Stömb / Duality

Stömb est un groupe de métal instrumental parisien. Leur nouvel album, le deuxième, Duality est là pour raconter une histoire : celle du bien et du mal, du concret et de l’abstrait, de l’apparence et de l’être. En gros du Yin et du Yang. Tout ça sans paroles, en musique.

L’album ne fait que 6 titres mais chacune faisant en moyenne 5 min (à une exception).
On retrouve un peu le style Animal As Leaders dans l’esprit métal instrumental.

The Dark Admirer porte bien son nom. Mélodie d’introduction mélancolique à la guitare sur fond de tonnerre qui éclate. Puis les guitares montent et se veulent plus aériennes, plus incisives aussi.
La puissance rythmique se développe tout au long du morceau. On assiste véritablement à une naissance, l’éclosion de l’admirateur noir.

Petit intermède avec une mélodie angoissante et une voix d’outre tombe paraissant sorti des contes de la crypte pour nous annoncer là suite. Si A Voice In My Head est ce qui leur trotte dans la tête, pas étonnant que leur réalisation soit aussi fouillée et surtout aussi sombre.

We The Duality paraît être le combat entre ces deux entités internes. Entre la guitare aérienne et superbe n’hésitant pas à enchaîner les mélodies et solos en bas du manche (notes aiguës) et basse claquant ces accords avec une double pédale de batterie énergique, on sent le dilemme des musiciens à travers la mélodie

À peine le temps de respirer avec l’intro montant crescendo The Red Way. Revoilà une mélodie étrange, froide et extra terrestre sur fond de grosse note de basse. Un taping de guitare (le guitariste tape une ou plusieurs cordes pour donner une note répétitive et persistante alors qu’il enchaîne les autres notes), un break de batterie qui ne se finit qu’avec l’apaisement sombre de la mélodie.

The Other Me est, aussi étrange que cela paraisse, un monologue. Issu d’un texte d’El Morabethi Khalid (tiré du film Jean Cocteau de 1950). Le morceau se veut la synthèse de la dualité, la personnalisation de l’être noir.
Magnifique et tellement sobre pourtant.

L’album se termine comme un calme serein. Contemplation Of The Cold et malgré ce titre, les rires d’enfants, les arrangements modernes, beat électroniques à l’appui qui apportent une chaleur douce et agréable. Même le solo de guitare est bienveillant.

Conclusion :

Les mélodies s’enchaînent et ne se ressemblent pas ; techniquement très au point, Stömb se veut l’orfèvre d’un genre très peu connu car très difficile à tenir sur la longueur et à renouveler. Et pas forcément grand public.
Là on écoute et on se surprend à imaginer. Un peu comme un livre.
Mais cela reste de la musique, qui surprend, qui fait réfléchir et qui s’apprécie.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/47108962

Spotify : https://open.spotify.com/album/2ZHNEapGrASoYFH45WEspl

Facebook : https://www.facebook.com/Stombofficial/

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