Tilt / Hinterland

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Après deux EP, TILT, groupe de rock écossais, sort son premier album : Hinterland. Un album rock très cool avec quelques notes qui rappellent le rock des années 90 underground.

La première chose qui m’a fait rester en l’écoutant, c’est la voix de Paul Dourley. Elle m’a fait penser à celle de Phil Collins par son timbre.

Le groupe regroupe quand même des musiciens confirmés connus et reconnus :

Dave Stewart, pas le chanteur de Eurythmics mais le batteur, à plusieurs reprise de Simple Minds.

Steve Vantsis a été bassiste de Bonnie Tyler ou de John Young.

Assembly est composée en trois parties (presque 9 minutes quand même). On passe d’une mélodie très cool, très tranquille sur le premier tiers avec un refrain très ancré, répétitif, facile à reprendre. Puis sur le deuxième tiers du morceau, on est plus sur une ambiance un peu arabisante, notamment sur la mélodie de guitare avec en grande partie un instrumental. La voix apparaît juste pour chanter “Assembly”.  Pour enfin finir sur un complet instrumental mêlant guitare électrique et synthé, la mélodie toujours la même mais avec quelques notes plus hautes, plus positives.

Sur Hinterland, on retrouve un peu ce côté Genesis. D’une part par la voix, d’autre part par la mélodie qui passe d’un rock très enlevé à un rock plus tranquille avec une guitare électrique qui se meut en acoustique ; on y ajoute même quelques pianos pour la rondeur du son. En deuxième moitié de morceau, quelques sons électro rappellent la modernité de TILT. Les guitares se font plus incisives, la tonalité plus mélancolique du piano donne un ensemble plus sombre. Dans cette deuxième partie de morceau, on retrouve le côté rock underground dont je vous parlais. Un peu Pearl Jam ou Faith No More (deux grands groupes de rock qui ont préféré cultiver leur fanbase plutôt que le grand public) dans l’esprit.

No Superman commence par un riff blues avec une saturation bien grasse et une basse très présente. Ce morceau me fait un peu penser à Soundgarden. D’ailleurs, Paul Dourley chante, cette fois, un peu comme Chris Cornell. J’aime beaucoup ce morceau. Le riff est tranchant, la basse est ronde et très propre. C’est le synthé, jouant quelques notes en arrière plan, qui le différencie du groupe pré-cité. On a même droit un solo purement blues-rock, les notes traînantes, puis plus rapides. Le solo alterne la fluidité du blues, et la folie du rock. Un très très bon morceau.

J’adore l’intro à la folk de Strontium Burning. Un riff superbe entretenu par la guitare électrique qui la rejoint. La voix aérienne de Paul Dourley vient finaliser la beauté de cet intro.

Bloodline me fait un peu plus penser à un métal symphonique mais sous tranquillisant. La ligne de basse est juste énorme, puissante. Les guitares électriques sont volontairement en arrière plan, au profit de la basse, de la voix et de la batterie.

Disassembly vient conclure cet album. Le pendant d’Assembly.

Une mélodie très mélancolique pour commencer, lente, mourant lentement. Une guitare électrique aérienne reprend, quelques notes volatiles. Un bruit marque le temps qui passe, quelques gouttes de pluie, un synthé crée une ambiance nocturne, sombre.

La voix de Paul Dourley vient, rassurante, chaude, mais reste triste.

Le morceau devient peu à peu plus positif, la voix reprend de la joie, la guitare monte suivi du synthé comme un feu de joie collectif, point d’orgue du morceau.

Conclusion :

Un premier album très très bon, riche et très travaillé. On retrouve plusieurs influences qui se mélangent sans jamais dissoner entre elles pour donner le son bien particulier de TILT. Un album a écouter et réécouter pour prendre toute la teneur, tous les détails de la composition des morceaux.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/13468045?utm_source=deezer&utm_content=album-13468045&utm_term=7126184_1469036684&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/7mOHud8kF7s9G5KaLNVbZ7

Facebook : https://www.facebook.com/TILTuk/

 

 

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