U-Bilam / Evolutions Of Mind

U-Bilam est un groupe d’urban core français. Leur premier EP Evolutions Of Mind est un concentré de rage, de colère, de puissance et d’énergie.

L’urban core est un mot savant pour dire mélange metalcore et hip-hop.

Dans le cas de U-Bilam, le chanteur Stephen Legrand alterne chant rappé et growl. Quant aux mélodies, on est sur un metal très puissant et technique. Pour finir, les musiques sont agrémentés de sonorités électroniques dites industrielles.

Clément Tournier à la guitare se promène entre des riffs acérés et des solos terribles.

Pour finir le batteur, Loïc Hiriart balance un rythme précis et percutant.

Après la forme, le fond.

Les titres sont les 5 paliers de l’acceptation du deuil.

Denied  (le dénis) commence en force avec une réelle énergie dévastatrice. Les sonorités industrielles créent une atmosphère pleine de tension alors que le riff est rapide, précis et colérique. Le morceau fait parfois penser à Whitechapel avec une énergie supplémentaire et un chant rappé en plus.

Anger  (la colère) commence de façon paradoxale avec une mélodie montant peu à peu du lent vers une certaine rapidité, d’un calme vers une puissance explosive. Pour autant, c’est surtout le chant qui exprime la colère, l’envie de tout casser. Le riff de guitare et même la mélodie en général montre plus la montée du sentiment à son paroxysme.

Le morceau finit par traîner un peu en longueur, c’est dommage.

Expression (appelé aussi compensation car c’est la période où on essaie de trouver un aspect positif à la situation du genre “il n’aura pas souffert” ou autre connerie. C’est surtout un moyen d’accepter plus facilement la situation). Bref, là on bascule dans un morceau très urbain avec énormément d’instrumentations électroniques et une tres grosse énergie bien pêchue.

On enchaîne sur Depression qui se veut un morceau à la mélodie beaucoup plus mélancolique. Les arrangements sont très lents et permettent au chanteur d’avoir une expression intérieure  (cri de détresse et de colère redonnant comme une voix intérieure). Le solo de guitare est magnifique, très fouillé. Le morceau est magnifique, qui prouve que U-Bilam sait aussi jouer la note de la tristesse. Seul bémol : la batterie électronique qui pour moi aurait mérité d’être remplacée par une sonorité plus organique.

On finit sur Acceptance  (l’acceptation). L’album se finit comme il a commencé avec un afflux d’énergie et de gros riffs de malades à la guitare. J’aime beaucoup les arrangements industrielles qui renforce l’esprit agressif du morceau. À noter, la dernière partie du morceau finissant en mode électro à renforts de violons comme pour montrer un certain apaisement. Cette fin de morceau vient un peu en écho du morceau intro.

Conclusion :

Un très bon premier jet. Les musiciens ont de la technique et l’univers est bien en place. Il ne leur reste plus qu’à confirmer avec un premier album tout aussi puissant et accrocher un single qui fera pogoter les foules à l’unisson.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/48658122

Spotify : https://open.spotify.com/album/6GSxeaOtIWqt0saxe7tjKX?si=ujmPTjA_RcGnJjzG7op1Yw

Facebook : https://www.facebook.com/U-bilam-1386479671663409/

 

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