Archie Lee Hooker / Chilling

Archie Lee Hooker est le neveu de John Lee Hooker. Il commence sa carrière de bluesman sur le tard après un passage chez son oncle. Après un changement de vie et de pays, c’est en France qu’il sur fonde Archie Lee Hooker And The Coast To Coast Blues Band et son premier album Chilling.

Chilling est un hommage à John Lee Hooker qui aurait eu 101 ans cet été. L’album retrace la vie d’Archie Lee Hooker, des plantations du Mississipi à Memphis puis la France et de son envie de faire de la musique grâce à son oncle.

Certains passages de l’album sont parlés. Une prose posée sur quelques notes d’harmonica comme The Roots Of Our Family ou sur un fond de guitare comme Don’t Tell Mama, pour expliquer sa vie, certains passages. Il se sert de la musique comme pour marquer une histoire, comme exutoire.

C’est très original.

Le reste de l’album est un blues très solaire. La plupart des parties guitares sont jouées au bottleneck (un tube metallique que l’on fait glisser sur les cordes).

Vous l’entendrez très distinctement dès les premières notes de 90 Days. Le morceau est très sautillant, léger et épuré.

Les solos de guitares sont superbes comme sur Love Ain’t No Play Thing. Il faut dire qu’Archie Lee Hooker a su s’entourer : Mark Santos à l’harmonica, Fred Barreto à la guitare, Nicolas Fageot à la basse et Yves Ditsch à la batterie.

On entrevoit un petit côté rock’n roll sur certains morceaux comme Tennessee Blues. L’intro m’a rappelé Aerosmith. Cela vient aussi du fait que les groupes de hard rock des années 70-80 tiraient énormément leurs influences et leur jeu du blues.

Mais il y a cette voix chaude, le tempo lent et la guitare électrique qui rappelle ces groupes, les slows sur lesquelles les plus de 30 ans ont dansé.

De la même façon Chilling reprend l’énergie électrique du rock d’un Jimi Hendrix. La base rythmique rapide et la guitare aérienne se promenant, libre, autour de la basse/batterie avec un chant légèrement décalé commençant à rebours ou finissant très tôt.

J’aime beaucoup Blues Shoes. La base rythmique est très efficace et installe un tempo presque sous tension. Cette tension intervient grâce aux silences imposées entre chaque groupe de notes. C’est génial.

L’album se finit sur fond de contrebasse avec là encore un remerciement en prose d’Archie pour son oncle. Un remerciement pour sa vie, pour sa gentillesse et tout ce qu’il a pu lui transmettre.

Conclusion :

Un très bel album hommage d’un neveu pour son oncle, d’un artiste à une star, d’un bluesman au Boogieman (surnom de John Lee Hooker). Il n’y a rien ajouter si ce n’est que la relève chez les Hooker est assurée avec un album blues parsemé de rock de ci de là.

Pour l’acheter :

Deezer : (non disponible)

Spotify : (non disponible)

Facebook : https://www.facebook.com/archieleehookerofficial/

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