Interview Birdstone Fevrier 2018

C’est quelques minutes avant le concert aux Etoiles de Paris, en première partie de Raveneye, que je rencontre les musiciens de Birdstone. Nous nous retrouvons dans le fumoir autour d’une cigarette (dangereux pour la santé, ne commencez pas) et d’une bière  (l’abus d’alcool blabla… et sans alcool.. bah on se fait chier) pour parler de leurs projets, du concert et du groupe.

Cabaneariff : Birdstone, bonsoir. Ravi de vous rencontrer. J’ai eut l’occasion d’écouter votre premier EP et je vais vous voir jouer ce soir (voir Live Report Raveneye). Avant de commencer, pouvez vous vous présenter car vous êtes 3 dans la pièce.

Leo : Individuellement d’abord. Du coup, je m’appelle Leo, je suis batteur du groupe Birdstone. J’ai pas grand chose à dire pour me présenter. Je fais de la musique depuis que j’ai 6 ans et le but est de devenir musicien professionnel, je parle au nom de tous en disant ça.  Donc voilà, je suis batteur et choriste.

Edwige : Alors, moi je suis Edwige. Je suis la bassiste du groupe et choriste également. Pareil, j’ai commencé jeune… en fait on a commencé ensemble.

Cabaneariff : Au lycée si j’ai bien lu.

Edwige : Au collège. On était tout petit. Du coup, je fais de la basse, formation contrebasse mais la basse est mon instrument principal.

Basile : Donc moi, c’est Basile. Je suis le guitariste et chanteur de Birdstone. Pareil que mes collègues, j’ai commencé à 6,7 ans par la batterie…

Leo et Edwige : comme moi.

Cabaneariff : idem. Donc 4 batteurs dans la pièce. Normal, ce sont les meilleurs.

(Rire)

Basile : Je me suis tourné vers la guitare rapidement. On a très vite joué ensemble.

Cabaneariff : Originaire de Poitiers c’est ça ?

Leo : des Deux Sèvres à la base.

Cabaneariff : Et vous avez tout de suite créer Birdstone?

Basile : Non, comme beaucoup on s’est essayé sur des reprises d’abord. La composition est venue assez tard. Birdstone n’a que 2 ans et demi. On a déjà fait pas mal de dates, une cinquantaine, avec Birdstone.

Ça commence tranquillement. On a sorti l’EP en 2017 et on va sortir l’album à l’automne.

Cabaneariff : Super, c’était l’objet d’une prochaine question. Tu me spoiles.

Bon, on y reviendra après. Là ce soir, vous jouez avec Raveneye. Votre univers est très rock avec une influence Led Zeppelin mais avec une forte dominante blues. Comment un trio aussi jeune, vous avez quoi 25 ans, a des influences aussi vieilles?

Basile : On a vraiment cet héritage sixties, seventies par ce qu’on écoute depuis qu’on est gamin. C’est d’ailleurs le terreau du groupe. A tel point que pour Birdstone, on veut aller encore plus loin, remonter dans le temps aux premices du blues noir américain.

Comme Robert Johnson tu vois. L’héritage Led Zeppelin, hard rock seventies, on se retrouve à se dire : “qu’est ce qu’on peut en faire?” Donc on décide de revenir aux bluesmen du delta, de la fin du 19ème siècle début 20ème. Cette tradition blues a été apporté par les noirs afro-americains et avec ça un côté mystique. Le but de Birdstone est d’intégrer ce côté mystique à notre musique.

Leo : Je fais un petit aparté. Du coup, sur l’EP que tu as pu écouter, ça ne se ressent pas trop. Ça a beaucoup évoluer depuis l’EP.

Basile : Oui on a beaucoup changer de choses. Ce côté mystique, on l’a même dans le nom du groupe : Birdstone ce sont des petites pierres en forme d’oiseaux que les amérindiens laissaient dans les tombeaux pour accompagner les morts vers le monde des esprits.

Tout ce côté spirituel, élévation de l’âme on veut le remettre dans notre musique, tout comme l’avait fait les bluesmen.

Leo : On re-arrange notre son, la musique depuis l’EP pour amener cette spiritualité.

