Thrice / To Be Everywhere Is To Be Nowhere

thrice

Thrice revient sur le devant du rock indie (indépendant) américain après trois ans d’absence. Ils sortent leur dixième album : To Be Everywhere Is To Be Nowhere. Impossible pour moi de vous faire passer à côté de ce groupe.

Thrice a la particularité de reverser une partie des recettes de chaque album à une oeuvre caritative, jamais la même. De plus, leurs albums physiques sont à chaque fois en édition limitée et vendus en intégralité.

Parlons musique maintenant.

Hurricane et sa distorsion de guitare est superbe. La voix de Dustin Kensrue est superbe. La mélodie m’enivre et pendant un long moment je me suis contenté d’écouter sans écrire une ligne. Les parties douces et lentes où la guitare se laisse happer par la voix suave de Dustin et la batterie pour ensuite partir sur une distorsion qui prend le pas sur la batterie et tenir tête au chanteur : tout est bon.

Blood On The Sand me fait un peu penser à un morceau de Nirvana. L’énergie du punk, mais avec la voix de Dustin plus douce et chaleureuse et la grosse présence de la basse. Le morceau est vraiment sympa, sans prétention. La mélodie est basique mais très très efficace.

Et comme tout bon morceau de punk, il y a un message politique, une prise de position. Dans ce morceau, il pointe du doigt la peur de l’autre. Plus exactement la peur de l’étranger, celui qui n’a pas la même couleur de peau. Dixit, « il y a du sang sur le sable, il y a du sang dans les rues ». Sous entendu par peur de l’étranger on va le tuer jusque chez lui.

« Nous paniquons à la vue d’une peau de couleur différente de la notre ». Il prend le parti de dire « nous » car il parle de son pays : Les Etats Unis d’Amérique. Il ne rejette pas la faute sur les autres, au contraire il accepte les erreurs communes y compris de lui.

Wake Up est mon morceau préféré. Une légère mélodie bluesy, sombre sur le couplet. Pour ensuite exploser en un rock bien senti sur le refrain. Un morceau en live qui mérite d’être entendu. Quand il entonne « Wake Up », ce serait presque du AC/DC. Un riff rock à l’ancienne très efficace, punchy.

Black Honey a un air de rock à la Pearl Jam. Une ambiance nocturne, mélancolique, une mélodie de guitare qui monte crescendo en puissance avec toujours cette voix magnifique de Dustin, charismatique. Les mélodies sont lentes.

Les paroles racontent le fait que l’on prend souvent les chemins les plus risqués mais aussi les plus rapides pour arriver à nos fins. Sans se préoccuper des conséquences, et quand on n’obtient pas que ce l’on veut et que l’on se fait piquer (par les abeilles en essayant d’attraper le pot de miel) on ne comprend pas pourquoi. On pense avoir tout fait comme il faut mais on est dans l’erreur.

On finit l’album en douceur avec Salt And Shadow. L’intro à la guitare, quelques notes répétées à l’infini nous bercent alors que le chant entonnée est doux et calme. Quelques notes de piano viennent ajouter à cette tendresse du morceau.

Une chanson sur les souvenirs, un portrait sur une photo et on se souvient. Mais ce n’est jamais qu’une photo que l’on tient.

Conclusion :

Une poésie dans les textes, des mélodies efficaces et vraiment entraînantes : tout l’univers mélancolique, parfois  rebelle de Thrice me plait. Il n’y a rien à jeter dans cet album.

Un album a écouter entre amis et surtout à avoir chez soi. Un groupe à voir en concert car çà doit être génial vu l’énergie de certains morceaux, et à suivre avec grand intérêt.

Deezer : http://www.deezer.com/album/13110416?utm_source=deezer&utm_content=album-13110416&utm_term=7126184_1465415119&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/4hFDcpvIU9F4OleRAR9nNZ

Facebook : https://www.facebook.com/officialthrice

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