Live Report Eurockéennes 2019 Jour 3

Samedi toujours au chaud. Un petit déjeuner local (Flammekueche à 15h, comme petit déjeuner, bizarre mais roboratif) et on retourne sur site pour notre troisième journée en Territoire de Belfort. Live Report des Eurockéennes de Belfort 2019, jour 3 : GO GO GO!!!

Pour commencer cette journée, une petite pointe d’humour. Là encore, comme hier, sous la tente Greenroom, un spectacle : Le Comte de Bouderbala. Ce dernier, déjà venu, fait le plein. Son humour que j’adore fonctionne cependant moins avec les jeunes de 18-20ans qui apprécient moyen qu’on casse leur idole Maître Gims, Juul et Booba. Il balance sur tout le monde et c’est très bon. Moi, je m’en fouts, je suis tordu de rire du début à la fin.

Mais nous sommes venus pour la musique, alors : Musique maestro!!

Sur la Grande Scène : Mass Hysteria qui déroule et fait lever la poussière devant la scène. Les Circle Pit et Wall of Death s’enchaînent dans la joie et la bonne humeur avec un groupe au top de sa forme.

Petit aparté : c’est là que l’on reconnaît un public métal d’un public rap.
Le public métal quand il se met devant la scène crée la place pour faire ces cirlcle pit et autre wall of death, voit quelqu’un tomber et le relève. Résultat : bon enfant.
Le public rap s’écrase devant la scène pour mieux voir le rappeur, se pousse et s’écrase sans se soucier de son prochain pour faire un cercle (communément appelé circle pit chez les métaleux) à la demande du rappeur (Nekfeu en l’occurrence la veille). Bilan : 50 personnes évacuées à cause de la bousculade et des personnes choquées par les mouvements de foule et écrasements sur les barrières de sécurité qui finissent par céder.

Je reviens à Mass Hystéria qui a mis le feu avec comble du bonheur la reprise de Roots sans Max Cavalera qui n’a pas pu être là pour des raisons logistiques.

Le groupe joue ces grands classiques comme les derniers morceaux de son nouvel album beaucoup plus sombres. On entend d’ailleurs la différence quand ils passent de Reprendre Mes Esprits ou Nerfs de Boeuf (de leur dernier album Maniac) à Contraddiction (de l’album du même nom).

Mais cela n’empêche que ce groupe est fait pour être sur scène.

Quelques minutes plus tard, c’est Angèle qui remplit à craquer le chapiteau Greenroom avec sa pop acidulée. Devant un public amassé, fan incontesté, elle joue à l’enfilade tous ces morceaux. Un très joli show avec un regret, celui de n’avoir que très peu d’interactions avec son public qui lui est pourtant acquis.

De mon côté (Carole voyant Angèle, pas besoin d’être deux à s’agglutiner sous cette tente), je décide de découvrir le trip-hop de l’anglaise Kate Tempest.

Cette dernière délivre un rap très inspiré qui n’est pas sans rappeler Eminem. Elle a un flow très impressionnant. L’ambiance sur scène est minimaliste.

Je vais enfin voir, après des années d’attente un de mes groupes préférés.

Weezer.

L’ambiance est rock, californienne. Les gens dansent.

Alors que l’ambiance retombe un peu, le groupe reprend Take On Me (de A-Ha) et tout repart. Idem pour la reprise de Toto (Africa). La pluie s’invite mais comme le dit Rivers Cuomo, le chanteur : « Fuck The Rain ». Elle a compris, la pluie s’arrête après quelques minutes.


Tout juste le temps pour le groupe d’interpréter un Buddy Holly a capella de toute beauté et le magnifique Say It Ain’t So c’est déjà la fin de leur set.

Un pur bonheur pour moi, le groupe a joué tous ces meilleurs morceaux sourire aux lèvres, prenant clairement du plaisir alliant morceau rock, pop et plus punk selon leurs périodes. Seul regret personnel : ils n’ont pas joué de leur dernier album : Zombie Bastard. D’ailleurs, aucun morceau de leur dernier album Black, j’aurai aimé voir ce que cela donnait.

Un petit entracte et Carole retourne sur le devant de la Grande Scène pour voir Jain faire son show. La zone est pleine à craquer pour voir la jeune française (petit clin d’œil au gars qui m’a appelé par mon prénom pour que je le prenne en photo : pari tenu)

Retour à Jain.

Quel show!! seule sur scène, elle donne l’impression d’être 10. Elle danse, saute, court, chante (évidemment).

Le public chante, scande son nom. Elle simplifie même des paroles déjà pas très compliqués pour faire chanter le public.

Elle descend même faire chanter le public sur Come. Mais, toujours le sourire aux lèvres, toujours quelques mots entre chaque morceau pour son public. Et le public en redemande.

De mon côté, je vais voir le fou du rock Frank Carter & The Rattlesnakes. Et il est toujours aussi dingue. En à peine quelques minutes, il traverse la scène de part en part pour finalement se jeter dans la foule, continuant à chanter debout, porté par la foule.

Un jeune homme brandit une pancarte pour venir jouer sur scène avec lui (« c’est mon anniversaire, s’il te plait, laisse moi jouer Empire à la guitare avec toi »). Le guitariste et Frank le voit et l’accueille sur scène, lui disent quelques mots et lui donnent une guitare. Son rêve est devenu réalité.

Frank Carter s’improvise Père Noël. Un show de malade comme le tatoué sait les faire. Génial.

C’est hélas l’heure de rentrer pour nous. Pas de quatrième jour, pas de Smashing Pumpkins qui joueront le lendemain. Un impératif personnel nous oblige à reprendre la route sans voir la Patrouille de France traverser les cieux des Eurocks. Ce n’est que partie remise Eurockéennes. Nous reviendrons en 2020!!

Carole et Fabien (photographe)

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