité avec l’arrivée de la basse surpuissante et une montée en puissance des guitares et du synthé avec comme un feu d’artifice derrière de la batterie. C’est superbe, mais la longueur  du morceau le rend un peu incohérent.

Remembrance est quant à lui plus mélancolique, moins sombre car plus aérien. La voix y est pour beaucoup. Tom Luiches a une voix superbe, douce et servant très bien le morceau. Les guitares ne jouent que quelques notes alors que la basse et la batterie maintiennent le morceau sur terre, l’empêchant de s’envoler plus haut, gardant une structure.

Les deux guitaristes font monter la pression et la puissance du morceau et là encore on retombe un peu sur la fin du morceau avec une volonté de retomber au sol avec des sonorités plus basses, plus agressives. C’est dommage.

Spiralling explore la techno avec des sonorités plus industrielles, une batterie électronique et un synthé faisant planer une ambiance très science fiction. Tout l’environnement est spatial.

Les sonorités reviennent vite aux morceaux précédents avec toujours ces montées des guitares élevant un peu plus le morceau, cette fois ci le synthé reprend la main pour garder ce côté spatial, comme en lévitation autour du planète.

The Hollows est le morceau le plus étrange, passant des sonorités rock au métal avec des grosses saturations sur les guitares et sur la basse, un rythme plus rapide. Puis on repasse à une lenteur rytmique, les guitares ne jouant que quelques notes, la voix apaisante de Tom.

La batterie relance la machine, accélère le rythme, les guitares et la voix suivent le rythme grandissant pour finir sur cette énergie grandissante.

le dernier morceau est Alleviate (reprise du premier morceau) mais avec une chanteuse, Stine Drejer, cette fois. c’est un tout autre morceau que l’on écoute. Et c’est mon morceau préféré, plus classique dans la structure avec notamment le fait que l’on entend la chanteuse pendant la grande majorité du morceau.

Conclusion :

Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. Partager entre la technique et l’ambiance musicale très intéressante et les longueurs de certains morceaux les rendant répétitifs et le manque de cohérence au sein d’un même morceau.

A écouter si on aime le rock original, un peu prog (diminutif de progressif. Ce dit généralement des groupes qui font passer le cérébral avant la musicalité).

https://youtu.be/xPmLkF3e6Fc?list=PLhd1HyMTk3f5S98HGlByL2eH1T3n6J-bR

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