St Vincent / Masseduction

 

St Vincent est un groupe Électro pop qui commence à sérieusement faire parler de lui outre atlantique. Il revient avec Masseduction, un album qui veut plaire et qui parlent d’amour et de séduction : ou comment plaire à l’autre.

J’avoue avoir été étonné lorsque j’ai découvert que St Vincent, était en fait une femme américaine de 35 ans répondant sous le nom d’Annie Clark.

J’aurais bien vu un groupe Français égaré à la première écoute ou tout du moins quelque chose d’européen.

Le coté riche, exhaustif, un peu torturé, joyeux, des morceaux qui varient d’humeur entre eux voire même en leur propre seing, m’éloignait de l’Amérique de l’oncle Sam.

St Vincent est donc une créature alternative nous emmenant parfois sur de l’électro, de la new wave revisitée, de la pop, dream music…Ça change, et c’est sympa car pour autant cela reste homogène. Il semble évident qu’elle a ingérée une quantité de groupes années 80, perso je trouve du Depeche Mode sur Sugarboy ou encore certains groupes alternatifs 90’s comme ont pu l’être Garbage, en particulier sur le titre Eponyme de l’album.

Il y a une belle quantité d’instruments utilisés, cela permet de continuer à découvrir des détails que l’on ne remarque pas lors des premières écoutes.

Cela confère un réel intérêt à cet opus.

Masseduction, 5ème opus, comporte des titres que l’on apprécie assez simplement et est une bonne surprise.

Si l’on apprécie les sonorités 80’s avec une vraie patte actuelle, j’entends par là le coté kitsch en moins, il faut y aller.

Nombre de morceaux sont à ressortir, il n’y en a pas un qui m’a rebuté.

Tout petit bémol pour Savior, trop conventionnel dans un style un peu urbain. J’ai bien apprécié Los Ageless (faisant référence à Los Angeles et aux personnes faisant de la chrirugie esthétique pour combattre leur peur de vieillir), son couplet bien marqué et son refrain aérien.

Happy Birthday Johnny, plus confidentiel. Cette chanson fait écrin avec des guitares beach boyennes, et rend là chanson très prenante.

A noter également le coté sans concession (à noter pour des ricains) avec nombre de morceaux tapant les presque 5 minutes donc non radio diffusables (là bas au dessus de 3 minutes, rien ne va plus !)

New York (2nd titre portant sur une ville), Pills avec un petit pont final super sympa, Slow Disco (un peu à la Dido d’ailleurs en le réécoutant…), Smoking Section, ont tous une belle profondeur et des mélodies qui fonctionnent.

Conclusion :

Une belle découverte en somme. Que l’on apprécie ou non, on ne peut lui retirer qu’il y a un gros boulot de fait sur l’album que ce soit en termes de compositions et des arrangements.

Personnellement je le réécouterai !

Nico

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/49671262

Spotify : https://open.spotify.com/album/0AMTjYhbIJTXJcj2fJV5Bx

Facebook : https://www.facebook.com/St.Vincent/

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