Live Report American Tours Festival Jour 2

La Touraine se pare des couleurs du drapeau aux 50 étoiles (bleu,blanc,rouge les copieurs) pour ce deuxième jour à l’American Tours Festival. Sous le soleil texan (tourangeau, c’est pareil), voici le Live Report de l’American Tours Festival Jour 2!!

Après une petite balade sur le site où je traîne mes guêtres au grès de mon humeur, je rends compte qu’il faut que je me rende devant la Eastern Scène car ce sont les poitevins Birdstone qui vont commencer.
Les 3 artistes ont le visage peint en or. Ce qui rajoute une couche mystique à leur musique.
Enfin, pas certain que leur musique en ait vraiment besoin car classée dans le Ritual Blues / Mystic Rock, celle-ci est déjà bien mystique.
C’est vraiment bien interprété, c’est entraînant même sous ce soleil de plomb.
La bassiste est possédée, elle est dans son monde.
Puis maintenant c’est le tour du guitariste d’être complètement possédé !
Ah ces artistes ! Ils n’ont pas leur pareil pour nous inviter au partage de leur art…
C’est une très belle performance. Je recommande sans hésitation, si vous aimez le stoner rock par exemple.

Direction la Mainstage pour les deux français qui composent le groupe KNUCKLE HEAD.
Ces tatoués-là sont dans le Heavy Blues Rock / Dark Country. Je suis assez curieux de voir ce qu’ils peuvent donner sur scène.
Du coup j’attends le quart d’heure de retard patiemment comme tout le monde.
Dès qu’ils arrivent : ça part direct ! Le son est nickel !
Y a un bon côté Stoner qui flatte mes cages à miel.
Le batteur frappe sur ses fûts avec forces. Il a l’air d’avoir froid avec son cuir par-dessus son T-Shirt ! (30° à l’ombre, il doit être frileux)
Le support micro du guitariste-chanteur est orné d’un beau crâne d’ovin avec ses cornes.
Ah ! Je le savais ! Le batteur est comme tout le monde, il a chaud ! Il est torse nu maintenant.
On assiste à un passage électro-acoustique à la guitare pour un style rock sudiste plutôt bien fait. C’est plaisant.
Une petite reprise de la chanson Personal Jesus de Depeche Mode en version blues / country.

Sympa, ça passe bien, mais moins bien que la version de Johnny Cash me concernant (en même temps, difficile de faire mieux…).

Ça passe moins bien parce que ça manque un peu de pêche… ah ?… pardon ?… Ces messieurs se réveillent et mettent un peu plus de gaz dans la seconde partie du morceau. Avec de la distorsion en mode plus Hard Rock / Stoner Rock. Ça sonne bien mieux (à mes oreilles).
Le batteur fini sa perf en jouant debout, les deux compères sont endiablés sur cette fin de prestation. Chapeau pour le rendu car ils ne sont que deux sur scène mais se donnent à fond !
Très bonne surprise en live pour ce groupe. Je recommande également.

On reste sur la Mainstage car va se présenter à nous : RIVAL SONS.
Ces californiens-là sont qualifiés par la presse spécialisée de groupe de Blues Rock / Hard Rock. Mais tout comme leur principale influence qu’est Led Zeppelin, ils sont plus que cela.
Egalement un quart d’heure de retard (mais ça vaut le coup) ou alors je n’ai pas eu les bons horaires…
Le fond de la scène est occupé par un immense textile sur lequel est représentée l’image de leur dernier album Feral Roots. Beaucoup de couleurs qui représentent le groupe ou à minima leur « excentrique » chanteur Jay Buchanan.
Les artistes arrivent et ils commencent direct. Le chanteur a un « beau » chapeau et le batteur Michael Miley est au taquet.
Le son est nickel ! Pressure & Time est très fidèle à la version studio avec ce qu’il faut de plus pour un concert original.
Les qualités du chanteur ne sont plus à démontrer, il chante divinement bien. Par contre il a l’air dans son monde mais alors bien comme il faut. Une aide avec une substance plus ou moins licite peut être supposée…
Une personne du public lui souhaite un joyeux anniversaire et apparemment il a raison, c’est bien aujourd’hui.
Allez, on enchaine avec leur super morceau Electric Man. Le son est parfait. C’est juste le pied !
La suite avec une de leur chanson plus calme : Where I’ve Been.
Le guitariste Scott Holiday prend sa guitare double manche et le chanteur prend une guitare électro-acoustique. J’en profite pour saluer la performance du technicien / roadie du groupe qui fera un excellent boulot toute la soirée…
On enchaine avec la chanson Feral Roots (titre éponyme du dernier album). Le musicien en charge des effets divers donne un effet un peu hasardeux sur l’ensemble du son (peut-être parce que ses effets modifient la balance). Mais l’ensemble est chouette.
Et hop on enchaine avec l’excellent morceau Open My Eyes. Juste parfait !
Le guitariste harangue les spectateurs et avec l’aide du reste du groupe, l’ensemble du public chante un Happy Birthday To You au chanteur. Une femme apporte un gâteau d’anniversaire avec des bougies, le chanteur les souffle, un petit bisou de la part de cette gentille dame mais on sent qu’il veut enchaîner sur la suite du concert.
Ça repart rapidement avec Do Your Worst. Très bien interprété.
Le guitariste nous joue un peu de Blues au bottleneck (pour me faire plaisir très certainement) et commence leur tube Keep On Swinging. Mélange d’émotions car c’est une superbe chanson très bien jouée, une de mes chansons préférées de Rival Sons. Mais ça veut aussi dire que c’est la fin.
Très bon concert. A voir en live car leurs performances valent le détour. C’est passé trop vite !

