War On Drugs / A Deeper Understanding

War On Drugs est un groupe de rock américain. L’engouement des médias (surtout américains) m’a interpellé et j’ai donc pris le temps d’écouter le rock psyché avec leur 4ème album : A Deeper Understanding.

Le groupe affiche un rock plutôt aérien, planant, tranquille même et le chanteur, Adam Granduciel, tire ces influences musicales de Bruce Springsteen et de Bob Dylan.
Tout un programme.

Up All Night commence l’album et j’ai très vite ressenti ces influences. La musique est lente, très (mais alors très) répétitive. A tel point que j’ai envie de zapper. On dirait du Bruce Springsteen sous prozac.
C’est dommage, la mélodie est belle mais à la longue, hormis un pont de 10 secondes, c’est vite soûlant.

Après un Pain aussi peu convaincant que Up All Night, je me laisse bercer par Holding On. La mélodie au synthé avec les quelques notes de guitare est sympa. La guitare est aérienne et prend très vite le pli sur le refrain pour varier la musicalité du morceau et lui donner un peu de hauteur.
La voix d’Adam Granduciel est un mélange de Bob Dylan (par la douceur) et de Bruce Springsteen (par le phrasé). J’ai un peu de mal, mais c’est une question de goût.

Plus on avance dans l’album, plus j’ai l’impression d’écouter un vieil album. Les arrangements du premier morceau qui prenait une certaine modernité ont disparu.

Knocked Down est une belle ballade, lente dans une nuit chaude d’été. La guitare là aussi aide à donner de l’épaisseur au morceau et en fait un très joli morceau.
La saturation de la guitare donne même un peu de jus.

Ensuite, on bascule. Dès les premières notes de Nothing To Find, j’ai cru entendre Take On Me de A-Ha. Puis à mi-chemin, je crois entendre du Depeche Mode.
Malheureusement, ce n’est que War On Drugs. Les notes d’harmonica n’apportent rien au morceau et j’en viens à me demander si j’écoute un groupe de rock ou de la pop rock des années 70.

Et on enchaîne : les morceaux ne se ressemblent pas mais pourtant c’est toujours le même défaut : un mélange de…peu abouti.

J’arrive difficilement au bout de l’album pour écouter un You Don’t Have To Go un peu au dessus du lot. Là encore une ballade mais aux notes de pianos très agréables.

Conclusion :

La voix de Bruce Springsteen et le fait de vivre à Philadelphie ne suffit pas à en faire le digne successeur du Boss (surnom de Bruce).
Un album très égal hélas, très lent. On parle d’un rock soporifique plus d’un rock psyché ou planant.
L’album est une succession de ballades peu originales avec un son des années 80.
Ce ne sera pas mon album de chevet et pourtant ça m’aiderai peut être à fermer les yeux.

Pour l’acheter (quand même) :

Deezer : http://www.deezer.com/album/46454442

Spotify : https://open.spotify.com/album/4TkmrrpjlPoCPpGyDN3rkF

Facebook : https://www.facebook.com/thewarondrugs/

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