Edwige : Oui, on essaye d’amener en live une cérémonie tous ensemble, une harmonie.

Cabaneariff : Donc, ce soir on va écouter l’EP ou l’album ?

Leo : Ça sera le son de l’album.

Edwige : Il y aura quand même 2 morceaux de l’EP.

Cabaneariff : Ok! Très bien. Et comment vous voyez l’après sortie de l’album ? Pensez vous aller encore plus loin dans le retour en arrière ? Genre clavecin, perruque.

(Rire)

Cabaneariff : Ou allez vous garder quand même un ancrage rock/hard comme maintenant?

Leo : Avec cet album, on ouvre des portes. Maintenant nos racines sont là, le  n’est pas figé et c’est possible que ça évolue encore.

Basile : L’important, c’est nous, notre cohésion. Maintenant que le deuxième album est prêt, on commence à écrire pour le troisième. Ça nous a ouvert dans l’inspiration.

Edwige : On a des idées pour l’instant, on ne veut rien figer pour pouvoir les faire évoluer, avec notre ressenti, le live, le retour public du premier album déjà.

Cabaneariff : Mais vous n’avez pas peur  perdre un peu le public à trop changer ?

Basile : Ceux qui nous connaissent et viennent nous voir maintenant ont souvent un sentiment de surprise. Il ne s’attendait pas forcément à certaines choses. Après, le plus important c’est que ça nous plaise à nous. La seule limite, c’est qu’on ne soit plus d’accord entre nous.

Leo : Après, on ira pas sur de l’électro ou de la dubstep non plus. (Rire) On a besoin d’une alchimie entre nous.

Cabaneariff : Après, vous gardez quand même une modernité dans les arrangements ?

Edwige : Oui tout à fait. Le but est de prendre du vieux pour faire du neuf. Les pédales, les amplis, Benoît le technicien son aussi nous a permis d’avoir une oreille différente, externe et d’apporter une énergie nouvelle.

Cabaneariff : Alors, côté influence vous avez en commun Led Zeppelin. Mais séparément, donnez moi un groupe qui vous fait … vibrer.

Leo : Moi plutôt des groupes de funk, jazz. Maceo Parker si je dois en citer un. Mais ce n’est pas figé, j’ai pas un groupe qui domine.

Edwige : Moi, ça oscille entre deux univers différents en ce moment. Je me suis replongé dans Sonic Youth pour chercher des idées de sons et Ulrika Spacek que j’ai découvert il y a pas longtemps. C’est de la cold.

Basile : Moi, c’est très différent, je me suis beaucoup plongé dans le stoner et le doom (type de metal très sombre). Je me suis ouvert au Metal en général. Dopelord par exemple.

Cabaneariff : En vous écoutant sur l’EP, j’aurai pas trouvé les influences Doom.

Leo : Écoute bien ce soir, tu trouveras peut être quelques indices.

(NDLR : Après les avoir vu jouer, j’ai pas trouvé de doom… sniff)

Basile : Je vais pas growler non plus (rire). Ha aussi j’adore All Them Witches en ce moment. Ça c’est plutôt général au groupe.

Cabaneariff : Et ce soir, le rituel ce soir il va se passer comment?  Je veux dire comment vous aller aborder ce public qui ne vient pas forcément vous voir vous?

Leo : On va pas te spoiler tout le concert. Le but c’est de tout donner, d’essayer dans une espèce de transe.

Edwige : On va essayer de rester naturel, de jouer comme à chaque fois, à fond.

Basile : Après, on a un set prévu pour une première partie. On joue des morceaux plus courts, on évite les morceaux plus longs qu’on a généralement. En même temps, le partage avec le public qui n’est pas venu pour nous est hyper interessant.

Cabaneariff : Et pour finir, on se projette dans l’avenir. Un nouvel album, une tournée ?

Leo : et un clip aussi. Très bientôt.

Basile : Le thème de l’album est autour d’un homme qui évolue, s’éveille si tu veux.

Cabaneariff : Comme un concept album.  C’est parfait. Il ne me reste qu’à vous souhaiter un bon concert et j’attends votre album avec impatience.

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