Bon allez, comme tous les groupes en Mainstage semblent avoir 15 minutes de retard aujourd’hui, je dois avoir le temps suffisant pour aller casser une graine (même si « je ne mange pas de graines »… dixit le maître d’armes dans Kaamelott…).

Et bien bravo ! Tous les groupes sont en retard sauf les STRAY CATS qui commencent avec 5 minutes d’avance !!!!
Car oui ce soir nous avons le privilège, que dis-je, l’immense honneur d’avoir les STRAY CATS !!!

40 ans de carrière ça se fête ! Et la foule est venue en masse, c’est rempli devant la Mainstage. Je pense qu’il y a plus de monde que pour Scorpions la veille.
Ils sont en forme les Newyorkais, ça envoit direct ! Les trois mêmes mecs réunis sur scène. Ça fait bien plaisir. Brian Setzer à la guitare et au chant principal, Slim Jim Phantom debout à la batterie et Lee Rocker à la contrebasse. Et oui ! Comment faire du Rockabilly sans contrebasse ? Impossible.
Le trio magique attaque direct avec leurs plus gros succès : Runaway Boys. Dans le public ça chante, ça danse, ça remue son popotin !!
Ah ! Une nouvelle chanson du groupe annoncée par Brian Setzer. Il espère que ça va nous plaire. Et bien c’est réussi car c’est dansant à souhait. Très certainement la magie de la contrebasse…
On enchaine avec Stray Cat Strut, autre super succès du groupe. Le public reprend en chœur les voix des chœurs.
Solo de Lee Rocker avec sa contrebasse. Il n’a rien perdu, c’est toujours aussi magique.
On sent les trois compères toujours aussi complices, aussi souriants. Et forcément ça nous donne aussi le sourire.
Ah ! Les trois artistes en chœur : « wouhaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii… Be bop a loula… She’s my baby!”
C’est parti pour Gene and Eddie. Encore un succès car encore une super chanson.
C’est un peu du délire sur la scène et dans le public ! Le public hurle « Gene & Eddie » à chaque fois que nécessaire. Lee Rocker joue de sa contrebasse comme avec une guitare basse normale. Un peu encombrant mais c’est marrant !
Sur le morceau suivant, c’est justement le contrebassiste qui devient la voix principale à la place de Brian Setzer. Ils savent tout faire !
Sur la chanson suivante, Brian Setzer prend à nouveau le micro et chante certaines des paroles en français pour son public du jour. Sympa l’effort.
Et il enchaine sur un solo de guitare. Il est toujours aussi doué, vraiment, quelle fluidité, quelle rapidité, quel son !
Les artistes entament un hommage à Dick Dale et son Misirlou. Juste excellentissime !
Bel hommage au « plus grand des Surf Rocker » comme dit Brian Setzer.
Lors de la chanson suivante ils vont nous faire leur show, Brian Setzer joue de sa guitare debout sur la grosse caisse de Slim Jim Phantom pendant que Lee Rocker joue en équilibre sur sa contrebasse. Oui, il joue avec et sur sa contrebasse. Il est physiquement monté dessus ! Ensuite c’est Slim Jim Phantom debout sur sa grosse caisse qui continue de jouer de la batterie, Brian Setzer qui joue de la guitare sur la contrebasse de Lee Rocker pendant que ce dernier continue d’en jouer… Très visuel, les équilibristes, très rigolo !
On enchaine avec Rock This Town ! Encore un tube… ça danse toujours dans le public.
C’est la fin, puis le rappel et la vraie fin !
C’est une ovation, un tonnerre d’applaudissements, c’est mérité ! Je n’ai pas vu le temps passer sur cette très bonne performance des Stray Cats !

C’est aussi là dessus que se termine la deuxième journée de l’American Tours. Et dernier jour pour moi suite à un petit pépin mécanique sur ma voiture…

Le festival se termine le dimanche et je n’aurai pas le loisir de flanner autour des reconstitutions de camps des Tuniques Bleues ou de voir les Kokomo Kings, groupe de boogie woogie / pop.

Votre envoyé un peu spécial…
Toutoune

N.d.l.r. : les photos du site sont la propriété de l’AmericanToursFestival

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