The Headbangers / The Dark Side Of A Love Affair

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Ne vous méprenez pas, c’est un groupe de jazz qui s’appelle The Headbangers. Ce groupe français sort son premier album alliant jazz, pop et funk. Ce groupe se veut festif, voyons : The Dark Side Of A Love Affair.

Dès le premier morceau, on peut dire que c’est un pari gagné. Le côté funk ressort très bien, et c’est très dansant. Le funk est très présent et jouissif. On s’attendrait presque à entendre une chanteuse venir groover sur les mélodies du sextet (6 musiciens dans le groupe).

The Space Pigs me fait kiffer (oui je suis jeune dans ma tête). Les riffs (les accords, mélodies pour ceux qui me rejoignent) de basse sont jouissifs.

Les cochons de l’espace est sans doute un hommage au groupe du même nom qui officie en ce moment même (2016) avec Didier Bénureau (comique que j’aime beaucoup).

Nicolas Gardel, le trompettiste et leader du groupe, n’est pas en reste. Son solo est superbe et très moderne. Ce morceau est cependant très jazz, dans la plus pure tradition live, avec ces solos de quasiment tous les musiciens (piano, batterie, trompette).

Bang sonne plus rock. La rythmique de guitare y est pour beaucoup. Le synthé donne quant à lui une petite touche électro-pop en apportant des sonorités plus spatiales, bizarres même. Ils jouent sur l’aspect positif de leurs compositions malgré quelques fois des rythmiques plus agressives. Ainsi, la deuxième partie du morceau se veut plus chaude que les mélodies apportées par le synthé et la guitare lors de la première partie.

Fighters Of Glory est dans le même esprit. La guitare saturée à la Satriani (voir article sur ce dieu de la guitare), puis l’arrivée d’une rythmique hyper funky années 70-80. Le rythme s’accélère, copiant presque les sonorités techno mais à la trompette et à la guitare. Ce morceau est clairement la référence de ce que le nom de groupe veut dire : secouer la tête.

La guitare et le synthé donnent tous les deux un mélange d’univers en plein milieu du morceau et en même temps, ils sont complémentaires. Les influences du groupe sont multiples et cela se ressent dans ce morceau. Pratiquement tous les styles se rejoignent et fusionnent ensemble dans un simili chaos savamment orchestré.

The Last Day On Hearth et sa guest, Frederica Alesina a une voix a faire tomber : sensuelle, chaude, jazzy. C’est un morceau beaucoup plus dans la tradition jazz, mais efficace. Elle a une puissance, et le solo de sax prenant la relève de la voix est superbe.

On continue sur une note latino avec une bossa très bien léchée. Avec la guitare électrique, on dirait presque du Santana (si la guitare était plus mise en avant, je jurerai un de ces morceaux). Trop court, c’est dommage.

Conclusion :

L’ensemble de l’album s’écoute très bien, y compris pour les non initiés du jazz. Il y en a pour tout le monde : électro, jazz, rock, latino. Tout le monde y trouvera son compte. Tous les morceaux ne se valent pas. j’ai moins accroché sur Diego qui retombe un peu dans le classique jazz, un peu trop long à mon goût. Le reste de l’album est très moderne et renouvelle le jazz à la sauce 21ème siècle. Un groupe à suivre et j’aimerai voir l’ambiance lors d’un concert, çà doit être très festif.

A écouter en soirée, pour danser et faire la fête (çà change des David Guetta, surtout Song For The Universe).

Deezer : http://www.deezer.com/album/12053290?utm_source=deezer&utm_content=album-12053290&utm_term=7126184_1454955169&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/5u9uNnWEGh0ylKxkrR4CcH

Facebook : https://www.facebook.com/theheadbangers/?fref=ts

 

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