Upon A Burning Body / Straight From The Barrio

Upon A Burning Body est un groupe de trash métal à la Sépultura. Ils habitent le Texas mais ont une influence hispanique dans leur musique, très méxicaine. Straight From The Barrio, leur quatrième album, est du pur métal métissé, et ont fracassé le mur qui séparent leurs deux influences (n’en déplaise à M. Trump).

Des percussions très hispaniques, des guitares espagnoles, et par dessus tout çà un chanteur qui hurle (en anglais ou en espagnol, çà dépent de ces envies), des guitares saturées et un gros son bien métal. Tout ce que j’aime!

Le métissage des deux cultures est très bien faite.

Notamment dans ‘Til The Break Of Dawn. On commence direct avec une mélodie méxicaine très sympa, qui bascule en un métal au chant hispanique mais puissant. Un phrasé un peu rappé sur des riffs efficaces et puissants. On reprend avant chaque refrain une douceur, une chaleur du désert méxicain avant de se prendre l’énergie d’Upon A Burning Body en pleine tête.

Already Broken continue dans cette énergie énorme. Une double pédale de batterie qui balance à fond, un riff de guitare là aussi très simple, saturé comme j’aime. Et toujours cette guitare espagnole pour faire les interludes entre refrain et couplet, comme pour nous laisser reprendre notre souffle. On a même un solo avec une mélodie méxicaine super sympa.

Le clip est très drôle montrant le contact entre le Texan moyen dans son bar (chapeau de cowboy et barbe hirsute en tête) et leur musique métal puissante et avec des consonnances hispaniques.

B.M.F. balance direct un riff hyper rapide à la guitare et à la batterie. On a même l’impression du chanteur de Static-X (une voix très gutturale et un phrasé très rapide). Un hymne pour le groupe de par les choeurs (« Fuck You » et « Hell Yeah », c’est du choeur) et l’énergie déployée. Pour finir, un solo de guitare hyper saturé avec une descente de manche à la Dimebag Darrel (guitariste décédé de Pantera).

On bascule sur un morceau qui commence comme un morceau de Linkin Park : Leave The Pain Behind. Bon, très vite on retrouve l’énergie et la colère d’Upon A Burning Body. Mais sur le refrain, on retombe sur ce néo-métal sans saveur. c’est dommage car les couplets sont saccadés et puissants, alors que le refrain est mou, sans pêche et convenu.

On a quand même droit à un petit growl aux deux tiers du morceau, mais çà ne rattrape pas tout.

D.T.A. (Don’t Trust Anyone) est une mise en avant des qualités de batteur de Tito Felix. Des roulements, des coups de doubles pédales et un phrasé hyper rapide. Très bon morceau (spécialement pour un batteur). Le morceau est très rapide, les rythmiques sont pêchues, c’est de la patate concentrée. On prend conscience de la qualité de chanteur de Dany sur ce morceau.

On finit l’album sur une ballade, My Distorded Reflection avec chant/guitare. Ce qui montre qu’ils ont un petit coeur qui bat derrière leurs tatouages.

Conclusion :

Un bel album même s’ils se perdent dans deux, trois morceaux en faisant du Linkin Park extrême. Ils ont une énergie communicative et ils pourraient pousser encore plus loin le lien hispanique avec la musique métal. J’ai littéralement adoré la première moitié de l’album. Je pense qu’ils peuvent encore faire mieux même si on a là un déjà bon album.

A voir en live pour l’énergie qu’ils dégagent.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/14400026?utm_source=deezer&utm_content=album-14400026&utm_term=7126184_1479160680&utm_medium=web

Spotify : https://play.spotify.com/album/7GE55BNEVtsPQi971Nbvsp

Facebook : https://www.facebook.com/uponaburningbody

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